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Full text of "La liberté (1925-12-16)"

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{ 
| 


C'EIENS M£LUCEGELUCECUEE RCMCRLECOACECLE RCMREMEMEUCECESECE 


son décor de , de sa 
et de clochettes, nous Au 


çous bien opportunes en nos 
temps fe camar gl et d'ambitians illimi- 
tées:. d'abord une leçon de détaclic- 
ment des biens de la terre, puis une 
leson de bienveillance à l'égard des 
autres hommes, AE 

L'Enfant-Dieu, qui naît dans une 
étable quand il aurait pu naitre dans 
un palais, qui recherche l'homroage 
des bergers quand il néglige celui des 
grands du jour, l'Enfant-Dieu nous 
rappelle d'abord le peu.de cas qu'il 


faut faire des richesses, du luxe et des. 


grandeirs. 11 nous avertit que ce qui 
compile devant Dicu, ce n’est pas l'éclat 
- extérieur, mais la pureté de l'âme et 
la droiture de Fesprit. Venant réparer 
le désordre du geure humain, jl com- 
mence par rétablir la hiérarchie des 
valeurs, puis il se met au niveau de 
ceux qui ont le plus besoin de lui et 
l'aceucilleront plus volontiers — 

On connaît le célébre commentaire 
de Bourdaloue sur ces paroles de l'an- 
ge aux bergers: Nalus est vobis hodie 
Salvator. Et hoc vobis signum... “I 
vous cst né aujourd'hui un Sauveur 
ut voici le signe auquel vous le recon- 
nabrez: vous trouverez un enfant, 
cnveloppé de langes, couché dans 
une gréche.”" Un enfant, dit le grand 
prédicaleur, c'est la faiblesse volon- 
taire à laquelle se réduit le Dieu fait 
homme; les langes, c'est Ja pauvreté 
souffrante qu'il choisit pour nous en- 

‘courager à supporter nos peines; la 

. éfèche, c'est le dernier degré de l’abais- 
sement où. il rencontrera les plus 
hüumbles représentants des dernières 
classes sociales. Et Bourdaloue coh- 
clut: la faiblesse, l'humilité, la souf- 
frances c'est vrañmient lé signe” auquel 
on reconnait Dicu. Si cet cnfant n’était 
qu'un homme, il aurait choisi ce que 
choisissent les hontmes, la puissance, 
lé bien-être, les honneurs; mais c’est 
uni Dieu ct il vient sauver lés hommes : 
il sc range donc avec la masse des 
homines, parmi les petits, les faibles 
et les maHieureux, pour les anoblir et 
les consoler. 

Cette leçon de la crèche, qui, chaque 
année, s'impose à notre esprit et à 
laquelle nul chrétien ne peut se déro- 
ber, cctte leçon porte ses fruits depuis 
vingt siècles, fortifiant les faibles, 
attendtissant les riches, humiliant les 
superbes. Nous l'accueillons même 
avec un certain plaisir. A notre époque 
d'àpre poursuite des biens de ec monde, 
il n'est guère de croyarit, si étouëdi 
soit-il, qui ne fasse quelque réflexion 
salutaire devant cette crèche où, dans 
nos églises, nous attend l'Enfant-Jésus. 
Cette reconstilution de la scène de 
Bethléem a, semble-t-il, dans nos froi- 
des régions, une signification particu- 
licrement impressionnante. Cet enfant 
qui vient du ciel et qui repose sur la 
paille, dans une cabane ouverte à tous 
les vents, au milieu de sapinages cou- 


la pauvreté souffrante en nos hivers 
du Canada. .Ft nous songeons aux 
lignées d'ancètres que cette image « 
consolés jadis durant les rudesæannées 
de fondation, aux fanrilles de pionniers, 
isolées encore et mal logées, qui prie- 
_ront cette nuit devant la erèche.-Aux 
ümes uleérées qui, dans nos villes, 
viendront ce soir chercher dans Îles 
églises loubli momentané de leurs 
deuils ou de leur angoissante misère. 
Nous songeons à toutes les tristesses 
qui trouvent un soulagement dans la 
joie surnaturelle de cette nuît divine, 

Et alors l'autre leçon, celle que les 
anges proclamèrent dans la campagne 
de Judéc, se présente à notre esprit: 
“paix sur la terre aux hommes de 
bonne volonté”, où mieux, comme on 
traduit aujourd'hui plus littéralement, 
“et sur la terre, paix, bienveillance 
pour les hommes!” C’est une leçon de 
charité fraternelle qui nous est donnée, 
une. invitation à la sympathie univer- 
selle pour le: genre humain. 

La charité, c'est le grand bienfait 
que le Christ apporte à lhumanité 
déchue, le premier principe de la 
grande révolution qu'il devait opérer 
dans Ja société paienne,’ Ses disciples 
devront s'aimer les uns les autres, 
qu'ils soient riches ou pauvres, escla- 
ves où puissants, C'est même là le 
signe uñquel on les reconnaifra: 

C'est pour cela, sans doute, que 
toute âme vraiment chrétienne se sent 
pour Le prochain, particulièrement 


A fête de Noël, si joyeuse dans 


pelle chaque année deux le-' 


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pour le pauvre, une plus grande bien- 
veillante à l'approche de Noël. Alin 
d'hcuorer le Dieu qui quitte le ciel 
ct émbrasse la pauvreté pour souläger 
les pauvres, les riches d'aujourd'hui 
éprouvent le besoin de se dépouiller 
un peu pour soulager Ja miscre. Ils 
veulent que le temps des fèles soit un 
temps de fête universelle, que tous 


goûtent queique chose de la joie qui 


les anime. C’est mème jà, dans Îfs 
villes, une caractéristique de la fè 


de Noël; om y fait wne. large part à 


l'aumône pour les malheureux. 


Dans la période difficile que nous 
traversons, ne Jaïssons pas.perdre ces 
leçons de Noël. Que les pauvres y 
trouvent un puissant motif d'espérance, 
que les riches y puisent une nouvelle 
inspiration de faire la charité. Ainsi 
la fête de Noël ne sera pas sans appor- 
ter à tous un peu de conteñtement, sans 
rapprocher un peu les classes qui se 
divisent. Comme au temps des pâiens, 
que le cri de Pange traverse nos cam- 
pagnes, résonne dans nos villes et soit 
compris de tous: “Voici que je vous 
annonce une grande joie, €ar il vous 
est né aujourd'hui un Sauveur, qui est 
le Christ Jésus.” 


Adélard DUGRE, S.J. 


Les Reliques — 


4 


- 


de la Crèche 


On sait que Notre-Seigneur à sa 
naissance ne trouva pas pour l’abriter 
un beau palais, mais une humble éta- 
ble aménagée dans une grotte, et sa 
Mère très pure déposa le Roi du ciel 
dans une pauvre Crèche. Après la mort 
du Sauveur, les chrétiens recueitlirent 
les bois de la Crèche qui devinrent un 
objet de vénération. 


Pour supprimer ec concours à Beth- 
léem, l'empereur Adrien (l'an 138) fit 
consacrer ce lieu au culte inpur d’A- 
donis. Mais les bois de la Creche 4u- 
rent sauvés, et Constantin (l'an -312) 
rétablit le culte du Sauveur à la Crèche 
de Bethléem où, avec le concours. de 
sa mère sainte Hélène, à fit élever une 
basilique qui subsiste encore. 

Sainte Hélène, vers 320, fit recou- 
vrir de lames d'argent le bois de la 
Crèche. Saint Jérôme et ses saiutes 
amies, Paula et Eustochium, entourè- 
rent ces reliques de leur vénération et 


* 


—se—constituèrent-les-gardiens -de-ces 


lieux. 

En 636, après la restauration de 
l'émpereur Justinien, les musulmans 
troublèrent li paixde la sainte Caver- 
ne. Des mains pieuses emportèrent 
alors {l'an 642) à Rome les hois de la 
Créche où on les vénère encore à 
Saintc-Marie-Majeure, appelée parfois 
la basilique de la Crèche, On y a mis 
aussi le corps de saint Jérôme, qui 
avait entouré la Crèche de sa dévotion. 

En 1606, on renferma les bois dans 
un reliquaire d'argent donné Mar- 
guerite d’Autrichg, épouse de ippe 
III d'Espagne. Au XIXe siècle, on lui 
substilua de reliquaire en forme de 
berecau que Ton voit encore aujour- 
d'hui. Il représente l'Enfant Jésus 
couché dans sôûn berceau. Cette oeuvre 
d'art fut exécutée sur les dessins de 
Valadicr aux frais de la duchesse de 
Villa-Hermosa, 

Les bois de Ia Crèche qui subsistent 
sont au nombre de cinq réliés par des 
attaches d'argent. Le.plus long a ün 
mètre de longueur. On expose la Cré- 
che aux fêtes de Noël: les pèlerins du 
Jubilé 192Y ont eu la consolation de 
les vénérer. 


DHIRIRIRIRINIRIRIRNIRIRIRIRINNIMIRINIRIRIRIRIRINIRINIRINIR +: 


Led 


) 


‘Dons la 


, j'avais visité la 

D ronge ée par sainte 

élène, et la grotte du Sauveur qu'elle 
abrite, + 


Le soir, tandis que, du haut de la 
terrasse du couvent des Pères Francis- 
cains, je contemplais le magnifique 
paysage terminé dans le lointain per 
la masse bleuâtre des rochers de Moab, 
derrière lesquels la Mer Morte cache 
ses eaux mystérieuses, j'entendis des 
pèlerins dire qu'après: de rar 4 
démarches et une ample distribution 
de bachchichs ils avaient obtenu l'auto- 
risation de pou là nuit à le grotte. 
Je résolus de me joindre à eux. 

Vers 10 heures, nous descendimes 
au sanctuaire vénéré et y trouvâmes 
le traditionnel soldat turc, immobile, 
appuyé contre ta paroi du fond, 

En priant, je reconstituais la scène 
de la Nativité et il me semblait enten- 
dre les voix du concert a e. de 
méditais ces deux mots: Gloria, pax, 
qui résument l’Incarnation et la Ré- 

eémption, remplissent lé temps. et 
l'espace. Comme j'avais lu le Gloria 
in excelsis... dans son texte original, 
je n'attachais au sens plus profond 
que n’a pas rendu complètement la 
traduction latine. L'’hébreu et le grec 
disent “Gloire au Dieu de bienveil- 
lance et paix aux hommes”, ne faisant 
pas de bonae voluntatis l'adjectif dé-. 


terminatif de hominibus, mais de Déo, ‘#1 


et lui donnant une autre signification” 

Le profond silence de cette belle 
nuit d'Orient.ue troublait Pen re 
ment : tain melgnes _chaéals, 
portait l'âme à se rouel ir pour rhé- : 
diter avec fruit l'événement le plus 
cénsidérable de l’histoire de ce monde. 
Dans la pénombre, MERE femmes, 
étaient agenouillées, abimées dans une, 
fervente prière. : 

Peu à peu, dans cette atmosphère 
comme alourdie par la prière des siè- 
cles, la notion du temps s’abolit dans 
mon esprit et je me trouvai reporté à 
près de-deux mille ans en arriére, 

Je ne voyais plus la pierre de jaspe 
encerclée {a lettre d’or que faisait 
scintiller la flamme des lampes, mais 
un nouveau-né dans les bras de sa 
mière et je me disais: “Ce frêle enfant 
va transformer le monde. Par lui il 
sera reconstruit dans la justice. C'est 
avec raison qu’au-dessus de son ber- 
ceau les op A chantent leur cantique 
de paix et de gioire”. 

Et j'évoquais la civilisation raffinée 
de Ninive, lone, Corinthe, Athè- 
nes, Ephèse, Rome, avec leur floraison 
de chefs-d’oeuvre artistiques et litté- 
raires, mais sous ce dehors brillant je 
voyais aussi la faillite dela phie 
au point de vue du perfectionnement 
moral et du bonheur, lincompré- 


hension de l'essence de la Religion, 


l’apothéose. de l’homme corrompu, la 
dégradation jrécnen le vide immense 
des esprits, la désolation indicible des 
coeurs. 


L'enfant si humble et si auguste 
tendait les bras à cette humanité 


déchuce: ct, alors, comme dans ünñé 


succession de tableaux, je vis passer 
devant moi des types nouveaux don 
les peintres illustres de l’antiquit 
n'auraient. jamais pu rendre l'idéale 
beauté; des enfants au regrd candide; 
des vierges qi portaient le nom ++. 
the, Cécile, Lucie, s, fleurs parfu- 
mées écloses sur l’humus pestilentiel 
du paganisme: des jeunes gens rayon- 
nant force et de pureté; d'innôm- 
brables martyrs souriant à Ja mort; 
des apôtres pratiquant et enseignant 
des vertus dont Platon et Socrate 
n'avaient jamais eu l'idée; l'humilité, 
l'amour des ennemis, des persécutions 
et des larmes; des pontifes inaccessi- 
bles à l'erreur, et de nombreuses géné- 
rations de saints qui venaient 

leurs eouronnes au pied de la efèche, 
pour faire hommage, à cet enfant, ds 
eurs vertus surhumaines, 

Plus que jamais je sentis alors que 
le fils de Marie était vraiment le Fils 
de Dieu et je tombai à genoux sur les 
dalles que depuis deux mrillé ans tant 
de générations couvrent de baisers dé 
reconnaissance et d’araour, en m'écris 
amt: Dominus meus et Deus mieus! 


séries ÿ D 


mme htrttrnihimmninennaitecmenmnttnene 


4’ 
a 


stot, 


Le Noël du 


“ 


"1 petit Julius 


ner de l'Ane et du Boeuf ” 

où La Nativité est absurde, ou 
de signifie que Jésus est venu 

sur la terrr pour opérer le salut, non 
= seulemett de l'homme, mais de toutes 
Ulis créatures, . C'eMt bien ainsi, du 


rént, ci c'est pourquoi, tout en se tenant 


. modestement au second plan des ado- 
._râteurs, Îls vinrent .cux aussi faire, et. 
de tout leur coeur, un acte d'amour de- . 


vant la crèche où le Rédèmpteur était 
né. Cet acte ‘d'amour resta confus 
domme : Jeurs ensées, mais ils ÿ sup- 
pléèrent par humilité de leur. atti- 
tude, par la tendresse passionnée de 
leurs regards et pat Ja bonne tiédeur 
de léur soûffle: qui, cette nuit-là, pro- 
tégea Jésus contre Mäpre ?roid de dé- 
vémhre. TT 
Le mile 
autres animaux de la bonne nouvelle: 
un sauveur éffitné pour eux aussi bién 
que pour les hommes, Le jour était 
proche où ils.ne seraient plus courbés 
poids du joug, où on ne les paie- 
rait pus de leurs travaux à coups de 
i où ils pourraient s'engraisser 
sans avoir à craindre pour leurs vieux 
ou uteañ du cuisinier, l'hame- 
Henr., le trait du chasseur, 
illet du boucher. Par sur- 
ins Le vicl, ils jouiraient d'un 


rh in, 


spi }e 


triqu 


moins, que lAnc et-Je Boeuf l'enténdi- 


firént pärt aux 


# 


de sur la or branche de l'arbre. 
De maigres plumes se hérissaient sue 
sa peaù pelée, et il regardait l'Ane et 
le hocuf d'un oeil narquois. 
— Qu'est-ce que vous faites là ? leur 
demanda-t-il. 
Is le lui direnit.. Le corbeau éclata 
de rire. 
Celp, vous va bien, à tous deux, 
d'attendre ainsi le Rédempteur sous 
l'orme!. Ah! le Rédempteur vous 


intéresse: eh bien! tel que vous me, 


voyez, mes frères, je peux vous donner 


‘de ses nouvelles. 

- Tu le peux! s'écria l'Ane.., Sei- 
gneur, où est-il donc? Corbeau, spsed 
ami, vite, dis-le-moi... Ne vois-tu } 

ue j'ai le coeur pantelant dè f 
d amour ? 
-- Tu le peux, dit le Boeuf, donc tu 
le dois: parle 
Il est mort. reprit le corbeau. 


, 


«e DD ab te: 


te battus, iles embras- 
(EE u pour les consoler, 


avt lan: 


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à? 
MS 2 à 


DECG REC EC CIE CES IECIEENCE! 


Lie «le u manger, il venait en 
lans leur créche une 
*inesure d'avoine, Aussi 


5 Le petit Julius de tout leur 
{ it le nom de l'enfant. 
Ï it du ati 25 décembre étant 
firent part, comme 

tte date, de leurs 
. L'Ane montrait une: 
lolente, Ie-Bocuf une foi 
mais aussi bien 
resscntirent ct 
leur ct des élans incon- 
blait qu'une grande 
r,ctils ne dou- 
ne fut celle 
depuis si longtemps 
iwcomplie, sinon 
ent jadis salué 


{ 


its 


\.1 


l (} tail Jésus a cette 
snoraicnt AMEN nt. 
1 l'aval er enti si 


qui leur parut 

[EL | it oublié de fer- 
de leur étable, Ts eurent 

voir si le messager 
montrefait 

dans le ciel, 

uu passage en lui EN 


stanc 


LA: 


st 
Chr 1 KIT ou 


uw | t 


ni 
| paradis où des tigres auraient des Mort! s'écriérent l'Ane e tle Boeuf 
| ur dl'a x et dont kr'concession constérnés. 
FN soruit ucesrdee à perpétuité. Par- En croix, sur le Golgotha. Vous 
taut os la gent male vole, glousse, pouvez m'en croire: j'étais perché au- 
v rat] hi gragne, béle et aboie, dessus de sa tête quand il a rendu Île 
+ cutt le susçita un délirant en- dernier soupir. Mais entendez-moi 
A. Us FE Fe se répandit par les bien; voici le point capital: il est mort 
t passons. an fond des eaux, par les parce qu'if Fa bien voulu, et ce n'était 
tt plus haut: des cieux, -et pas pour assurer votre salut ici-bas et 
| dus | nirailles de a terre par le dans l'autre vie, mais seulement pour 
i = TETE TO TES LL LU LE PS racheter par son sang les péchés des 
rosintrestait obscur: quand l'ére hommes. L'espoir sur lequel vous vi- 
nouselle atlitelh s'ouvrir? Les uns vez depuis trente-trois ans, mes bons 
i veroaient déja nec: ce furentles plus amis, est parfaitement saugrenu. Je 
Les jours suivants ne turdérent puis me rendre cette justice que, seul 
4 È tuteur apprendre que rica n'était entre les animaux, je ne l'ai jamais 
j hangé dansdeurs rapports avec lhom- partagé. Les joies d'ici-bas ne sont 
TA - Le plus grand nombre reporta pas faites pour vous, non plus que 
: 49 on espoir sur les années à venir, et lä-haut celles du paradis. C'est un 
L La I dicrement sur lé jour anniver- luxe que l'homme a jugé bon de s'of- 
‘ LU) cuire de da mratssance de Jésus. Les frir... Mais vous, vous!... Vous n'y 
: w HCS PET ere jour, tour à tour, pensez pas! Vous êtes-vous jamais re- 
, v 6 ct l'honmme continua à les étriller, à gardés dans le miroir d'une eau lim- 
; ùf A ls cogne ules percer, à les éventrer, pide? Non, vous ne songiez qu'à la 
M On les à viscomme devant. Alors, boire... C'est fâcheux: vous y auriez 
w? i bibl 4, l'enthousiasme fit pla- vu, toi, le Bocuf, ta paire de cornes, 
4 ul et stupide résignation  ‘syimbole-des- gens trompés, toi, l'âne, 
Lu] Sruts. Pine et le Bocuf-gardaicnt la ta paire d'orcilles, symbole des imbé- 
\ 84 | foi d'u prernier Joui. : ciles, ct vous auriez connu votre indi- 
y | .-{rois ans vassérent: l'Ane ct gnité. Un Rédempteur pour la gent 
d4 I l'vivai nt cacore. Hs avaient animale, ah! ah! ah! la plaisante 
a , i y Sauveur ce priviiége-de vivre oi 1. 
M z. L imps que cette foi se sou- dit et s'envola avec un bruit 
MD OO pion «! leurcocur. Ce privilège d' “Et affreux. L'Ane et le Boeuf gar- 
bd | Ut dome à leur insu, ils dérent quelque temps le silence. Sou- 
Wen corossaient ni vanité ni conten- dain l'Ane, dont Je coeur ne se conte- 
Lf ! 1. rot dans une table cttar- nait plus, creva en sanglots et se mit 
nf) Lulu ire, au gré des achats à braire, mais d'une voix qui aurait 
N nor oicnt eu aussi cet arraché des larmes au granit: | 
LU Ur toujours côte à Mon Dieu, mon Dieu, est-il pos- 
Li] # te mianver au méme ratelicr: sible!... Nous avoir trompés si cruel- 
Le ils cutale fahtns-tettrs-chretves, “lement Mon Dicu, mon Dicu! 
#) une nel isolation. . Assez! dit le Boeuf impérieuse- 
vf : rti cette trente-troisièéme me nt suis-moi ! 
ph ' Loc, comme chacun sait, fut Dans son âme pacifique, comme un 
Nr de Golgotha. Hs ne ouragan, la colère s'était levée. On 
=" veut pas témoins de son supplice: s'était moqué, non seulement de lui, 
4 la Nalivité par un acte d’a- mais-de tous ses frères, au profit de 
hf mour, teur pl n'était pas ‘dans la l'homme, ét. cela depuis trente-trois, 
W. (: ion, acte de barbarie et: de ans: il allait en tirer vengeance. Il 
NE Hot Aussi bien, en cussent-ils pu expliqua son projet à l'Ane: dans leur 
w ! lodicux spectacle?" Mais étable, chaque nuit, il y avait une lam- 
NA euattcl « tibre ramesa, cette gnnée- pe allumée, D'un coup de tête, il allait 
= re de la naissance du jeter cette lampe dans la paille et met- 
— 4ÿ 1 ce qu'il advint. tre Le feu à la ferme. Leurs maitres, 
br ut alors loués dans ayant bien mangé et bien bu la veille, 
dt : ! possan, à la campagne, étaient plongés dans un lourd sommeil: 
j us d'\alioche. Ce paysan ils ne se réveilleraient que pour être 
‘4 nf boant homme qui les acca- brülés vivants dans Je ur "it. 
| Y fraitomeonts, et sa ac 
CE A = 1 re qui Fleur arrachait lère du Boeuf av ait gagné. . dans leur 
\ Lt? l l “un de Ja bouche. En lit! c'est bien dit! qu'ils soicht brülés 
èa l leur avait donné un vifs! Et puissent tous nos frères suivre 
[w | i conne Île jour cet cet exe mple! Révoltons-nous! Je ne 
b# inuit:iquand PAne et le crois plus à Dieu ni au diable! Mort à 


lhane! En avant! 
La lune, jusque-là cachée, se levait 


rene pas ethenrra——)—ru-dessus defhorizon- Au galop, se 


ruëérent du côté de la ferme. Or, com- 
me ils s'en approchaient, tous deux 
s'arrétérent soudain net, éblouis. 

Au-dessus de la cheminée une forme 
glorieuse leur était apparue: c ‘était 
celle d'un enfant nouveau-né dont les 
ailes argentées vibraient comme un 
vol de phalènes, et le soutenaient dans 
le rayonnement d’une lumière surna- 
turelle.  L'Ane, tremblant de tous ses 
membres, murmura:" « 

Je le reconnais. 
Moi aussi, murmura le Boeuf. 

C'était Jésus, tel qu'ils l'avaient vu 
naitre dans la créche de Bethléem. Ra- 
nimes par une immehñse espérance, ils 
se mirent, l'un à beugler, l'autre à brai- 
re à pleins poumons, pour appeler son 
attention. Mais, sans se soucier de 
leurs appels, Jésus disparut dans la 
cheminee... 

Is ne perdirent pag courage et sc 
mirent de nouveatf à galoper vers la 
ferme. A ce moment, les rayons de la 
lune frappérent la vitre de la chambre 
où ke petit Julius dormait à côté de ses 
parents. Ils s'arrétérent devant cette 
vitre, et voici ce qu'ils virent, 

Mu par je ne sais quel obscur ins: 
tinc{, d'enfant avait ar ses sabots, 


$ 


pologues pleins 


‘Ja vie nte, de luxe 

mb ann de 
ou son 
fleurissait 


mr étaient D sonie de 
leur auréole suprême; aux enfants qui 
réclamaient du pain, elles donnaient 
des pierres..." : 

Je Yeux dire qu’au lieu de nourrir 
les âmes de leurs petits comme elles 
alimentaient leurs corps, elles les lais- 


*saient se dessécher et se durcir dans 


l'abandon. Les fraiches paraboles, les 
contes ailés qui peuplent les jeunes 
têtes et les jeunes coeurs, avant même 
l'éveil de la raison, d'embryons d'idées 


justes, d'i images riantes, de naïfs élans . 


vers le bien, “sornettes d’un autre âge !” 
roc lamaient-elles étourdiment; et el- 
es Sutient en enfonçant leur petit 
chapeau, pour se rendre au cinéma: 
“Nous n'avons plus de temps pour ces 
choses-là, de nos jours” 
Triste pays! 7 maladroites! 
Pauvres enfants". 


4 0 C2 


La 
Nous, nous serons des conteuses, ct 


‘nos contes, princes charmants, éveil- 


leront cette adorable endormie qu'est 
uné âme enfantine. 

Tâche délicate. 11 faut, pour y réus- 
sir, avec le coeur, du discernement. 

Vous souvient-il de cette exquise 
fillette dont parle quelque part M. 
Henry Bordeaux, qui s’écrie, ouvrant 
au ciel et à la terre ses bras joyeux: 
“Papa, j'aime le monde!.. ‘aime 
tout!...” Voilà comment l'enfant doit 


“aborder 


ouverte sur de bonté ct Ja beauté du 
monde créé par Dieu, aimant tout. 

Cette attitude, la sagesse souriante 
de nos contes l'inspirera. 

Tréve de ces “histoires de peur” où 
revenants et croquemitaines s’achar- 
nent à traquer les pauvres humains. 
Les petits qui les enteñdent, énervés ct 
malheureux, se croiront livrés sans dé- 
fense à une foule ténébreuse d’ennemis 
et l'écho de leurs propres pas les fera 
trembler. Prenons garde qu'ils ne re- 
trouvent plus tard, devant les luttes de 
l'existence, l'âme craintive que notre 
manque de fact leur aura imprudem- 


‘ment façonnée. 


Sous le voile léger d'exemples, d’a- 

d charme, quelles 
douces leçons morales n'inculquerons- 
nous pas encore aux enfants! Ils sont 
à l’âge des impressions vives et des 
indélébiles empreintes. Avant même 
d'en bien saisir le sens, le geste chari- 
table de Rosine déposant dans les bras 
d’une petite fille pauvre sa poupée 
chérie, le geste honnête du petit Jac- 
ques courant remettre sa bourse perdue 
au voyageur, Jlaisseront dans leur 
conscience un sillage lumineux qu’ins- 
tinctivement, à l’occasion, ils voudront 
suivre. Préeieuse oricntation pour l’a- 
venir! 

Les histoires vraies, celles des saints 
et des héros, auront ici la préférence 
sur la fiction. Surtout auprès des bam- 
bins déjà grandissants. En illustrant 
des’ vertus'qui ont été pratiquées par 
des êtres de chair et d'os comme nous, 
n'éveille-t- de pas plus sûrement. les 


-volqniés” ? Les plus beaux types imagi- 


naires exaltés par lés poètes et les con- 
teurs valént-ils, d’ailleurs, un Joseph 
vendu par ses frères, une sublime Jean- 
ne d'Arc, une Jeanne Mance, un Dol- 


lard des Ormeaux? Pages émouvantes 
et gloricuses de notre propre histoire, 
c'est vous surtout qu'avec respect, avec 
amour, nous mettrons à Ja. portée des 
tout 


petits. Un jour, du fond des 


s 


atteinte pour cela. 


- 


| : a 
4 
LA 


pr nr = 


sur la nature même de 
l'enfant tit être encore tout impré- 
et sur l'ex pe 

taire et innombrable ( 
teuses qui ont successivemicnt org" et. 
charmé le âge. À vert \g tour de 


lon ou la mg + érieuse d'Aladin; 
à notre tour d'offrir aux ris 

_ pétit immatériel des petits cette pà 

-de choix: la fantaisie légère des route | 


- bleus, les poétiques invraisemblances 


des fables ct des ME AE TP 
. Et par la vertu de sn ‘baguette ma- 


que une fée bienfaisante déerète : 


ure des contes rapprochera déli- 
cieusement les coeurs 
des enfants; elle enrichira le présent 
‘et servira l'avenir; elle sera l'heure 
exquise et féconde qui porte tout à la 
fois des feuillés, des fleurs et des 
fruits.” 


Annette SAINT-AMANT- FREMONT. 


= Noël : 


ER, dtbout sur une chaise, 
D quant de son doigt ro&e le chi 

vingt-cinq au calendrier, une 
fillette grande comme rien disait: 
“C'est là, Noël, maman?” 

Oui, c'est Noël! Fête des cocurs et 
des âmes, fête des petits et des von 
des pauvres et des riches! Que de 
bien, tous, nous en attendons! 

Chaque anniversaire renouvelé esl° 
ordinairement fort redouté des per- 
sonnes qui s'obstinent à ne pas vieillir 
Celles; au contraire, qui se soumettent, 
résigné®s. à la marche inexorable du 
temps, découvrent les moindres joies 


e la mère et” 


: Le Bon Pasteur : 


(Réponse à Mariette) | \ 


ER S'il y a un here la ane 
igneur qui touche u 
‘ment Cul ous de À 29 c'est Le 
celui où Jésus abaisse son vont 
ricordieux sur la femme pécheresse el 
lui pardonne ses fautes. “ . 

Les années ont passé, mais elles 
n'ont pas effacé l'action salutaire de ce 
fait. . Une étincelle a jailli elu coeur 
du Divin Pasteur et alimente encore le 
dévouement d'une communauté grande 
par ses oeuvres, célèbre par le bien 
qu'elle fait, tous les jours, à la range à 
coupable de’notre sexe — je veux 
ler des Révérendes Soeurs du 
Pasteur. 


D'elles on peut dire, plus que PA 
-toutes autres, ces mots de Montalem- 
bert: “Tout ce qu'il ÿ a de noble et de, 
pur dans la nature humaine est mené ‘ 
au combat contre toutes, nos bassesses 
et au sccours de tdutes nos misères. 
Bravant tous les dégoûts,- toutes les 
_répugnances, toutes les dénonciations, 
toutes les ingratitudes, elles viennent 
par milliers, avec un courage et une 
patience indomptables, soulager toutes 
es formes de la souffrance et du dénû- 
ment.” 

Ce sont des vaillantes, mais ce sonit 
surtoût des femmes au coeur plein de 
miséricorde. OnNiit que lorsque Dicu 


—prédestine une créature'à un rôle im- 


portant, il pétrit son cocur de courge 
et de bonté: Ces Révérendes Soeurs 
sont certainement des prédestinées, 
car elles en ont la vaillance et l'amour 
dévoué. 

Vous me demandez, chère Mariette, 
l'origine et le but de cette commu- 
nauté— Voici quelques détails qui vous 
renseigneront ün peu: 

Le premier monastère fut fondé à 


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A, L 

ct surtout s'en réjouissent pour leurs 
proches qui en espèrent du bonheur. 
Il ne faut donc pas dire que Noël et 
le Jour de l'An reviennent trop sou- 
vent: à cause des petits, d'abord, qui 
révent de grandes choses, pour‘ nous- 
mêmes, ensuite, qui puisons, ces jours- 
là, aux sources intarissables du passé, 
de même qu'en nos âmes s'opère un 
changement rénovateur, se ravive notre 
foi, se ranime notre courage, et qu’au 
contact de nos enfants heureux, se pro- 
duit en nous un regain de jeunesse et 
de.gaieté. Et puis, où sont-ils ceux qui 
restent insensibles aux voeux d'un 
coeur sincère, ou à la preuve palpable 
d'une affection précieuse ?... ‘ 

Particulièrement, certes, pour les 
foyers où s'épanouit l'enfance, Noël 
comporte, outre l'émouvant mystère, 
tout de grâce et d'amour, qui groupe 
l'humanité chrétienne autour de la 
Crèche, comporte, dis-je, des joics 
exquises... Depuis qu'il est question, 


‘à la maison, de Noël, du petit Jésus 


qui va naître à minuit, et répartir aus- 
sitot, entre les enfants bien sages, des 
jouets ravissants, les mamans consta- 
tent avec satisfaction plus de souplesse 
chez leurs petits volontaires, plus de 
générosité dans les querelles qui durent 
moins longtemps, l'effort visible enfin 
de plaire davantage pour obtenir ce 
qu’ils désirent avec tant d’ardeur. Mais, 
pas d’illusion: la perfection-n’est pas 
- Cependant, l'amen- 
dement momentané de ces caractères 


qui se dessinent tôt, supposent donc la 


possibilité de les mâter, de les redres- 
ser, et cette certitude est bien le plus 
magnifique présent à souhaiter pour 
soi-même, puisque le bonheur des pa- 
rents s’édifie sûr pre consolations qui 
leur viennent de leurs enfants. 

Si j'ai uni en une seule les fêtes de 
Noël et du Jour de l'An, c’est que, sans 
doute, je n'ai pas encore perdu l'habi- 
tude de considérer l'une faisant pen- 
dant de l'autre. La différence pour 


Caen, France, en novembre 16H; mais 
ce m'est qu'en 1666 que son institution 
fut approuvée par le Pape Alexandre” 
VIL L'ordre se compose de soeurs de 
choeur et de soeurs converses. Outre 
ces soeurs cloitrées, la congrégation 
comprend les soeurs tourières desti- 
nées à faire les courses du dehors. Les 
soeurs de choeur suivent la règle de 
saint, Augustin. 
vre de charité arrête point leur 
oeuvre de prière ét c'est là, j'en suis 
certaine, que ces créatures tendres et 
délicates puisent cette force qui ne 
s’'effarouche pas au contact des flétries. 


Aux trois voeux ordinaires d'une re li- | 


gieuse —— pauvreté, chasteté et obéis- 
sance — elles ajoute nt un quatriè me, 
celui de travailler à la conversion et 
à l'instruction de cales qui passent le 
seuil de leur porte. Aussi quel bien 
elles ont fait à l'humanité souffrante! 
Que de jeunes filles elles ont relevées 
sur la pente du suicide! Que d'enfants 
elles ont nourries, instruites et placées 
sur la voic droite du devoir! Ici, dans 
notre pays, le nombre est innombrable 
des créatures qui sortent de cet asile 
du bon Dieu, vivifiées, épurées, avec 
un espoir d'idéal au-de ssus du commun 
ctavec une-intention forte de faire-plus 
de bien qu'elles ont fait de mal. | 
Outre les soins des prisonnières dé- 
tenues là par ordre des tribunaux, ces 
bonnes soeurs exercent aussi une ocu- 
vre de préservation. Elles gardent et 
instruisent de jeunes enfants de six à 
douzé ans: petites orphelines ou petites 
victimes abandonnées par leurs pa- 
rents. Ces enfants ne vienñent jamais 
en contact avec les autres classes et 
ont le privilège de recevoir une excel- 
lente éducation. Il y à encore une 
autre catégorie, celle Dre jeunes filles 


-en dessous de seize ans condamnées 


par la cour juvénile. C’est une oeuvre 
de réforme et souvent le résultat est 
une réhabilitation complète. 

Nous avons le bonheur de posséder 
un asile de ces bonnes Soeurs du-Bon- 


Cependant leur ocu- . 


i 


| 


s aurez dormi longtemps 
sile ncieuses, vous remonterez avec des 
transfigurätions suprêmes pour revivre, 
en fortes vertus, en justes fiertés. 
Sous prétexte d'’instruire l'enfant, 
de le former, gardons-nous bien toute- 
fois, par une méthode trop rigoureuse, 
de l'exclure de son damaine_ 
le merveilleux. 
“Je suis pour les fées”, disait Mme 
Lucie Félix Faure-Goyau, qui eut une 


J'un à côté de l’autre, dans l’âtre. Ce 
furent, je pense, les premiers sabots 
qué Noël ait vus dans les cendres d’un: 
foyer humain. ‘Jésus, hâtivement, les 
bourrait de figues, de pommes d'or, de 
friandises. Quand ils furent remplis, 
il sourit, et, jetant le plus tendre de ses 
regards sur l'enfant endormi, il s’en- 
vola par la cheminée. 

L'Ane et le Bocur, maintenant, pleu- 
raient. 

Le Corbeau avait bien dit: les dons 
du Ciel n'étajent pas pour eux; et ils 
venaient d'en avoir la preuve. Mais, 
en pensant à la douce joie que l'enfant 
goûterait à son réveil, leur colère s'é- 
tait noyéc dans un océan de tendresse. 
Qu’ importait leur foi perdue, leur mi- 
sère et la perte de leurs plus belles es- 
pérances, pourvu que leur cher petit 
Julius füt heureux!. Jusqu'à l’aube, 
ils restérent là, immobiles, ravis, dou- 
loureux, éperdus. 

Quand sonna le premier chant du 
coq, ils s'affaissérent Fun auprés de 
l'autre, humblement : 4ls étaient morts. 

Maurice MOREL. 


“les faveurs de Ha créclic 
précèdent la fête de famille de huit 
jours, et que celle-ci doit nécessaire- 
ment débuter par la-touchante béné- 
diction paternelle et l'échange des ca- 
deaux. Ilest à déplorer vraiment que, 
ae perpétuer les traditions ancestra- 


nn nous = ax ever à il faille nous faire 
violence... Autrefois, je me souviens, 
c'était le bas suspendu à la cheminée 
ou au pied de la blanche couchette, que 
le petit Jésus, en la bienheureuse nuit, 
venait gonfler de friandises et de babio- 
les qui nous transportaient d'aise... 
en attendant les étrennes du Jour de 
l'An... Aujourd'hui, c’est la splendeur 
de l'Arbre de Noël, décoré de guirlan- 
des brillantes, étincelant de lumières 
et ployant sous le poids de ses paquets 
ficelés de faveurs d’or ou d'argent, 
qu'on dépouille avec entrain au retour 
de la Messe de Minuit... 

Oui, petite, c'est Noël! Fête des 
coeurs et des âmes, des grands et des 
petits, des riches et des pauvres! Hélas! 
combien d'entre nous penseront à 
ceux-ci? La joie devrait häbiter par- 
tout, ce jour-là, et d'où viendrait-elle 
si le plus fortuné ne se penche vers la 
détresse, si l'enfant plus favorisé ne 
partage avec celui qui l’est moins? 
Apprenons de bonne heure à nos petits 
à soulager la misère, à faire de petits 
sacrifices dans ce but-là. Noël, dans 
ces conditions-là, serait pour tous un 
jour de paix, d'espoir et de salutaires 


leçons. 
Jacqueline des ER ABLES. 


SRIRIRININIRIRIRIR PRIRIRRIRIRIRIRIRIINIINININININIRAIRIRINARINIRINIRIRINIRT 


Pasteur à Kildonan Ouest. Et malgré 
qu'il n’est pas possible de visiter cette 
institution, je vous conseille quand 
méme d'y aller, car quelques minutes 
de conversation avec une de ses reli- 
gicuses vous.édifiecra et vous ne man- 
querez pas d'admirer comme moi ce 


magranime oubli de soi qui caractérise 


l'oeuvre des révérendes Soeurs du Bon 
Pasteur. 


| MERE-GRAND. 


Le Noël 
des animaux 


Dans l'église d'une petite ville du 
centre de la France, une fresque repré- 
sente la Nativité, et sous chacun des 
animaux qu? entourent l'Enfant-Dieu, 
une gende latine a été inscrite qui, 
dans son harmonie imitative, repro uit 
à peu près son cri. 

Christus nalus est (le Ehrist est né), 
fait le coq, et nous conviendrons volon- 
tiers que le traditionnel cocorico serre 
de plus près la réalité. 

Quando?  Quando?. (quand? 
quand?), demande le canard, ce qui est. 
déjà mieux. 

In hac nocte (cette nuiït-ei), croasse 
le corbeau. 

Ubi? Ubi? (où, où?), mugit la vache. 

Et la brebis: Bethléem! Bethléem! 

Nous donnons le premier prix à la 
brebis. 


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Les sabots sue 


du petit Wolf 


L était une fois — il y a si 
À tout le monde a oublié 
Es — dans üné ville du nord 
dé l'Europe —- dont le nom est si dif- 
ficile à pror ue personne ne s'en 
souvient — il était une fois un pétit 
#a de sept ans, nommé Wolff,-or- 
‘phelin .de père et de. mére, et resté à 
charge d'une vieille tantes personne 
dure et avaricieuse, qui n’embrassait 
son néveu qu'au jour de l'an, et qui 
Poussait un ‘grand soupir de regret, 
chaque fois qu'elle lui servait une 
écuellée de soupe. 

Mais le pauvre petit était d'un si 
bon naturel qu'il aimait tout de même 
.la_vicille femme, bien qu'elle lui fit 
grand peur, ét:qu'il ne pût regarder 


sans trembler la grosse verrue, ornée 
de quatre poils gris, qu'etle ‘avait au, 


bout. du nez. 
Comme la tanté de Wolff était con- 


nue de toute la ville pour avoir pignon” 


sur rue et de l'or plein un.vieux bas 
de laine, elle n'avait pas osé envoyer 
son neveu à l'école des pauvres, mais 
elle avait tellemcut chicané, pour obte- 
nirayprabais, avec le magister chez qui 
le petit V ol allait en classe, que ce 


mauvais pédant, vexé d'avoir un éléve * de quoi te fouetter à ton réveil! Ft 
si étu et payant si mal, Jui infli- . : : demiin : 
PA ANA EL Lt sun justice atu- Le PAReEN* ‘a PONE Se RS 
Ê es! Ê st ‘eau ct au pain sec... Et nous ver- 
‘une, l'écriteau dans le dos et le bon- ÿ i i is. tu 
ee Ve Mad ds contre Jui Eole vs Apps pre tes 
î , è | Re nes encore tes chaussures : ‘mic 
ses camarades, tous fils de bourgebis - vagabond venu! M do 
: i faisuic orphelin leur : e aÙci 
eu de de lorphelin 1 Et la méchante femme, après aVoir 
Le pauvre mignon était donc mal- A LL imp pa a 
heureux comine les pierres du RE pente aies trouvait son galctas Dé 
N PES S L ü s. - 
+ se cac s les coins pour pleu- e H " 
s: és ek rt he . de or SESperé, l'enfant se éofcha dans l'obs- 
AS esse ns Le tone curité et s'endormit bientôt sur son 
4 Veie € gri ur, 1 ë cille , c 
: 1 Les ___orciller trempé de armes 
drcote devait conduire tous ses dhves 44 Fe 


à Ta messe de minuit et les ramener 
chez leurs parents. | 

Or, comme lhiver était très rigou- 
reux, cette année-àset que depuis plu- 
sieurs jours il était tombé une grande 
quanttié. de neige, les écolicrs vinrent 
tous au rendez-vous, chaudement em- 
paquetés et.emmitouflés, avec bonnet 
de fourrure enfoncé sur les oreilles, 
doubles et trimples vestes, gants et mi- 
taines de tricot et bonnes grosses bot- 
tines à clous et à fortes semelles. Seul, 
de petit Wolf. se présenta, grelottant 
sous ses habits de tous les jours et des 
dimanches, et n'ayant aux pieds que 
des chansons de Strassbourg dans de 
lourd sabots. 

Ses méchants camarades, devant sa 
triste mine et sa dégaine de paysan, 
firent sur son compte mille risées; mais 
Forphelin était tellement occupé à 
souffler sur ses doigts et souffrait tant 
de ses engelures, qu'il n'y prit pas gar- 
de. Etla bande de gamins, marchant 
deuxspardeux, magister en téte, se mit 
en route pour la paroisse. 

I faisait bon dans église, qui était 
toute resplendissante de cicrges allu- 
mes, et les écoliers, excités par lai dou- 
ce chaleur, profitérent du tapage de 
l'orgue et des chants pour bavarder à 
demi-voix. 

Les écoliers parlaient surtout de ce 
que leur apporterait le Père Noël, ce 
qu'il déposerait dans leurs souliers, 
que tous auraient Soin, bien entendu, 
de laisser dans la cheminée avant d'al- 

ler se mettre au.lit; et dans les yeux 
de ces galopins, éveillés comme une 
poignée de souris, étincelait par avan- 
ce la-joie d'apercevoir, à leur réveil, 
le papier rose des sacs de pralingshles 
soldats -de plomb rangés en bataillon 
dans leur boite, les ménageries sentant 
le bois verni et les magnifiques pantins 
habillés de pourpre et de clinquant. 

Le petit Wolff, lui, savait bien, par 
expérience, que sa. vicille tante len- 
verrait se coucher sans souper; mais. 
naivement, et certain d'avoir été toute 


l'église le dernier, s'arréla tout ému 
devant le bel enfant qui dormait. 


—+ Hélas! se dit Forphelin, c'est af- 


freux! ce pauvre petit va sans chaussu- 
res par un lemps si rude... Mais, ce 
qui est encore pis, il n'a niéme pas, ce 
soir, un sabot à laisser devant lui, pen- 
dant son sommeil, afin qué le petit 
Noël 
srelss. = be. 
T:Et emporté par, son bon coeur, 
Wolff retira le de son pied droit, 
le posa devant l'enfant” endormi, et 
comme il put, tantôt à cloché-pitd, tan- 
tôt boitillant et 'mouillant son chaus- 
soñ dans la neige, .H retourna chez sa 
tante, SRE 


ns 


Te pleine de fureur. at retour du dé- 


“ 


‘chaëssé. Qu'as-tu fait de ton sabot, 
petit misérable ? ia LUS 
Le petit Wolff ne savait pas mentir, 
* bien qu'il greloftât de terreur en 
voyant se hérisser les poils gris sur le 
nez de la mégère, il essaya, tout en 
bälbutiant, de conter son aventure, 
Mais la vieille avare 
‘effrayant éclat de rire, 
—— Ah! Monsieur se déchausse pour 
les mendiants!. Ah! Monsicur dépa- 
réille sa paire’ de sabots pour un va- 
nu-pieds!... Voilà du nouveau, par 
exemple!... Eh bien, puisqu'ilen est 
ainsi, je vais laisser dans la cheminée 
le sabot qui te reste, et le petit Noël 
Y meltra-cette nuit, je l'en réponds. 


Mais le lendemain matin, quand Ja 
vieille, réveillée par le froid et secouce 
par son calarrhe, descendit dans sa 
salle basse à merveille! elle vit 
la grande cheminée pleine de joucts 
ctincelants, de sacs de bonbons magni- 
liques, de richesses de toutes sortes, 
ct-devantce trésor, le sabot droit que 
son neveu avait donné au petit vaga- 
bond se trouvait à côté du sabot gau- 
che, qu'elle avait mis là, cette nuit 
mème,et où elle se disposait à planter 
une poignée de verges, 

Et comme Le petit Wolff, accouru 
hux cris de sa tante, s'extasiait ingé- 
nüment devant les splendides présents 
de Noël, voilà que dés éclats de rires 
éclatérent au dehors. La femme et 
l'enfant sortirent pour savoir ce que 
cela signifiait, et virent toutes les com- 
meres réunies autour de Ja fontaine 


. publique. Que se passait-il donc? Oh! 


, Comprenant 


une chose bien plaisante et bien extra: 
ordinaire! Les enfants de tous les ri- 
chards de la ville, ceux -que leurs pa- 
rents voulaient surprendre par les plus 
beaux cadeaux, n'avaient trouvé que 
des verges dans leurs souliers. 

Alors orphelin ét la viéflle femme, 
songeant à loutes les richesses qui 
étaient dans leur cheminée, se senti- 
rent pleins d'épouvante: mais tout à. 
coup on vit arriver M. le curé, la figure 
bouleversée. Au-dessus du banc placé 
près de la:porte de Féglise, à l'endroit 
méme où"la veille, un enfant vétu 
d'une robe blanche et piéds nus, mal- 
gré le grand froid, avait posé sa tête 
ensommeillée, le prêtre venait de voir 
un cercle d'or incrusté dans Ics vicillés 
pierres. | ; | 

Et tous se signèrent totement, 
que ce bel enfant endor- 
mi, qui avait auprès de lui des outils de 
charpentier, était Jésus de Nazareth 
en personne, redevenu pour une heure 
tel qu'il était quand il travaillait dans 
la maison de ses parents, et ils s'incli- 
neéreni devant ce miracle que le bon: 
Dicu avait voulu faire Fée - 


; 
À 
: 
ÿ. 


DRIRINIRINININININIRINIRIRININRINIANIAINIAININIRINIRIRINIAIAINILTHIHIRIAIAIHOILS 


Fannée aussi sage et aussi laborieux 
que possible, il espérait que le petit 
Noël ne l'oublicrait pas, et il comptait 
bien tout à l'heure placer sa paire de 
sabots dans les cendres du foyer. 

La Messe de Minuit terminée, les. 
fidéles s'en allérent, impatients du ré- 
veillon, ét la bande des écoliers, tou- 
jours ‘deux par deux et suivant le 
pédagogue, sortit de l'église. 

Or, sous le porche, assis sur un banc 
de pierre surmonté d'une niche ogi- 
vale, un enfant était endormi, un en- 
fänt couvert d'une robe de laine blan- 
che et pieds nus, malgré là froideur. 
Ce n'etait point un mendiant, car sa 
robe. était propre et neuve, et, près de 
lui, sur le sol, on voyait, liés dans une 
serge, une équerre, une hache, une bi- 
saigue et les autres outils de l'apprenti 
charpentier. Eclairé par la lueur des 
etoiles, son visage aux veux clos avait 
une expression dé douceur divine, et 
ses longs cheveux boucles, d'un blond 
roux, semblait allumer une auréole 
autour de son front. Mais ses pieds 
d'enfant bleuis par le froid de cette 
nuit cruelle de décembre faisait mal 
à voir. 

Les écoliers, si bien vétus et chaus- 
sés pour l'hiver, passerent indifférents 
devant Fenfant inconnu: quelques-uns 
méme, fils des plus gros notables de 
la ville, jetérent-sur ce vagabond un 
regard où il disait tout le mépris des 
riches pour les pauvres, des gras pour 
les maigres. 

Muis le Wolf, de 


petit sortant 


ser Ta Confiance et la 


* d'un 
enfant, 


charité 


is COPPEE. 


France 


At _ 


Les trois 


messes 


y dépose de quoi soulager sa mi- 


Voyez le vaurien! s'écria la vieil-  * 


partit d'un -: 
« 


cette belle fête! 


_ LA LIBERTE - 


Chantons Noël! 


Cioches, carillonnez gaiement. 
Jésus est né; la Vierge pénche 


# Sur Lui son visage charmant. A 
À (A MEN 


La beige, au chaume, cond'ses frages, 
Mais, sur le toit, s'ouvre le ciel, \ 
Et tout en blanc, le choeur dés anges 
: Chante aux bergers: “Noël! Noël!” 
‘ 2 Th: GAUTHIER. 


Noël! Noël Que d'allégresse! que 
d'espérance dans-ce'simple mot! Noël! 
et mille tableaux charmants se présen- 
tent à notre esprit!, « 

‘est l'attente impatiente de toute Ia 
terre. Ce sont les anges qui jettent 
dans l’espace leurs chants de joie. 

Ce sont les bergers, âmes pures et 
naives qui, promptement, et avec une 
foi ardente, répondent à l'appel des»: 
«nvoyés célestes. | en 
© C'est. Jésus, venant à nous, par la 
voie de l'abaissement et de l'humilité, 
Jésus couché sur la paille froide, dans 
une étable abandonnée, protégé par 
l'amour et la tendresse de Joseph et 


‘de Marie qui acceptent et adorent les 


desseins de Dieu Île Père, ES 

Noël! C'est Ja foi de tout un peuple 
qui se traduit dans nos coutumes: et, 
dans nos traditions. É 

Noël!, C'est la fète des”petits: de 
cés coeurs candides qui voient, dans la 
venue de l'Enfant divin, une invite à 
la joie et à la priere. 

# Noël! C'est la nuit heureuse pen- 

dant laquelle tout coeur croyant chan- 
te sa foi, son amour, son espérance 
dans ce cri des anges: “Gloria!”, cri 
sublime qui a tiré Fhümanité de sa 
torpeur et l'a jetée aux picds de son 
Sauveur. 

Cri de miséricorde qui s’est abattu 
sur la terre contme une pluie abon- 
dante de grâces et de mérites. 
forçcons-nous de faire pénétrer dans le 
coeur des enfants qui nous $ont con- 
liés, l'esprit de cette fête qui est comme 
l'aurore de notre vie chrétienne. , 

Des récits nombreux ct faciles se 
prétent bien à ce travail. 

Pendiänt les jours qui précèdent 
Noël, ne craignons pas de multiplier 
les entretiens familiers sur le bon petit 
Jésus. N'oublions pas dé faire ressor- 
tir les, vertus qu'il à pratiquées dans 
la crèche et cxhortons les enfants à 
l'imiter, 

Ces choses sublimes laissent une 
impression profonde dans lFâme de 
l'enfance, Etce serait une grave erreur 
que de négliger de les offrir à son 
imitation. 

Aimons nos coutumes canadiennes. . 
Conservons-les dans toute leur pureté. 
Que les légendes de Noël n'effacent ja- 
mais, dans le coeuh des enfants qui 
nous sont confiés, les splendeurs de 
Qu'elle soit toujours 
pour eux une fête divine, ün sourire 
du ciel, 

Antoinette BARIL. 
(Bulletin des Institatrices catholiques 
de l'Ouest) 


 Noëls anciens 

Beaucoup des vieux “Noëls” savou- 
reux el naïfs qui nous sont parvenus 
du Moyen-Age se chantaient autrefois 
plutôt dans les demeures des fidèles 
qu'à l'église. C'est ce qui explique l'al- 
lure quelquefois légère et un peu gail- 
larde de ces chants populaires. 


Les bergers de Bethléem ‘à 
Allons, bergers, partons tous, 
L'ange nous appelle 
Un Sau*eur est né pour nous. 

9, Ù YU 42 Pa 


: à 


Le bel ange du ciel, 


4° 3 il 


Le plus {ro, fro, fro, 
Le plus beau, le plus fro, : 
Le plus beau fromage, 

De notre village, . 


Voici le Joliet!. 
- (Noël belge du 17me siècle ) 
à: I à W, 
de vertu supernelle, 
Nous dit: “Dieu nous est né de gente 
5 damoiselle”. 
Sus, sus, à pastoureaux, 
Sur, par monts et par vaux. 
Laissez vos brebiettes, 
Entonnez vos musettes: 
Voici le Joliet, 
Le beau petit Jésus, 
Jésus le doucelet, 
Qui nous vient de lassus | 
Dite à Emmanuel Noël. | 
Noël, Noël, Noël, Noël, Noël. ù 
. | ul | 
Chassons de nous, bien loin, le deuil 
| + et la tristesse, 


Soyons de coeug joyeux, bondissons 


ja d'allégresse ; 
Car Dicu nous a donné 
Un enfant qui est ne.-- 
Loups, de la bergerie, 
Fuvez, crevez d'envie: 
: Voici le Joliet,.. 
HI 


Sa crèche de pauvreté nous 
Î 


L 


est gloire 
ct richfésse, 
Sa mort nous est la vic et ses larmes 
j liesse ; 
Or, faisons tous devoir 
De bien Ie recevoir; 
C'est le prince des "Anges, 
Chantons tas ses louanges: 
Voici le Joliel... 


Noël à la 


# 


choses Encore si 
16 l'on qublie pres- 
nes de neige... 
‘aller à la messe 
vur! - Mais il 
pour aller à la 


ayYuntage « 


de minuit sk. À Qu 
faut être !as$ÿz grand } 
m de minuit, 


… 


du coeur, la fête des bonnes volontés. 
C'est, là qu'elle verse avec de plus de 
libéralités ses trésors de bonheur et 
de paix, F5 ele ee 
AGRICOLA, 


Comment faire 
une crèche de Noël 


OUS allons aider 1és mamans de 
# nos jeunes lecteurs et lectrices 
à monter une crèche, ouvrage 
qu'elles vont préparer avec une pieuse 
joie. E 2, 
Devant cette crèche de Noël, à la 
lumière de minuscules bougies, elles 
feront .leurs prières du’ matin et du’ 
soir durant tout le mdis de janvier, 
Pour monter une jolie crèche à peu 
de frais il suffit de quelques fournitu- 
res très simples, à la portée de tout le 
monde: un fond de carton, un paquet 
de branchettes de bois ‘appelées “li: 
gots” el deux ou trois paillons à em- 
baller les bouteilles... : 

«Ces modestes objets vous sont bien 
connus; chacune de vous peut les trou- 
ver séance tenante, 

La crèche, une fois montée, scra 
ornée de feuillage et de moûsse. 

est facile de se procurer les per- 
sonnages où de les faire soi-même. 

Prendre un fond de carton suivant 
la grandeur désirée. Couper de chaque 
côté deux fenêtres pour donner du 


Noël à la campagne est bien la fête 


* 


| 


A l'oeuvre donc! institutrices!_ Ef- 


. bonne heure à Féglise. 


ne 


OEL, c'est la fête de l'espérance 
et de la paix! ‘ | 
A la campaghe, cette fête pre 


sente un cachet particulier de beauté 
et de douceur, A la piété profonde et 
sincère des campagnards, à léur foi 
généreuse et forte viennent se mêler 
des traditions familiaïes et religieuses 
conservées dans toute leur saveur an- 
tique. Et au lieu de troubler eet esprit 
de recueillement qui nous anime, la 
nature endormie jette sur toutes choses 
un calme méditatif et imposant. 

L'on ne manque pas non plus de 
célébrer avec toute la piété qu'il con- 
vient cette fète du cocur, évocatrice 
de tant de souvenirs heureux. 

Le soir de la messe de minuit, le 
cultivateur se hâte de faire sa besogne. 
Il commence “son train” plus tôt que 
d'habitude, car il faudra se rendre de 
Pendant ce 
témps, à la maison.:on prépare le sou- 
per et on jnet tout en ordre. 

Aprés Le repas, c'est le temps de 
parlir. On se met en route en aussi 
grand nombre que possible. Il n'y a 
que les enfants quirestent à Ja maison: 
Au trot du cheval, on file vers le vil- 
lage. Dans la nuit tranquille on en- 
tend au loin le son des grelots... Et 
la voiture glisse, rapide, à travers les 
champs-et les bois spr la neige blanche 
qui brille comme des diamants sous les 
päles rayons de la lune. 

Dans la sacristie, on se presse au 
confessionnal. If y a même de l'en- 
combrement.depuis 1e commencement 
de la soirée jusqu'à vers l'heure de 
mibuit. En cette nuit de réconciliation 
et d'amour, chacun veut mettré tout 
en ordre dans sa conscience afin que 
la paix dan$ Tâme et l'espérance au 
coeur la prière monte plus fervente 
aux lèvres, 

Au dehors, tout est calme... La 
lumière brille aux fenêtres des habi- 
lalions et la fumée légère monte en 


jour et de l'élégance! ourler tous les 
bords, si on peut s'exprimer ainsi, de 
petites branchettes de bois retenues par 
un fil brun ou vert, 

Renforcer le sorymet d'une branche 
un peu plus forte; poser deux branches 
cn X pour supporter le toit le paille. 
Ouvrir les deux pailjons et les disposer 
sur le toit, 

Au fond, placer un râtelier chargé 
de paille, puis une auge dans laquelle 
on peut déposer un peu d'eau. Dispo- 
ser ensuite les personnages et parfaire 
la décoration de la crèche suivant le 
goût, avec de la mousse, du feuillage, 
des banderoles de clinquant, une gros- 
se éloile qu'où peut éclairer d'une pe- 
tite ampoule électrique, voire même 
avec un fond lumineux montrant une 
vue d'Orient, 

Le temps de Noël 

Noël! Joli mot français qui résonne 
l'allégresse! Mot que nos pères cise- 
lérent avec amour, aux âges de foi (du 
latin nalalis, jour natal), et qui rap- 
pelle l'événement heureux par excel- 
lence, la Naissance du Sauveur! 

Le temps de Noël court depuis la 
Nativité de Notre-Scigneur, le 25 dé- 
cembre, jusqu'à la Purification de la 
Sainte Vierge, le 2 février. La pensée 
dominante de lEglise pendant ces 
quarante jours est Je double mystère 
de Ta naissañce de Jésus-Christ'et de 
la maternité divine de Marie, Au Dieu 
Enfant l'Eglise ‘offre le tribut de ses 
joies, de ‘sa reconnaissance, de son 
amour, Elle adresse l'admirable Jouan- 
ge à la Vicrge-Mére, confesse sa préro- 
gative de Mère de Dieu et s'incline de- 
vant sa pureté inviolable. 

L'Enfant-Dieu est escorté de solen- . 
nités, de faits évangéliques ct de mys- 
téres, fppegs par l'Eglise,‘ péndant ce 
temps liturgiqtié. 

Au sommet, les préludes de la Nais- 
sance du Sauveur; au centre, les fêtes 


: 


> 


/ 


, änic, Circon- 


Une étable est le séjour 

Qu'a choisi ce Dieu d'amour. 
Courons au, z-au, z-au, 
Courons plus, plus, plus. 
Courons au, courons plus, ' 
Courons au plus vite 


\ ce pauvre gile, 


htm DEEE NC PS © 
e i \ ël De nos plus charmants concerts 


Ce qui donne à la fête de Noël sa 
grande popularité, c'est la messe de 
minuit. Dans cette messe qui se céle- 
bre à l'heure méme-où Notre-Scigneur 
a voulu naitre, l'Eglise honore parti- 
culiérement la naissance temporelle de 
l'Enfant-Dicu. : 

Dans la seconde, appelée messe de 
l'aurore, l'Eglise honore la naissance 
spirituelle de Jésus-Christ dans le cocur 
des fidèles. Cetté naissance spirituelle 
est tigurée par la manifestation du 
divin Enfant aux bergers, qui est ra- 


‘contée dans l'Evangile dei seconde 


HIUSSC, 
Entin, dans la troisicme messe, dite 


messe du jour, l'Eglise nous fait Hi ue 


pour épitre et pour évangile deux pa 
sages de l'Ecriture où la divinité dt 
Jésus-Christ est clairement énoncée, 
Ellé nous rappelle ainsi la naissance 
éternelle du Vefbe-dans Ie sein de son 
Père. 

Quoique les fidéles ne soient obli- 
ges, par le préccpte de l'Eglise, qu'à 
assister à l’une des trois messes de 
Noël, l'usage des personnes pieuses est 
de les entendre toutes les trois. 


Que tout retentisse!.. 

Le ciel à nos maux divers 
Est enfin propice. 4e’ 
Accordons en ce grand jour 
Le fifre avec le tambour. 
TFimbale et, let, let, 

: Timba, trom, trom, trom. 
Timbale et timba, trom, 
Timbale et trompette, 

: Pour lui faire fête, 


Satan, au fond des enfers, + 
Brülant dans les flammes, | 
Voudrait, dans les mémes fers, 
Enchainer nos âmes, 

Ne craignons plus ses combats, 
Tout son pouvoir est à bas. 
Malgré sa, su, su, 

Malgré fu, tu, fu, 

Malgré sa, inalgré fu, 

Malgré sa furies 

Dicu nous rend la vie. 

Quels présents faut-il porter 

A ce Roi des Armyges? 

Robin, pour lemmailloter, 

Offrira des langes; 

Gros Guillot un agnelet; - 
Moi je porte avec du lait. | 
Le plus beau, beau, beau, 1 


\ 


COMENT; OM SC Trend à 


spirales au-dessus des cheminées, De 
temps à autre, une voiture chargée de 
monde arrive à l'église où bicn quel- 
ques piétons passent sur le trottoir... 

Soudain les cloches s’ébranlent et 
font entendre dans la nuit leur voix 
grave et solennelle, C'est la messe qui 


cision et Présentation au Temple; plus 
bas, le retour des Mages, da fuite en 
Egypte ete massacre des Saints Inno- 
cents. 


î 
Ë 
; 
À 
ê 
Ë 
; 


À. 


ET 
L'autel resplendit de lumières et la nef 
s’éclaire d’une blanche clarté. Bientôt 
commence l'office divin... Et aux 
hymnes sacrés qui se chantent sur des 
airs d'harmonie vicnt se méler le son 
joyeux des câtiques que l’on entend 
en cette seule fête.de l'année. 

Quand vient le moment de la com- 
munion, fous se rendent à la sainte 
Table et avec Jésus qui descend dans 
les coeurs c’est la paix, l'espérance et 


la consolation: qui réconfortent les 
ames. AR 

Aprés la messe, on retourne au 
foyer. C'est là que l'on sert le tradi*” 


tionnel réveillon de Noël toujours pré- 
paré avec soin, L'appétit aiguisé par 
cette longue veillée et le voyage dans 
la nuit froide déguste avec délices les 
‘mets succulents de la bonne cuisine ca- 
nadienne... Aprés quelques moments 
de causerie, un repos bienfaisant vient 
clore les paupières alourdies. 

Pour les petits, Noël cest la fête qui 
remplit l'imagination dé tant de jolies 
choses!.... On songe au petit Jésus 
qui va se faire notre petit frère; aux 
présents, aux friandises qu'il nous 
apportera, aux surprises qu'il nous 
réserve dans le bas que Fon suspend 


» 


sorbé dans la contemplation du mys- 
tère de la naissance du Sauveur; l'Én- 
fant Jésus lui apparut tout à coup, et 
lui dit: 
Jérôme, que me donnes-tu pour 
mon jour de naissance ? "+ ï 
= Divin Enfant, je vous donne mon 
coeur. Es 
C'est bien, mais donne-moien- 
core quelque chose, 
Je vous'donne toutes les prières 
et toutes les affections de mon coeur, 
"+ C'est-bien Fan mais donne- 
moi quelque chose € plus. 
= Je vous donne lout ce que j'ai 
el tout ce que je suis. 
Je désire que tu me donnes en- 
core quelque chose. | 
Divin Enfant, je n'ai plus rien, 
que voulez-vous que je vous donne 
encore ? 
Jérôme, donne-moi tes péchés, 
Que voulez-vous en faire ? 
Dônne-moi tes péchés, afin que 
jette les pardonne tous. ù 
Divin Enfant, vous me faites 
pleurer. | 
Et Jérome se mit à sangloter d'a- 
mour pour le divin Enfant 


n'a Û 


HIOHIRIRIRIER 


- 


EU SU VEN RU 7 UE 


| Et. 


 Taché € 


qu'on peut l'espérer 
et aussi durable. 

En éffet, c’est un missionnaire bre: 
ton, le p. Lesache Oblat, qui dédia à 
rt ur. ne uses ré des missiqns 
catholiques itoba qui peuvent 
Aire à Snrurd hi de tre de 

la grande sainte. 11859. Mgr 
le P. Lefloch, à 
servant de la cathédrale de Saint-Bo- 
niface, de visiter la Grande-Pointe- 
des-Chênes, à trénte milles au sud-est 
de Saint-Boniface. , Quelques colons 
métis _——. établis la depuis 1856. Ils 


ES us 


avaient eu la visite 


.riés. 


M 


du P. Simonet en 
1858, quand le P. Lefloch reçut mission 
de s’y rendre une fois le mois. Le zélé 
missionnaire, dévol serviteur de sainte 
Anné, saisit tout de suite cette occasion 
de consacrer 4 la chere sainte dé sa 
Bretagne un c “on de terre manitobaine. 
Mgr Taché agréa ce désir et la mission 
derrande-Pointe-des-Chénes s'appela 
daus la suite mission Sainte-Anne-des- 
Chênes. Le nom de la grande thauma- 
Hurge avait pris possession de nos prai- 
C'élail un heureux augure pour 
l'apostolat de Téglisé naissante de 
l'Ouest. 

Pendant dix :mnées consécutives le 
P, Lefloch desservit si prix de bien 
des sacrifices i Î 


mission de 
Sainte-Anne. Quelques acres de terre 


s poli 
1 polie 


étatent à peine défrichés. que déj Ja 
premiere petite église cle vait son joli 
clocher vers I ciel ct pouvait retentir 
des pieuses louange sS que Îles métis 
ädressaicnt ardentes à leur patronne. 
En 1868, le P. Le fluc h dut abandonne: 
sa chère mission de Sainte-Anne. Mais 
il avait bien semé. nous Pailéns voir. 


La bon 
successeur M. 
jeune prétre, 


Providence fui donna pour 
Pabbe L-P. fiiroux. C+ 
qui ctait le seul sujet que 


M, l'abbé Ritchot avait pu recrüter lors 
d'une Jonguc tournée en provhice de 
Québec, "valait une légion”, a pu écri- 


re Dom Benoit. H'devait donner qua- 


rantée années de sa vie. Sainte-Anne- 
des-Chénes. La bonne sainte Anne 
n'eut pas de meilleur serviteur. En 


des. 


S 


L'église et le presbytér re de Sainte-Anne-des-Chénes 


IS72, il transporta sur le chemin Daw- : 
son la petite église bâtie par ke P. Le- ’ 


floch: En 1878, îit éntreprit d'en cons- 
truire une plus spacieuse au méme 
endroit. Cette dernicre ne devait ja- 
imais étre terminée, mais à elle était 
réservé l'honneur d'accueillir les pre- 
miers pélcrins de sainte Anne et d'être 


le térpoin des premières faveurs de la 
grande Patronne, 


le courant des ii S 
Re a été à peu près ininterrom- 
H nous en vient tous les ans de 


“ Saint- Boniface, de Loretie, de La Bro- 


querie, de Sainte-Genñtviève, de Thi- 
baultville; les paroisses de Saïint-Pier- 
re, de Sairyt- can-Baptiste, de Fan- 
nystelle sont aussi venues quelques fois 
malgré les difficultés des communica- 
tions. 11 nous plaît de signaler ici le 
zèle que Le clergé du Manitoba apporte 
à développer sous cette forme la dévo- 
tion à sainte Anne, De nbreux pré- 

tres accompagnent fidèlement ces pè- 
Icrinages; celui de Saint-Bonifaec est 


toujours honoré de la présence de S 
G. Mgr Béliveau comme il Favait été 
si souvent par ses prédécesseurs, Mgr 
Langévin et Mgr Taché.. En outre de 
ces pelerinages organisés. il faut comp- 
er encore les nombreux pelerins pri- 
\£s qui viennent, au jour de le ur choix, 


prier dans ka paix et le-silence du sanc- 


tuaire de notre grande Patronne. Bref, 
Mgr Langevin pouvait écrire dès 1902: 
“Nous avons fait la visite pastorale de 
la paroisse de Saïulc-Anne, Jicu de 
pélerinages pour nos régions” 

En face de ces faits n'est4l pas légi- 
time de faire nôtres ces paroles que 
M. Giroux écrivait en 1908: “I faut 
espérer-que le sanctuaire de Sainte- 
Anne-des-Chénes deviendra pour le 
Nord-OGur qu'est Suainic-Anne-de- 
Beaupré pour la province de: Québec, 
un -sanctourre 0j tous les catholiques 
viendront retrorner Jeur foi et leur 
esprit national” 

Sars douts PL 


voix des 


st ci 


est pas cncôre “la 
grandes 
conime on Fa écrit 
des prenueres années de Beat 
mais «est le flot continu qui va 
int. Dans une jeune 
la nôtre, qui compte 
a peine quarante mille Canadiens fran- 
çais et qui se voit encore aux prises 
avec toutes les difficultés inhérentes à 
teui pays nouvellement colonisé, ces 
débuts du pelerinage de Saïnte-Anne- 
des-Chèénes ne sont péut-être pas moins 
florissants que ne le furent ceux du 
grand sanctuaire québecquois pendant 
les deux premiers siécles de son his- 
toire. . 
Mais œn pe te méme au 
Manitoba: “I ‘fait pas de mira- 
cles à Sair on -des-Chènes.” En 
ust- on bien certain? Et puis n'y a-t-il 
que les faveurs sensible s, qui doivent 


Grandes Caux, des 


Dial 
ausuict 
LE é: 
tou; 


ces di pélerins., 


POUrTS £rOossiss 


souvent, 


ons 1911. Je Codex ie. 
 ricus de la isse, rédigé 
me prélat, mentionne éncore deux me. 
risons ‘extraordinaires. On a pu 
dans les Annales de la bonne sainte 
Anne, la relation de trois autres gué- 
risons du même genre obtenues en 


1921, au Manitoba, Dar l'intercession Fe 


sainte Anne, 

&, cette année même, une faveur 
use s'ajoute à tant d’autres. 
à ‘un enfant âgé de dix ans 
‘s'était brisé un bras. Quelques mois 
aprés évoir recu les soins dun médecin, 
qui croyait la guérison complète, se 
forma une plaie sur ce même bras, ct 
au printemps de 1925 Ja gangrène se 
déclarait. ‘ Le médecin jugea l'ampu- 
tation nécessaire, L'enfant s'y sefusa, 
déserta l'hôpital pendant la nuit et se 
rendit dans sa famille. Après on 
neuvaine faite. en l'honneur de sainte 
Anne et promesse d’un pè lerinage, “en 
moins d'un mois. conrme l'écrit Ie curé, 

le bras fut complètement guéri”. 

Au moment où nous écrivons ces 
notes, une lettre d'un autre-curé du 
Manitoba nous apporte là relation d’u- 
ne “guérison remarquable” comme il 
s'exprime, obténue par sa vénérable 
mére lors d'un pélerinage fait à Sain- 
te-Anne au mois d'août dernier. Mais 
nous devons remettre à plus tard d'en 
parler plus. au long. 

Ces quelques fañs et ‘témoignages 
nous disent assez clairement que la 


L, 


: des volailles, des 
ta chandélle, de la filasse, 
des queen etc. ete., tandis que la 
seconde est réservée aux grains, aux‘ 
patates, etc. etc. 

C’eët pour nos marguilliers le mo- 
ment favorable de faire valoir leurs 
chevaux tant vantés; coûte ‘que coûte, 
il faut suivre de près la première voi- 
ture, et my à Wie rod charges, il: 
<$t d'usa arriver én même temps. 
- AUX IaÏsONs visitées : l'honneur est en-: 
gagé, la réputation est en jeu: "Quel 
äffront si l'une des bêtes était rendue 
avant d'arriver à déstination! Mais 
il n'y a aucun danger de ce côté, car 


les Chevaux sont choisis ct préparés 


avec soin; dans fous les cas, à peut, y 
avoir lieu de reprise et tel qui, l’arinée 
précédente, était préposé aux charges, 
se trouve maintenant à se carrer à Côté 
de son curé. 


:4. En ce jour dé visite, tout le monde 


reste à la mafson pour recevoir M. le 
curé; lé père de famille est là, sûr le 
seuil de sa porte, qu'il ouvre à deux 
battants devant les distingués visiteurs. 
Dans les familles où fleurissent encre 
les traditions anciennes ct rcligicuses. 

tout le monde tombe à genoux pour 
recevoir la bénédietion du-pasteyr: de 
la paroisse; puis l'usage vent que le 
prêtre, comme un bon père de famille, 
tende Ja main à tous ses paroissiens, 


dévotion à sainte Anne à pris racine 
pour longtemps au Manitoba et que la 
grande Sainte y ré ‘pond avec cette, 
méme bonté généreuse qui, de ‘puis trois” 
siccles, Jui a conquis tant de coeurs sur 
le sol québecquois. Ce nous est un 
sujet de consolation et de forte espé- 
rance. Le “miracle canadien” qui s'est 
opéré dans le Quéhec après la conquête 
anglaise et qu'on a justeme nt attribué, 
partiellement du moins, à Ja bonne 
sainte Anne,- voilà que notre -grande 
Sainte semble bien le renouvgler pour 
le Manitoba. C'est précisénfént à ses 
picds que Sa Grandeur Mgr Béliveau 
est venu dire, en juillet dernier, dans 
un discours aux ptlerins de Ja Liaison 
française et au. nom ‘des cent mille 
Carñadicns français de l'Ouest: Non 
moriar, sed vivarñ; ct narrabo opera 
Domini.  Sainte-Xnnce-des-Chênes ne 
sera-t-il pas le point de ralliement spi- 
titucl de notre minorité cathotique 
persécutée et la citadelle qui défendra 
sa vie et ses droits? Une minorité ne 
ineurt pas auprès de sainte Anne, 
Léon LAPLANTE, C.SS.R. 


(La Vie A oUQ 


Coutumes 


Canadiennes 
La quête de l'Enfont-Jéeus 
€ gner M. le curé dans la visite de 
paroisse...’cette visite. connue. 
partout sous le nom de quélé de l'En- 
fant-Jésus. Pour nos marguilliers, c'é- 
tait un grand honneur; mais l'hôénneur 
et le.fardeau n’effravaient nullement 
nos ancétres... 
M. le curé annonce d'avance sa vi- 


site, son objet, ses fins, ses consolations, 
ses fruts. Et;-d'un autre côté, comme 


un bon pastetr; if doit connaitre tous® 


ses paroissiens, leur état’moral et reli- 


"EST aux marguilliers d’accompa-. 


poupon que la mère porte -dans ses 
“bras... | 

Les Canadiens soni très hospitaliers, 
cl ne peuvent recevoir un ami sans lui 
offrir quelque chose. En effet, si je 
regarde sur la table de chaque famille, 
{J'y vois des plateaux avec des beignes 
el des éarafes pleines de rhum ou 
d'étoffe du pays (whiskey blanc). 
Après avoir salué M. Je curé, on en 
vient aux offrandes: la mére va cher- 
cher la monnaïc déposée sur la corni- 
che du miroir ou de la cheminée, la 
présente à M. le curé, en la faisant pas- 
ser par Ja main de l'un des petits çn- 
fants, tandis qu'un des garçons va 
mettre dans les voitures les objets des- 
tinés à l'Enfant-Jésus. 

Cette visite est longtemps attenduc: 
le grand ménage est fait, le métier à 
tisser est démonté, tout reluit dans la 
maison, les enfants sont jolis dans leurs 
toilettes; ils savent leur catéchisme ct 
répondent hardiment, tant que la timi- 
dité ne s'empare pas d'eux; enfin; un 
gros soupir plus profond que les autres. 
s ‘échappe de leur poitrine, ct annonce 
que leur épreuxe est finie: pour eux ils 
se précipitent dans les bras de leur 
mére. 

Après une bonne avant- -midi, on 
dine chez l'un des trois marguillicrs, 
ou bien chez lancien marguillicr du 
rang que l’on visite. La table est mise 
de bonne heure; le poéle est littérale- 
ment couvert, lés viandes mijotent 
dans les lèchefrites, et les toufticres, 
rebondies, souricnt aux estomacs affa- 
més des voyageurs. Tout est prêt, le 
diner est servi dans la belle vaisselle 
bleue des grandes fêtes: l’A ngelus se 
récite, le Benedicile se dit, tt chacun 
se met au jeu. 

C'est bien à ces diners qu'on peut 
juger de l'habileté de nos femmes de 
cuHtivateurs canadiens, nos mères, dans 
la préparation et la cuisson des ali- 
ments. Elles ne sont pas battues pour 
préparer des volailles farcies et rôties, 
de 's ragoûts de poulets, de pattes et d’é- 

<hatds: 


__depuis le chef de lminaison jusqu'au 


Nvelé en dèver à da Providence, 
j'en repartis pour allér faire les fêtes 
x Noël au fort Raë.. Les Plats-Côtés- 
_ de-Chiens vinrent en grand nombre se 
confesser et cossmuiier à la messe de 
minuit. 

A cette occasion il se. pässa un fait 
curieux. J'étais ocenpé au confession- 
nal quand-en yint me dire : 

— Père, un enfant vient de naître 
dans la maison. 

— Mais, : répondis-je, ‘c'est bien 
mieux dedans que dehors! (ft y avait 
plus de 40 degrés de froid.) Est-ce un: 
garçon ou une fille? 


— — C'est un garçon. à 


:— Eh bien, ajoutai-je, on va l'ap- 
peler Noël! 
Et je continuai d'entendre Tes con- 
fessions, comrne le Père Roure, dans 
un coin. 


Voici ce qui s'était passé. La mai- 
son se composait de pose apparte- 
ments avec une salle où les gens se 
chautfaient, fumaient, jasaient -<n .al- 
tendant leur tour; à côté une, anti- 
chambre de la chapelle où ils pr'e- 
naient le temps de se recueillir, avant 
d'entrer dans nésie our se conmfes- 
ser. Or un Indien était arrivé de loin 
avec sa femme qui, sous peu, devait 


ètre mère. RER) RS Que avaient ma é toutc 
: aliérnativement par. leurs ae es 


- L'air était vif et le froid intense. 


entrant dans la salle où la chaleur Pet 
grande, la fumée de tabac épaisse, la 


pauvre femme se sentit fatiguée et 


l'enfant naquit sans plus de cérémonie. 
Le surlendemain cette mère partit avec 
son bébé sur le dos. Si elle se fût 
trouvée alors dans un camp de Plats- 
Côtés-de-Chicns, on l'aurait tenue ri- 
goureusement à l'écart, selon les vieil- 
les coutumes, semblables aux obser- 
vanceés judaïques; mais la maison du 
Père jouissait-apparemment du privi- 
lège d'exemption. Profitant de l'oceu- 
sion, je rappelai aux hommes leurs 
devoirs envers leurs femmes et con- 
damnai leurs traitements cruels. 


Le fort Raë se distingue des autres 
par l'avantage de recevoir, chaque an- 
néc, la visite des rennes, ce qui lui 
procure un gros approvisionnement de 
graisse, de pémican et de vigndes $è- 
chs; aussi la Mission Saint-Michel pas- 
sait pour la pr grosse prébende du 
Mackenzie. Les Pères Roure et Ladet 
en profitaient les premiers, ensuite 
rendaient service à la Mission de la 
Providence en.lui envoyant des provi- 
sions. Parfois les caribous ou rennes 
SP RE On se trouvait alors dans 
la gêne. Cet hiver, on était-à 
du côté des vivres; non seulement les 

‘aribous mais les ours, en avaient 
fourni-une assez grande quantité. 


Le Père Roure; m'ayant servi un 
gigot d'ours à notre diner de Noël, me 
räconta comment on avait tué cet ani- 
mal. On sait que l'ours à le privilège 
de dormir, comme un bicnheureux, 
durant tout l'hiver, sans avoir “besoin 
de manger ni de boire, Il se pr 
en conséquence, s'engraisse à Ne à 
peau, en se nourrissant de petites baies 
qui croissent abondamment, même 
dans ces froides contrées; quand il 
sent l'hiver arriver, il se réfugie dans 

l'abri qu'il s'est aménagé. Or, ’autom- 


ne dernier, il faisait un temps superbe, . 


les 


À 


\ 


| 
| 


| 
| 


“ 


Breucececccececececcece RE RH EN RER 


.ans le 


. 1SSS, plus di 


. Ja générosité du curé et des 


DL. LE entente pat oi re PÉICT, cc TI 
l'honorable juge Prud'hormime 


biographie de M. Giroux: “Mais com- 


ment voulez-vous que sainte Anne fas- 
se des miracles dans un si pauvre tem: 
ple?" La bonne sainte Anne n'était 
cependant pas de cette opinion, car elle 


retompensa la pivte des fidéh 
miracles bien authentiqu 
nombre des p 
un progres sensible. 


s pat rer » 
À t 
Î 


CriInsS isali 


rs. is > 


se pi si 
procherent de Ja s FE 
laché avait voulu fui-méime présider 
pélcrinag 

“Jusqu'au a lips die 
trajet se fait en v 
la la compagni 
commença à transpat ls vovageurs 
entre Winnip:g 
h'y avait que qu 
actuelle 

lors les 
paris au 


Juil» pe sui 


dinie-:"# ab} 


[Re 


lq 2 io li l'a 
Pur ouvei ait cute, 
fi ifflueront d touti< 
DOUVCASU Sail til:air } 
méme des Etats-Unis 
Ce nouveau sanctu 
l'honorable juge, 
cglise en briques. commu à cu INOS 
possédant ird'hui uu VEUX 
carton de trois cloches « | 
dide orgue de la maison Casa ant 
Elle est un monument magnifique d 


le s 


est ir bu 1] 


au 


baroissie 
Bâtir si beau et si bien, dans d 
gion ou, trente ans à 
de avaient cormmane 


chement, 


En 
1} 
colons 


€ est assurément une'’'d 


n 


conversion, di 
laiceimeont plus qu'ailleurs? 
Ft les faveurs gnsibles, du resle, 
mblent jias manquer absolument. 
Pouf d'abord il en est d'ignorées. Une 
mére de famille de re à 
qu'en 1898, 


brave 
face racontait récemment 

apres une grave €! très longue mala- 

:agc de reconnais- 

a Sainte-Anne en acquitiement 


rccoufort affluent cer- 


TT 


cle fit un pelerir 


Sslliée 


d'un voeu fait pour obtenir sa guérison. 
Et fit ce pelurinage, picds nus, com- 
me elle en avait fait la promesse. II 
parait der bicn que ce {te fcinme 
vovail plus que lintervéution du mé- 
détin dans son dpi nt. Com- 

n de fav@urs di nfe sont ainsi 

» d ins l'ombr 4 

Quelques-unes cependant ent été 

connues au grand joûr. M Giroux 


cerit dans s:s Wemoires, en date du ‘4 


juillet 1901: “Les pelerins ont donné 
un x au spuctacle de piété et de con- 
tiance +nvers, la bonne sainte Anne... 


Aussi de grandes faveurs ont été obte- 
et des gucrisons miraculeuSs— 


ouperées. 


purs 


nm 1912. 


Le ler Mgr Jubinville, 

s ad ci de Saïinte-Anntr, fait con- 

re devant huit cent cinguante péle- 

rins Saint-Boniface, une guérison 
o e lors d’ lerinage de 1910, 

nt u miracle, affirme- 

t-il lui-mén: dans sas We moires. 1] 


ne vafant de deux ans souf- 


compter? Puisque les pelerins conti- gicux, le urs _ besoins spirituels; pour 

nuücnt toujoi ir leur visite annuclle à cela il à et profite 

Lsuinte Anne, n'est-on pas en droit de de son passage pour béhir les objets 

dans sa” dire qu'ici dés sräces de Jumiére, de picux qu'on lui présente et offrir lui- 


méme une médaille aux enfants qui 
n'ont pas communié, et qui viennent 
avec timidité lui présenter leur petite 
main tremblante, 

Dans plusieurs endroits, un seul 
marguillier accompagne M. le curé 
dans sa visite, et, au lieu de recevoir 
des dons en nature, comme autrefois, 
on nofire plus aux visitcurs que de 
l'argent. Mais ce n’est pas la coutume, 
gé inérale, car € n plusieurs endroits, les 
coutumes du-bon vieux temps se con- 
tiouent dans tout Icur charme. 


Donc, à l'heure convenue, vers ri 


heures (du matin), les trüis marguil- 


liers sont à la porte du presbytère avec 
leurs voitures prêtes à la course. Déjà 
le cri de la neige, le bruit des grelots 
sonnants, le cliquement du fouet dans 
l'air et les brefs commandements de 
nos homimes nous on prévenus de leur 
arrivée. 

On entre, Le le temps de prendre 
un verre de Jamaique ou de‘rhum, — 
ne pas oublier qu'on est dans l’ancien 
temps -Æeton précipite le départ. Pen- 
dant que les chevaux renâclent et piaf- 
fent d'impatience, le marguillier } 
pare sa carriole, dispose ses deux ro- 
bes, fait l'officicux autour de M. le cuté 
qu'il enveloppe de son mieux, saisit 
les guides dé son coursicr qui part au 
galop, ct le dirige vers l'une des € xtré- 
inités dé la paroisse, chez le paroissien 
le plus éloigné et dont 1c terrain con- 


pâtés—à—Ha 
viande, du boeuf à la mode, des crêpes 
au lard,- eñfin toutes les viandes, si 
j'en excepte le bifteck et le rosbif, ‘qui 
sus viennent plutôt des Anglais, à la 
langue desquels la France a méme em- 
prunté ces deux mots. 

Que dire de nos beignes, des galet- 
Les au beurre Gui faisaient rarement 
défaut dans nos familles de’ cultiva- 
teurs ?. Et tous ces mets sont ap- 
prêtés simple ment à la canadienne, 
ou bien, si vous l'aimez mieux, à la 
Jeän-Baptiste et à la Josephle, et ont, 
à cause de cela, une saveur très appré- 
ciée de nos compatriotes. Mais sui-' 
vons'les convives. 

Le rôti de porc ou le fricot de bou- 
Icttes ont lhonneur de l'attaque; puis 
vient le tour des dindes et des poulets 
rotis; enfin, comme entremets, on se 
lance à l'assaut des lourtières ou pâtés 
à la viande qui, dans nos campagnes, 
ticnnent le milieu entre les viandes et 
les desserts. Ce n'est pas tout; le ser- 
vice de la table change, les pâtés aux 
pommes, les tartes à la bouillie, aux 
ocufs, au sirop d'érable; les confitures, 
la compote de pommes ct les fameux 
brignes saupoudrés de sucre blanc, 
font irruption au milieu du festin, au 
point de couvrir les tables entierement. 

Ainsi se fait cette visite de paroisse ; 
puis quand elle est finie, le curé, à son 
tour, invite les marguilliers à venir 
souper et fumer la pipe avec lui et pas- 
ser ensemble une fn veillée, : 


.. AG. DUGAS, ptre, 


BIRIRIRIRINTIRIRIRINITINRAIIRIRIIINIINIIRIRIRIIPOIIIHIRIIIADS HIHI RE 


sans défiance de côté et d'autre, se 
gorgeant à pläisir, quand tout à coup 
unc grose bordée de neige tomba sur 
le pays et les surprit loin des tanières, 
Aussitôt, messieurs les ours, avertis 
qu'il faut songer à la retraite, se diri- 
gent chacun vers sa demeure, mais ils 
laissent partout les traces de leurs na 
Les Indiens découvrent ces pistes, le 
suivent et arrivent à ces taniéres. 4 
ours “enfermés dans le lard de leur 
fortune faite”, eomme dit Louis Ve uil- 
lot à propos de certains horames enri- 
chis qui ne songent qu'aux jouissances 
matérielles, les ours, dis-je, commen- 
Çaient à goûter les douceurs du som- 
meil. Trop purs pour se défen- 
dre, ils tombent sous Les coups desTh- 
diens qui en tuent plus de cent! Le 
Pére avait reçu une part des dépouilles 
et en avait mis en réserve à mon in- 
{ention. 


Parmi Jes mystères de la vie de 
Notre- Seigneur, le plus doux, le plus 
suave, celui qui éveille dans l'âme la 
plus tendre dévotion, le plus merveil- 
lcux et le plus fécond en enscigne- 
ments, est, sans contredit, le Mystère 
de sa Naissance. 

En ce jour, comme le chante 4 Egli- 

, les cieux ont distillé du miel 
tous la terre, et l'on a vu bri vd 
l'aurore’ de notre rédemption, de la 
réparation antique, de la fidélité éter- 
nelle, 


angels: car Là 


1 
| 


| 


% 


du “Eanata-est-“uitra-vires du Parle 


Dpt déc di jupe En 


aa — ar r4 
‘ ue l’acceptation 
me au fermier 


a pas de contrat formel parce 
compagnie n's pes été com- 


she gr 


Régins — LA Coopérative dé Blé lle 
la Saskatchewan ‘vient de subir un 
échec. Le juge Embury a prononcé 
vendredi spn jugement dans l'affaire 


‘de poursuite contre Léon Zurowski, 
‘ fermier du sud de la province, pour 


rupture de contrat. 11 déboute de son 
action la “Saukatchewan Wheat Pro- 
ducers Ltd.” 

La cause était d'une grande impor- 
tance et la première du genre plaidée 
devant les cours de la Saskatchewan. 

Six points de défense 

Zuroweki soutenait dans sa défense: 

1. Que les plaignants sont des ven- 
deurs de grains professionnels dans le 
sens de la loi du grain du Canada et 
que comme tels ils ne peuvent faire 
affaires sans avoir d'abord une licence, 
et ils n'en ont pas, 

2.—Que si les plaignants sont des 
vendeurs de grain professionneis, le 
défendeur allèguë que la loi du grain 


ment du Canada. 

3.—Que le contrat ne Vient pas parce 
qu'il comporte une restriction du com 
merce. 

4.—Que :-le contrat est nul dans les 
circonstances parce qu'il ne porte pas 


.le sceau de la corporation. 


5.—-Qu'il n'y a jamais eu en réalité 
aucun contrat, non simplement à cau- 
se du manque de sceau, mais parce 
qu'il n'y a jamais eu aucune accepta- 
tion de celui-ci de la part des plai- 
£nants communiquée au défendeur, ni 
aucune attribution de capital au défen- 
deur, tel Que stipulé dans le contrat. 

6.sQue les dommages àtipulés en 
Cas de rupture de contrat sont en réa- 
lité une amende'et non des dommages. 

Opinion du juge 

Dans son jugement, le juge trouve 
que ‘la preuve est claire que les plai- 
gnants sont prindipaiement occupés à 
mauipuler lé grain de leurs actionnal- 
rea pour l'exportation, faisant tout par 
eux-mêmes ou leurs agents, du moment 
où le grain leur est livré jusqu'à celui 
où il est définitivement vendu (pour la 
plus grande partie) à l'acheteur étran 


‘ ger ou au meunier canadien, avec cette 


seule exception que la compagnie n'a- 
chète pas le grain. 
“On voit que c'est une immense en 


‘ treprise, et sans aucun doute, son objet 


peut être justement défini: la manipu- 
lation, l'emmagasinage et la vente du 
grain pour le bénéfice de ses membres 
actionnaires, 

“Dans ces conditions, je ne puis voir 
fe circonstances, ppéciales qui pour 
raient exclure la compagnie plaignante 
de là définition d'un vendeur de grain 
professionnel." 

Le juge est d'avis cependant que la 
stipulation de la.loi du grain du.Ca- 
nada exigeant que les marchands de 
krain professionnels obtiennent une 
licence outrepasse les droits du Parle- 
ment fédéral. Il ne veut pas se pro 
noncer sur la question de la restriction 
de commerce, mais croit que l'apposi- 


________tjon-du-seeau-mest-pas-nécesstire-pour 


+) 


que le document soit valide 
Pas de contrat 

Le juge estime qu'il n'y.a pas eu de 
contrat formel. Ce Contrat a été pré- 
senté au défendeur, pour être signé, 
par l'agent des plaignants. Le défen- 
deur l'a signé, l'a remis. à l'agent qui 
l'a transmis à la compagnie. Le pré- 
sident du bureau des directeurs de la 
compagnie plaignante-a signé le docu- 
ment et l'a laissé dans son bureau 
Chaque contrat est essentiellement une 
offre er une acceptation. Une offre a 
bien été faite par la signature du docu 
ment et sa remise à l'agent du plai 
gnaunt. Le contrat ne peut ètre com- 
plété par la simple signatüre du prési 
dent, il faut encore que l'acceptation 
soit communiquée au défendeur. Pour 
cette raison, le juge doute qu'il y ait 
contrat forme] 

De plus, une partie essentiellé de ce 
contrat comprend l'attribution d'une 
action de capital au défendeur. 1! ne 
peut avoir cette action sans en avoir 
été notiñé. 

Sur la question des dommages, le 
juge est d'opinion qu'ils ont été nuls 
pour la compagnie 

Pas d'obstacles 

A.-J. McPhail, président de la Coopé 
rative de la Saskatchewan, déclare que 
la décision du juge Embury ne consti 
tue pas un sérieux .obstacie dans la 
poursuite de ses affaires. La raison 
principale pour laquelle la cour s'est 
prononcée contre le “Pool”, dit-il, sem 
ble ètre qu'il n'y à pas eu de contrat 
cptmplété, parce qu'il n'y. a pas eu 
fommunication faite par la Coo 
tive de l'acceptation de l'offre de ven: 


dre le grain de l'actionnaire. d'est un 
détail auquel 11 est facile ds remédier. 
Pour ce qui est de la position de la 
Coopérative de la Saskatchewan vis- 
à-vis la loi du grain, M. McPhaïl ne ia 
regarde pas comme sérieuse. La loi, 
adoptée en 1912, a été remaniée en 
1925 et la définition du marchand de 
grain s'est trsuvée modifiée. La Coopé- 
rative de la Saskatchewan, dont l'or- 
£anisation remonte à 1923 et qui com- 
mença ses opérations en 1924, n'était 
pas alors comprise dans les marchands 
de grain tels que définis par la loi d'a- 
lors et, sur l'avis de ses avocats, ne 
prit pas de- licence, . 
Le juge Smbury, dit M. McPhail, 
soutient que le “Pool” est un marchand 
de grain professionnel, mais ce point 
de son jugement se trouve annulé par 
un autre déclarant hors des pouvoirs 
du Parlement la stipulation qui exige 
une licence des marchands de grain 
professtonets 
La “Saskatchewan Co-Operative” 
Saskatoon —- Les amis de la “Saskat- 
chewan Co-Operative Elevator Co.” ne 
cherchent pas à dissimuler leur satis- 
faction de la décision adverse subie 
pur la Coopérative de Blé. Ils crotent 
que cette dernière aura un grand effet 
sur l'assemblée annuelle des actionnai- 
res de la compagnie d'élévateurs, qui 
aura lieu à Régin«a le 16 décembre. 
Ceux d'entre”eux qui sont aussi mem 
bres de 14 Coopérative désireraient 
voir la Coopérative absorber le sys 
tème d'élévateurs. Jusqu'à cés jours 
ci, les membres de la Coopérative 
comptaient presque sur l'unanimité des 
actionnaires en favèur de la vente der 
élévateurs. Maintenant que la cour 
du banc du roi a émis un jugemen: 
par lequel les contrats de la Coapéra- 
tive ne soùt pas valides, les partisans 
de ia compagtmie d'élévateurs croient 
que ceci aura pour effet de faire pen- 
“her la balance contre la Coopérative. 
Les plus enthousiastes sont cependant 
d'opinion que le directeur-gérant, J.-B. 
Musselman, sera “débarqué”. 


UN COMITE DE 
SALUT PUBLIC 


C'est ce que que le ‘Matin’ 
réclame pour restaurer 
la situation financière en 
France 


Paris — La campagne en faveur de 
la dissolution du parlement. et de mé- 
thodes extra-constitutionnelles, pour la 
solution de la crise financière et 6co- 
nomique actuelle en France, qui se 
poursuivait träncuillement depuis quel- 
ques semaines, vient de paraître au 
grand jour dans un article de tête du 
“Matin” demandant “la création d'un 
comité de salut public avec pleins pou 
voirs et entière tesponsabilité” pour 
restaurer la situation financière. 

L'article du “Matin” n'est pas signé, 
mais la façon dont il est mis en vedette 
entraine la responsabilité de la direc- 
tion du journal. 

Assez de politiciens! 

“Nous en avons assez des politiçiens! 
Le pays, encore saignant des blessures 
de la guerre. n'est pas prêt à envisa- 
ger la grande aventure d'une révolu- 
tion 

‘“’Assez de politique! Formons on 
comité en dehors des politiciens et 
comprenant des hommes dévoués et 
courageux pour sauver Ja France. 
Qu'ils proclament que la France est 
en danger et que l'heure de l'union 
sacrée est venue‘. 

Léon Baïilby, directeur de l'‘‘Intran | 
sigeant”, journal indépendant, appuie 
la demande faite par le “Matin”. Le 
“Temps, d'un ton plus modéré, pré- 
vient solennellement le parlement qu'il 
doit abandonner les expédients politi- 
ques et rendre possible un ‘gouverne 
ment national embrassant tous les par- 
tis et représentant tous les Français, à 
l'exception de ceux qui s'excluent eux 
mêmes délibérément.” 

Nouvelle crise ministérielle 

Le comité des finances de la Cham- 
bre a rejeté deux projets financiers de 
M. Loucheur. On attend d'un moment 
à l'autre la démission de celui-ci, ou 
même celle &u cabinet tout entier. 

À 2 ——— 


La France au Vatican 


Paris — Par 280 voix contre 108, la 
Chambre des députés a voté en faveur 
de la continyation des crédits pour le 
maintien de l'anbassade française au 
Vatican 


GARE , SAMEDI, À UNE 
“DU MANITOBA, 
BONIFACE — BANQUET AU FORT GARRY 


. L'excursion des Franco-Canadiens de jexpoñition de uits agricoles qui fait 
la Saskatchewan dans-la provinée de | partie du train excursionnistes. 
Québec pour les fêtes de Noël partira| Une cordirfle bienvenue sera accor- 
de Prince-Albert venkdredi,,18 décem- | d£6e à tous les visiteurs, L'entrée sera 
bre, à $ h. 35 du matin. Le érain arri-| accessible au publie dès l'arrivée du 
vera à Régina à 6 h. 20, le soir, et | train, samedi, 21h mega 52. de 
répartira à 11 h., après avoir pris les | l'après-midi. 
voyageurs des diverses locälités du Le wagon des produits sarichiss es est 
sud. 11 sera à Winnipeg, gare Union, | confié à la charge de M. Géorges Mi- 
samedi, à 1 li. de l'après-midi. chaud, agronome officiel SE ir de la 

| Saskatchewan. 
| Bsile représentation 

Le clergé de la Saskatchewan sera 
dignement et, largement représenté 
dans l’excursion. On y remarquera, 

en eïlet: . 

lee Z.-H. Suis. P:A;:, DD. vV:6G., 
Régina, Sask. (aumônier). 

Mer J.H. Brodeur-P.A 
Albert, Sask, (trésorier). | 
R. P. Louis-lgn Adam, V.F., euré 

de Marcelin, Sask. ! 

R. P. A.-F. Auci#ir, O.M.I. visiteur 
des écoles, Gravellipurg, Sask. 

R. P. J. Magnan, O.M.I., supérieur du 
collège de Gravelbôurg. 

M. d'abbé C.-E. Arès, propagandiste 
du “Patriote”, Prince-Albert, SaskK, 

M. l'abbé A-A. Erny, D.D., curé de 
‘| Meyronne, Sask. . j 


Afèche, Sask. 
, M. l'abbé À. Leclaire, Gravelbourg, 
M. | RAYMOND DENIS, Sask. ke 

président général de l'Association Ca- Plage» lie orissette, curé de 

tholique Franco-Canadienne de la Sas- Le e, d ni | 4, 
katchewar. + groupe des Jaïgues comprend, en- 

tre autres: 
. M. Raymond be. président de 
Les Canadiens français de Saint-Bo- l'A.C-F.C., Vonda, Sask. 


niface et de Winnipeg seront heureux| M, le Dr Laurent Roy; vice-président 
de venir saluer leurs compatriotes de | 4e l'A.C.F.C. Régina, Säsk. 

Ja province voisine à l’occasion de leur| M, Arthur Marcotte, vice-président 
passage au milieu d'eux.. L'Associa-| {je J'A.C.F.C., avocat, Ponteix, Sask. 
tion d'Education a préparé un program- M. Georges Michaud,  agronome, 
me de réception approprié à la cir-| Prince-Albert, Sask. ‘ 
constance êt elle invite tous les nôtres M. le professeur Henri Turcet, Ecole 
à prendre part à ceîte fête de famille. | normale. de Saskatoon, Sask. 

Un grand nombre voudront être à la M. Georges Hébert, 
gare pour les saluer à leur arrivée et I bourg, Sask. 

les accompagner dans les visites des M. Eugène Cailieux, 
deux villes. Montmartre, Sask. 

La compagnie des tramways a bien!| M, 1e professeur MacDonald repré. 
voulu mettre à la disposition des orga-| sentera l'Université de Saskatoon. 
nisateurs des voitures spéciales qui Ceux qui prendront la parole à Mont- 
transporteront les excursionnistes au |;6a] sont MM. R. Denis et M. Lacerte 
Parlement, au Collège de Saint-Boni- |; j'hôtel de ville; M. Arthur Marcotte 
face, puis à l'hôte] Fort Garry. à l'hôtel Viger; M. l'abbé Adam et M. 

Les réceptions R. Denis au Monument National; M. 

Au Parlement, ils seront reçus par | Georges. Hébert au couvent des RAR. 
l'hon. P.-A. Talbot, président de l'as-|SS. des Saints Noms de Jésus et Marie; 
semblée législative, qui leur souhai-|M. l'abbé J.-A. Morissette à la cathé- 
tera la bienvenue au nom du gouver-| drale; M. le Dr Laurent Roy, M. Hehri 
nement. M. Georges Hébert, ayocat | Turcot, de l'Ecole normale de Saska- 
de Gravelbourg, répondra au nom des |toon, et M. John-Allan McDonald, de 
membres de la ‘“Survivance franco-| l'Université de la Saskatchewan, à 


canadienne”. l'Université de Montréal; et M. Arthur 
Au Collège de Saint-Boniface, 


séance de réception sera présidée par 
M. Henri Lacerte, président de l'Asso- 
ctation-d'Education-du Manitoba, qui | 
adressera quelques mots aux visiteurs, 
Le R. P. Desjardins, S.J., recteur du 
Collège, parlera au nom de l'institu- 
tion et M. Noël Bernier au nom de 
l'Association d'Education. Læs élèves 
du collège participeront à la fête et 
exécuteront un petit programme de 
chant et de musique. 

Immédiatement après on se rendra 
à la cathédrale, Un des délégués lira 
une adresse à 8. G. Mgr Béliveau, qui 
prononcera une allocution et la céré- 
monfe se terminera par un salut solen- 
nel du T. S. Sacrement. 

Le souper au Fort Garry aura lieu 
à 6 h. Il sera présidé par M. Henri 
Lacerte et M. Donatien Frémont pro- 
noncera l'allocution de circonstance, 
à laquelle répondra l'un des membres 
de la Survivance. 

Le train de l'excursion partira de 
Winnipeg pour l'Est entre 8 et 9 h. du 
soir. é 

On peut se procurer des cartes pour 


avocat, Gravel- 


pharmacien, 


Mgr Z.-H. MAROIS, P.A,., 
vicaire général de Régina, aumônier 
général de l'A. C. F. C. 

ET RER ES 


le banquet (prix, $150) aux endroits | Marcotte au déjeuner chez Dupuis 
suivants: Frères. 
Librairie Kéroack, 242, rue Main, A Ottawa 
Winnipeg ; A Ottawa, où l'excursion arrivera le 
J-A. Hébert et Cie, 348, rue’ Main, | 22 à 11 h. du matin, il y aura réception 
Winnipeg. à l'Université, où le sénateur Belcourt 


sera l'un des orateurs. Au Parlement, 
M. Rodolphe Lemieux présidera la cé- 
rémonie de réception et M. Henri La- 
certe, président de l'Association d'Edu- 
cation du Manitoba, parlera au nom 
de la “Survivance franco-canadienne”. 


—# A Québec 


Nous avons donné, la semaine der 
nière, le programme détaillé de la ré- 
ception à Montréal. Les membres de 
la “Survivance franco-canadienne" ar 


M.-E. Sabourin, agent du C. 
ave, Taché, Saint-Boniface. 
‘ L'Association d'Education, 654, 
Aulneau, Saint-Boniface. 

Le wagon-exposition de produits 

agricoles 


NR., en, 


rue 


A l'occasion du voyage de la “Survi- 
vance francoCanadienne”, le ministre 
de l'agriculture de la province de la 
Saskatchewan, (de Concert avec les äü- 
terités du C.N.R.. a orgauisé un WA£OD- 


HEURE 
AU COLLEGE ET A LA CATHEDRALE DE SAINT- 


… V.G., Prince. | 


M. l'abbé A. Dufresne, curé dé La |- 


C1 


* 


riveront à Québec le 24 décembre, vers 
1 h. 50 de l'après-midi. De la gare, on 
se rendra à l'archevêché de Québec 
en passant par les rues Saint-Joseph, 
de ia Couronne, Côte d'Abraham, Saint- 
Jean, de la Fabrique et Buade. A l'ar- 
chevêché les voyageurs seront reçus 
par 8. G. Mgr l'administrateur. 

De l'archevêché, les voyageurs iront 
à J'Université Laval pour saluer Mgr 


en 


M. HENRI LACERTE, 
président de l'Association d'Education 
des Canadiens français du Manitoba 


le Recteur. De là, Îls iront à l’hôte]l 
de ville et aù Parlement présenter 
leurs hommagés aux autorités munici- 
pales et provinciales. 

Le soir, vers 6 h., un souper sera 
donné aux excursionnistes. 


UNE NOUVELLE 
ASSOCIATION 
D'EDUCATION 


Les Canadiens français de 
l'Alberta en ont jeté les 
bases, dimanche dernier, à 
Edmonton 


Edmonton — Au cours-d'un superbe 
banquet de 400 couverts tenu dimanche! 
soir, 13 décembre, à l'hôtel McDonald, 
les Canadiens français de l'Alberta ont 
jeté les bases d'une Assoctation d'Edu- 
cation. 

Cette belle initiative est due au Cer 
cle Jeanne d'Arc qui, depuis de nom- 
breuses ae s'est RSR à avec suc 

Le 


= 5 


pat Sn venu de en. une 
grande association générale de tous les 
Canadièns français de l'Alberta, com- 
me il en existe dans les autres provin- 
ces et c'est maintenant chose accom- 
plie, . 

Les paroisses françaises de l'Alberta 
avaient magnifiquement répondu à l'ap- 
pel du Cercle Jeanne d'Arc. Presque 
toutes avaient envoyé des réprésen- 
tants et l'on remarquait au banquet 
toute l'élite de la population de langue 
française. ‘ 

Un comité provisoire a été formé 
pour rédiger une constitution et pré- 
parer un congrès qui se tiendra au 
mois de juin. 

M. Henri Lacerte, président de l'As- 
sociätion d'Educätion des : Canadiens 
français du Manitoba, était l'un des 
orateurs; il a exposé ce que sa province 
avait retiré de l'Association au point 
de vèe de l'enseignement du français 
et de l'organisation de la défense sco- 
laire. 

——— th DD 2 —— 


€ . 
M. Meighen vient au Mani- 
toba cette semaine 

M. Arthur Meighen, chef conserva- 
teur, fera une visite au Manitoba cette 
semaine, dàäns le but de remercier ses 
électeurs - ge Portage la Prairie, 11 
arrivera à Winnipeg mercredi soir ët 
partira le lendemain pour Ericksdale, 
où une réception aura lieu en son hon 
peur. 1] ira ensuite à Portage la Prai- 
rie vendredi et à Brandon samedi. 

A cause de l'ouverture prothaine du 
parlement et de la situation politique 
actuelle, cette visite du chef conserva- 
teur eat d'un intérêt plus qu'ordfhaire 


[LIST Ds D'ADER LOUE 4 


M. C.H. Cahan, ( té re à de 
Saint-Geo éclare que Sue Montréal e chere nt sont 
sincèrement intéressés aux en et ph à 
blèmes des de l'Ouest et résolus de les altéc AE 

- la mesure e leur capacité ri 


min de fer qui devrait traverser les * 
montagnes Rocheuses. 

Comme dans notre propre vie, cha: 
que but atteint découvre de nouveaux, 
| problèmes à résoudre et, au sujet de 
| ces problèmes, je crois que nous, de 
Montréal et de Toronto, pouvons assu- 
rer les représentants des provinces de 
FOuest que l'Est est profondément ët 
sincèrement intéressé à leurs grandes 
entreprises et à toute proposition 
qu'ils pourront soumettre pour amé- 
liorer les difficultés auxquelles ils doi- 
vent faire face. Non seulement nous 
sommes désireux de les -aider dans ln 
mesure de'notre capacité et de nos 
ressources, maäis nous tenons absolu: 
ment à !e faire. 


Pas de jalousie 

L'Est ne manifeste aucûne- sorte 
d'envie ou de jalousie envers les gens 
de l'Ouëst, Nous pouvons ne pas Com: 
prendre et ne pas apprécier leurs 
désappointements et leurs embarras, 
mais nous ne manquons certainement 
pas de bonne volonté dans notre désir 
d'aider, par tous.les moyens possibles, à 
augmenter leur production agricole, à 
faciliter le transport et la vente de 
leurs produits, non plus que pour chers 
cher et adopter toutes les nesures qui 
devront permettre de peupler les ré: 
gions agricoles de l'Ouest de quelques 
milliers d’ immigrants et à créer toutes: 
les conditions nécessaires pouf assurer 
le confort et la prospérité de ses Ski 
toyens, Ka 

Parlant comme député d'un ‘us 
électoral de Montréal, ge"puis r 
avec confiance, dit M. Cahan, qu'il n'y 
a qu'une seule éondition, une soute 
limite aux mesures oonviliatoires que 
nous. sommes désfréux d'adopter pour 
facfiter l'avancement des intérêts "de 
l'Ouest: c'est due l'ile de Montréai, 
avec son million d'habitants, n'est pirs 
prête à sacrifier et à détruire ‘is is 
des grandes industries dont dépendent 
les deux tiers de sa population. Et je : 
suis convaincu que lea hommes intellf. | 
gents et”patriotes de l'Ouest peuvent 
conférer avec ceux de l'Est pour re: 
chercher les moyens à prendre pour 
protéger et promouvoir nos intérêts 
apparemment divergehts sans qu'il y 
ait nécessité de notre part de faire d@ 
tels sacrifices. 


KING DEPUTE DE 
: SAINT-BONIFACÉ 


Le Dr J.-P. Howden ne tient 
pas du tout à abandonner 
son siège en faveur du - 
premier ministre 

{ 


Le Dr J.-P. Howden, député fédéral 
de Saint-Boniface, le séui libéral élu. 


Toronto — M. cos. député 
conservateur de la division Saint-Lau- 
rent-Saint-Géorxes (Montréal), a fait 
un intéressant discours au cours d'un 
dfner-causerté organisé par le “Libe- 


ral-Conservative Business Men's Club”. 
I] a traité des problèmes auxquels le 
pays doit faire face actuellement et 
de l'attitude générale du parti conser 
vateur pour résoudre ces problèmes. 

Les anciennes provinces, a-t-l dit, 
ont reconnu la nécessité de posséder 
les immenses plaines centrales qui n'é- 
taient habitées, autrefois, que par les 
voyageurs des tribus indiennes et d'im 
menses troupeaux de bisons. Non seu- 
lement on a alors reconnu la nécessité 
de posséder ces territoires immenses, | 
mais aussi celle de les développer en 
y construisant des chemins de fer et 
en y organisant ce qui est devenu-les 
“du Manñoba, de Ja Saskat- 
chewan ‘et l'Alberta. Ces provinces, 
dit M. Cahan, sônt l'orguefl des pro- 
vinces de l'Est, s 

L'oeuvre de l'Est 

Ce travail immense. qu'il a fallu ac- 
complir pour développer les. provinces 
de l'Ouest a été fait par les fils et les 
filles des provinces de l'Est et par un 
grand nombre d'immigrants qui y fu 
rent attirés et qu'on a aidés à s'y établir 
avec leurs familles. Tous ces gens ont 
contribué à élever et à développer une 
nation canadienhe prospère. 

Le Manitoba d'aujourd'hui, avec ses 
4,500. milles de chemins de fer et sa 
population de 600,000 âmes; la Saskat- 
chewar, avec ses 6,400 milles de che- 
mins de fer et ses 650,000 habitants; 
l'Alberta, avec ses 4,700 milles de 
chemins de fer et ses 580,000 habi- 
tants,' exiateraient pas, je érojs, si 
les liônimes d'Etat des provinces de 
l'est n'avaient eu foi dang la destinée 
ultime du Canada, dans le succès qui 
devait couronner les éfforts des gens 
de l’est à établir sur de larges et pro- 
fondes bases les fondations d'une na- 
tion canadienne en Amérique du nord, 
nation qui serait politiquement indé- 
pendante des Etats-Unis. Je me rap- 
pelle, ajoute M. Cahan, qu'il y avait 
un grand nombre de “’Phomas”', à cette 
époque, qui regrettaient la tentative 
de relier les deux océans par un che- 


GAIN POUR LES 
PROGRESSISTES 


Leur effectif parlementaire 
est actuellement de 25 — 
Les conservateurs perdent 
un siège 


Toronto — La décision du juge 
Wright au sujet de l'appel contre le 
£edonnant-ta-victoire-at-conm 
servateur dans Huron-Nord, dirainue 
d'un le nombre des députés conserva- 
teurs à la prochäine Chambre des com- 
munes. 


Le “Manitoba aux dernières élections, 
ne voit pas d'un oeil très favorable la 
suggestion faite dans l'Est qu'il devrait 
renoncer à son siège.de Saint-Bonifære 
.en faveur de l'hon. W.-L. Mackenzie 
King, défait dans sa propre circons- 
cription de l'Ontario. : 
Discutant la chose avee un journa- 
Aiste, le Dr Howden a admis franche 


| Les yprogressistes auront bne à la 

nouvelle Chambre 25 députés et les 
conservateurs 116. La position des 
partis est maintenant comme suit: 


lle du Prince-Edouard: libéraux 2:|ment: “Je ne serals certainement pas 
conservateurs 2; progressistes 0; ou- animé d'üun désir extraordinaire d'of 
vrier 0: indépendant 9; total 4. frir au premier ministre le siège dé 
, Saint-Boniface, Naturellement, si M, 
Nouveau-Brunswick: libéraux 1; £ 
bdissyathens 10 oresiies D 2 King en avait besoin absolument et si 
ds 0; i dé edit V: total 11, le parti libéral de Saint-Boniface, ainsi 
‘ Ipcep sad *. !  , | que le pays en général, croyait bon que 
Nouvelle-Ecosse: libéraux 3; conser- 


je m'efface devant le premier, alors je 
vateurs 11; progressistes 0; ouvriers suppose qu'il serait convenable : que 


0; indépendant 0: total 14. j'y consente. Je remettrais la chose 

Québec: libéraux 60; conservateurs | entre les mains des libéraux de la cir- 
4; progressistes 0; ouvriers 0; indé-|conscription, Mais personnellement, je 
pendants 1; total 66. 

Ontario: libéraux 12; conservateurs - 
68; progressistes 2; ouvriers 0; indé-| chance, et, à mon point de vue, ce 
pendants 0; total 82. serait simple question de courtoisie 

Manitoba: libéraux 1; conservateurs | envers mes électeurs de remplir mes 
7; progressistes 7; ouvriers 2; indé-| fonctions à Ottawa. 
pendants 0; total 17. “Québec est une forteresse libérale, 

Saskatchewan: libéraux 15; conser- 


a continué le Dr Howden, et d'après 
moi, le premier ministre ferait mieux 
de chercher un siège là, ou dans l'O 
tario, ou mêrhe dans la Saskatchewan, 
où les libéraux ont remporté un grahd - 
nombre de sièges, que dans uné pro- 


vateurs 0; progressistes 6; ouvriers 0; 
indépendants 0; total 21. 

Alberta: libéraux 2; conservateurs 
10; progressistes 2; ouvriers 0; indé. 
pendants 0; total 16. 

Colombie-Anglaise : 
servateurs 10; 


libéraux 3; con- 
progressistes 1; ou- 
vriers 0; indépendants 0; total 14. 

Yukon: libéraux 0; conservateurs 1; 
progressistes 0; ouvriers 0; indépen 
dants 0; total 1. 

Totaux: libéraux 101; conservateurs 
116; progressistes 25; ouvriers 2; in 
dépendants 1. Total 245 


préférerais. m'essayér au travail parlé- 
mentaire, maintenant que en ai là 
vince qui n'a élu qu'un seul Mhéral - 


Je n'ai pas beaucoup d'inclinaisôn pour 
la vie politique et comme médecin, je 
pourrais préférer rester à Salnf-Bont- . 
face; cependant, comme seul Wbéral 
élu au; Menjtoba, je vuis très désireut  » 
d'accepter mes fouétiohs et de faire 
tout mon, possible dans l'intérél: du 
pays.” 


Féts 


8 RER RENEE 


{important de souder toutes les 


bai: 

conime un objet api voa L'Etat et 
l'Eglise, chacun dang le domaine qui 
Hdi est propre, doivent: travailler au 
bien du peuple. .Lé £ouvernement ber- 
nots se à cé prograñme, et 1x 
personne/du prélat qui vient d'être con: 
sacré est garantie que, du cûté de l'é- 
vâché de Be, on est: añimé des mé- 
mes intentions”. 

M Burren est un protestant, et do: 
pinions, comme on dit, “avancées”. 
Mais avet beaucoup d'autres, il dis- 
cerne les avantages que le catholicis- 
1e procure à Up pays. — S& LC. 


de cas Dù un édifice ait été frappé par 
la foudre à eanse d'unié anfenre. Las. 
excesivez dont on à ex 
touré de: shteunes dé radio. il (1 
ates années, semblent avoir pris nas 
sance. dans des cerveaux entièrement 
ifncrants de ce qu'est le radio et l'élec- 
tricité., Ainsi, on exigeait un interrup- 
teur de mise à ja terre (earth switch} 
capable de porter des milliers et des 
milliers de volts, quand le pauvre petit 
fil d'antenne n'aurait pas pu portei le 
centième de cette charge, sans. être 
puivérisé À l'instant. * 


s 


: Heures de consulations: 

nn PRÉ RRR ES 
‘010, Edifice Boyd Tél. A 8173 
D ————————— 


Dr J.-J. TRUDEL 
des hôpitaux de l'aris et de Nèw-York 
Spécialité: 

Mnindies den yeux, 


De quel érie! doit être l'antenne? 
Elle étre:-de cuivre. de bronze, 
cuilvré, de fil solide cu de câble 

teurs brins, de fil découvert ou on ER apres ms 

à 11 se pose entre l'antenne et la terre, 

isolé Dans'‘tous les cas ñ ordis ef près. du Al d'entrée. Sur le para- 

pas que le fi soût ps rasé ete foudre i} y à deux prises de courant. 

Estj mieux d'avoir use antenne L'une va à l'antenne et l'autre au sol: 

composée d'un séul fil, qu dé p'usieurs Quelle est la ieilleure prise de terre 

“sers € Pink à éelts nil pour le parafoudre at le poste de ré 

antenne composée de plusieurs fs. contient 


neset gorge 


Heures de consultations: ? à 5 h. 
Bureau: 702, Edifice Great West Per. 
manen—356, rue Main, Winnipeg. 
Téléphone À 7240 


#4 


LE 


Cartes de Soubaits de Noël 
Enveloppes de Noël: + 
$3.00 du mille 


Plateau de quête en alumi- 


Dr G..M. NE SAFLEUER 
Médecine — ‘Chirurgie — Anesthésie 


Hurenu: 908, Pdlfice Hoyd, Winnipeg 
Téléphone A #ASS 
Heures de bureau; 2 h, à.5 h. 30 p.m. 
Le soir nur rendez-vous 


Le tuyia fe l'aqueduc est la mel: : 
um: A chac Résiden 
sa à - On peut poser une telle ges ni leure prise de terre. A défaut, on peut Ai $2.00 un a rue auinem à dois Cathédrale 
” Péndant la grande guerre, le maré | M OR RES Cale: : | 4. l'espace ne permet point d'en poser enfoncer dans le sol une tige de fer IF Livres de prières et médailles de Tél. N 1098 Saint-Honiface 


MAT Aléthand Liman von Sanders, qui 


. Ms. Mann..." 2) CPE sise énsregee h une profondeur de sept'4-htit piéds. —— RTS —_— 
Rares le front turc, faillit uni. Verriauit ...:................ 100! Erngst DOUZIR .....:-----..---- suffisante. Les fs doivent être pe Si le s6l n'est pas hüñide, of peut Vins des Pères Miands DENTISTES 
\ r Bire fait prisonnier par les An |; _C. Campeau :....:............,100) H- Lapointe .................... tants l'un de l'autre de deux pieds. et |, un trou de six à sept pieds: de | 
, ÊN. Paillé ....................... 1694 Omer 2lalle -...-......--------- la longueur totale de ces fs doit ne F4 | GROS STOCK EN MAGASIN N 
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L'incident est raconté dans us Mvre | nur Leciair 24.08 | B. Vandal :..........--........ 50. 1Pas © : de cuivre, comme une vieille bouilloire, ! | DENTISTE CANADIEN-FRANCAIS 
Miéht de paraître sur là campagne | JB ‘Smith ..... es SIT: Cergy pre. les flis sopt rellés ensemble eu bout | le on a soudé le fil de terre. J. a € -.M rL ANDY Dù r'Univardiur Notchelatann: de Cut 
NL inaréchal Allenby, ên Palestine. RR SS. de la Miséricorde ,-..... 100)F- Deaudeite ............-.--.2e qui va à l'appareil Avant de fermér te trou on y vide une |F + h cigo, sollicite la clientêle cana- 
‘*, C'était à Nazarefh. Le maréchal al- Joseph Grandmont .... Éecaseie Re Quelle longueur doit avoir une an certaine quantité" d'eau. importateur : een titeé Jdienne-française. 
B. Guigner ...... papsssevsstuses EN mer ec ei tenne? : 
emma “éme -etalt tranquillement: en pyis- John Kénnÿ .................-.. œœiM Bérard ...........-.-.....-. ! - —évabtase iso ds Dans 10ÿ# leb cas il est important de Fournitures pour FE catholiques und RE SONERNETS wiNxIrRa 
en (rain de faîré sa toilette, lors | pédéric Parisien 5 siens es presse 1 ny a pas . souder lé fil à la prise de térre. $f 


E Mflcter de cavalerie britannique 


Auguste Gichot 
int à r'arrbter devant sa porte. Deux 


Uiysse Campeau 


une d'un seul fil qui soit de longueur 


antènne trop longue. et 150 pieds. > 
compris le fil d'entrée, semble être 


ML DUT 


Fhétigihüsés françaises lui firent part de 


passes À l'endroit où on mettra un large an- PRES 
L-J 'Dufort ......... 109 à À DENTISTE 
Pis présente du marécha! allemand dans Henri Gousseau “el Den 3.60 | Alb. Valcoërt ......... longue rend impossible ss she ci neau de cuivre auquel est fortement CARTES. PROFESSIONNELLES 104%, nve. Provencher, Saint-Bontfnée 
be fafhoé. L'officier angtats, trop peu | Alex Kosman .................. 100 Arthur Savoie ...__....... =... l'appareil, donne beaucoup de statique, ! 1ssujetti ou soudé. le fil de retour à ÉCURIES Di Téléphone N 2140 
0: | ânus la connaissance du fran-| Norbert Courchesne ............ 231Ed Dupuis -.......-..-...-.... et rend l'appareil peu sélectif. li terre: Lao dr de re. du DIVERS Heures de bureau: 9 h. a.m. À &h. p.m. 
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=.…Le8 fauves en Russie * [Aime rence NX. 30 pee un tre. _ 
RC A Alciée Normand ................ +5, Adrien Bouchard _.......-..... 1.00 q q : Lee . sn . P. — A cause de certaines diff , , 
“Des n nouvelles parventes de diverses Jonchtis y 240806 F1 Auguste Beautiean ROPLOSPRNRN AE 25 ! bonne hauteur. Si elle est pius haute, | rs és d'impression que nous ‘avons VITRAUX D EGLISE, Dr JARJO! hi aAttit 
" LT FA A Patrice Normand .............. 541 Donat Beaudette _..._.....-..... ‘169! elle n'en sera que meilleure. Il est | 1 de Le plus hante qualité — Faits || Gradué avec grande distinction aMont- 
ons de Moscou signalent un nom- Frobish 5 | Ludger Duval ..... 50 : é apprises à la dernière heure, il nous au “annda par des artistes éum- ||rénl ét membre du Collèbé dés Chirur- 
«bre inaccoutumé de bêtes fauves. El- M nr Sai rie soie “” ‘20! Delphis Champagne important qu'elle 85 bien dégagée der |, ;,; impossible de publier, la semaine Pts , siens déntistes de la province de Quebeo 
‘sé sont singulièrement multipliées Don Vibchren oo . Artiur Fillon ....:.f....-....:. objets environnañf#, plus A passée, le plan que nous avions an. Pr An P.,0° O’SHEA & CIE [1702 Ed. ne ven Permanent Loan 
que les Soviets ont enlevé aux | Edouard Saim-Germain _........ 100! Louis Fillion -----.-...-..--.... les maisons ou les drbres qui sont dans noncé, Nous le publierons plus tard. Pérrenuit Lané, Montréal phans A 7249 ; 


Oscar Courechesne 
Joseph Leblanc 
L-J. Brossard 


Yi Vars armes à feu. 


FE le canton de Poudojsk, 
En 
295 


ac 


50! Adélard Vermette 
1 60 | Vivtor Vermette 
Placide Sabourin 


l'extrême limite. Une antenne trop] 


son voisinage. 
Comment installer une antenne? 


on ne peut le souder on nettoie bien 


2m — 


L’ Eglise et l'Etat en Suisse | 


16, rue Dundas O. 


la B. V. M. 


Toronto 2 


258, RUE MAIN 


.W WNIPEG 


#añë battue, 29 ours ont ét4| LS. Gendreau ....../.2100| Omer Sabourin ….............. A a RS Dr P. E. LAFLECHE, 
tués. Dans la région de Petrezadovsk,| Henri Boux ........,..... :. 106! Albérie Vermette .......-..-.. 100|la solidité de l'antenne CEE ' ; = déaer Partant A: Le: 1 
re | Joachim Legal 1.00) A. Granger .::..:........ | 100 | placer une antenne ay:dessus où” au | Nouvea F M Gradué de l'Université ETES 
as d'hommes attaqués par des our 35 sc red Me 1777777 gel Urgel Roy -...........:........ 25 |.dessous des fs de pouvoir, des si | Mer Maglione, nonce apostolique en il 2 Magna cum Lapd@).i st 
“sont fréquents. Dans la banijeue më = me élit Campeau ......-......... 100! nn s ; n : Excellente cuisine française à des || Bureau: .. Edifice Boyd, Wioni 
, œ!F pe ‘ Suisse, a donné la consécration épis pes 
4 at été . M. Gasse ..........::........... 1.00 SE dr 5 | téléphoniques eu télégraphiques. S'ii n épis} prix populnires Téléphone A SNS6 LE 
e de Moscou. 2 loups ont élé abat | 4:ihur Delorme ........!.... .. 100 | : iexanare Ayotte ses. ess als a des fils téléphoniques ou télésra copale au nouvel évêque de Bâle et Assortiment de fruits de choix {Soirs et samedi après-midi sur rendez- 
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de ia ville. lraie Ritchot l 1 09 | Georges Saint-Amant ........... 1.00 | phiques ou de courant électrique quel- r Br ND ARTOS IRrCere Er 
“Au nord de Nijai Nov prod. des loups | Mme J_ Cadot'e D C Maximin Saurette ses... - | conque, re pas installer l'antenne pa- monie eut lieu un banquet, au cours Jos. HADALL gérant F a 
ë j oveoro F Mme W. Vermette ........ 59 | Mme Hyacinfle Sabourin ....._. -50 1 callèlement À ces fils. mais à angle duquel le conseiller d'Etat bernots, M Dr P. J. GALLAGHE 
Assont entrés dans les é:2bles et ont ie Fi 50! Zénon C5r ................... er - .|B | & s | Tr R 
Maurice Ferland _......... 350 25 | droit Voir à ce que l'antenne soit urren, Chargé du département des 
OTEÉ un grand nombre de têtes de | H_-D. de Moissac ............. . 200: Mme I Piamondon ES | + t isolée. c'est-à di A ce cuites, a prononcé un discours signi. | * PSE RES Dr C.-E. KENNEDY 
nebétail IH] n'est pas rere qu'ils pour-| RR SS. Gri --5.00 . Baudette ......:........... 1 200 varatemen jen : _ ficatif. POUR TO'ITES , DENTISTES 
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mn. 


e 


PF Hier, rx : nous  ahéoneuit la fondation prochaine d'un 
“Ébuverit où les fillés — les méres et les’institutrices de 
la formation traditionnelle de notre race. 
æ tu detépiion d'un programme æfficiel pour J' 
du français à d'école Primaire. Aijourd'hui, vol mieux 
ra “dl C'est éraimént un jour" 
1008 “à ven mes on jefte 
Ne animée” di méme esprit et ivant de Stmébuf 
| les associations déjà existantes dans les autres provinces 
l'Ouest et qui bénéficiera largement de N'expériente de ses 
dinées. 2. 
"La nouvelle organisation sera le dernier auheau d'uné 
inine de défense qui s'étendra des bords de l'Outaouais aû 
des Montagnes Rôcheuses := chaîrie forgée ‘par Fardente 
uté de vivre d'un petit peuple peu nombreux, mais attaché 
Usa foi, fler de sa langue et de ses traditions, et qui n'abaissera 
HET son drapeau. t ‘48 - < 
L'histoire dira plus tard le rôle joué par noksabsotiations 
duns, ce magnifique effort de survivance. Awec des royens 
et des modes d'action divers, selon Je mülicu et érejrconstances, 
tantôt par des manifestations éclatañtéset tañtôt pur un travail 
dbscur et tenace, elles off maintenu détant de publie es justes 
fevendications, elles ont disciplimé et°driemté Tes dévouements 
Patriotiques, donné les mots d'ordre ét érgmiisé surtout la 
énuvegarde et la défense dé nos écoles. Ce soni elles qui ont 
#trraché bribes par bribe + à des lois pores queues mx 
beaux de liberté. 


ému qui se dève, : I 
d'une a$sociatio 


mr À 4 
... Lada 
N à rte TT EN 


A mure vaccin de:19: 


es ES 
Mb do oi doi 


rence entre “être allé et avoir été” on 


pourrait passer outre, sans seulement 
rendre la peine d'étiqueter du motqui 


“Un jour, le comatshle dust Bruiat 


temps -qui court, serait .éncore mièux, 


fugés s'atténuenrtt a que le jour luira p peut-être des loyaux et | Lévy. 


définitifs redressements. 
Mais le rôle de nos associations n’a pas consisté anique- 
Meht à monter la garde antour de nes droits et de nos tradi-} 


directeur de l'Institut ais, 
dLille, qui est Fanteui de epite. dé: 
couverte prodigieuse. : 

Caimette! retenez ce nom qui reten- 
ire à travers les slècies comme celui 
du, nins.grand bienfaitgur de, l'humz- 
nité. 

Désormais il ne doit. gius # ‘avoir 
d'enfants Avherculeux, Et pour qu'il} 
n'y en ait plus,  euffit-que, pendant 
da première semalpe de #a; 
bn fasse avalèr toisfüis au bébé quel- 
ques gouttes de weecin. TE 

Comment se procurer ge aaseià. em 
elixir de vie prodigteux? 

ÎLost délivré gratuitement par l'Ins- 
tftut Pasteur aux médecins qui le de- 


À quand la vaccination obligatoire? 
Cette immense découverte, sur la- 
quelle nous donnerons uitérieurement 
des détabs, ne nous vient pes des 


tions menacées; elles ont acconrpli au coeur mème de! hos|wop grande, sa probité scientifique 
groupes nationaux une oeuvre précieuse de cohésion. Les con-|trop. senaue, pour-que nôus puissions 


+ périodiques, en facilitant l'étude en commun dé nos pro. 
émes scolaires, ont développé chez nous l'esprit de solidatité 
ét d'émulafian. Les secrétariats, par leur rôle actif permanént, 


dnt réussi plos sûrement encore à centraliser les efforts et à | dtémat 


aplanir bien des difficultés. L'arrondissement scolaire le plus 


modeste et le plus éloigné, qui reçoit en temps autile du bureau | *#Yañt fera le tour du monde avant 
- éetttral conseil ou protection, se rend bien compte qu'il n'est ” np “où nt - ds Fine. , 


pas mit unité isolée et que son action, si humble soit-elle.: se 
rebe à éclte de tous les autres centres de vie française. 
Cette solidarité a anème franchi les frontières des provinces. 


el opéré un rapprochement plein de promesses entre des groupes |: 


qui avaient jusqu'ici vécu côte à eôte sans presque se connaitre, 
Par l'envoi de délégués aux conventions, par des échanges de 
vues entre les chefs, les diverses associations provinciales se 
sont déjù aidées mutuellement: et se mentrent plus disposées 
_que jamais à continuer r ces intéressantes et profitables relations. 
7 De tels résultats ne doivent pas sculement nüus causer nc 
vaine joie, mais stimuler nos énergies et nos gé nérosités en vue 
de l'abondant travail encore à accomplir. Xous ‘souhaitons 
aussi qu'ils encouragent nos campatriotes de l'Alberta à pousser 
activement leur organisation, afin de bénéficier æu plus tôt, 
à leur tour, des bienfaits d'une forte et vivante association 
d'éducation. ’ : | 

: Donation FREMONT. 


°) 


de la Vierge en vieil argent. 
11 est des protestarits qui ont le culte 


heureux. 


Nouveau cardinal canadien? 


gouvernement fr. is 
dome 3,000 francs vus, 


Les is es rai l'&st ont publié c'es 


jours-el certaines rumeurs d'après les les écoles d'Ontario 
“uelles #. QG. Mgr Emurd, arehevèque 
tOttawu, verait uomné cardinal au 
‘ oh se sh pe G. Mar Sin  . Le gouvérniemént fran- 
rim € e 
EL ST Rs rehatéque de Winnipeg. serait m—de faire-un 
À Le écoles françaises d'Ontario, à la 
horutme sut coadjuteuwr à Ottawa 
demande du baron de Vitrolles, consul 
Nous enregistrons ici la chose ave 


général de la république française au 
Canada. La subvention accordée est 
de trois mille franos et le chèque est 


toutes les réseryes au'appetlant les in 
formations de oette nature 


D — 

A . : adressé à l'hon. sénateur N.-A Bel- 
La reine Alexandra à Notre: ‘eount, président de l'Association d'Edu- 
: Dame de là Garde cation d'Ontario. 
. | 2202 — 


Dans la collection de journaux du 
Midi, remontant à vingt ans en ar- 
rière, ü est fait mention de deux pèle | 


Cinquante-«ix étages 


| r'égtise une croix'et une petite statuette 


douter. 
Capendant la grande presse n'a pas 
sa grande trompette. Ah! 
si Calmette était boxeur ou artiste de 


Vous vérrez que 'u nom de ce grand 


.| L'Alliance Française et les 
tie PE 4e bilingues de 


© Ottawa — La .sectian de l'Alliance 
Française, comité.de Guéret (Creuse) 
vient de nouyeau de témoigner du pro- 
fond intérêt qu'ellé porte à l'oeuvre 
de la conservation de la langue fran- 
qaise. en Ontario, en faisant parvenir 
à l'hon. Sénateur Belcourt, président 
de l’Association Canadienne Française 
d'éducation d'Ontario, une traite de 
600 francs pour l'école libre bilingue 
de Pembroke. 

Ce ,précioux témoignage d'encoura- 
gement a Até reçu par le baron de Vi- 
trolles, consul généra] de France au 
Canada, qui l'a remts à M. Beicourt. 
On se rappelle que le même comité .de 
l'Alliance Française de Guéret a sous- 
crit, .en décembre 1924, la samme de 
400 francs à l'école de Pembroxe. 
—2 4-2 — — 


L 


de la Sainte Vierge. Ce sont les plus | Le congrès eucharistique de 


PEER ÉERLEE RETE 


Le congrès eucharistique internatio- 


] mal de 1926 qui se tiendra à Chicago 
! vers le milieu de juin prochait sera 


l'un des plus tmposents qu'on ait vus 


[tant par la grandeur des cérémonies 


que par le nombre dés assistants. Le 


important et Von calcule que des mil- 
Mers de catholiques y assisteront en 
groupes, où individuellemewt, 

Bien que six mois encore nous sépa- 
‘rent de ce grand événement religieux, 


imattiées, outrageantls logique, la :syn- 


{hui convient. l'arrivisme outré de {abf®| fut invité à une classe qu'offrait 


té; mais lorsque la suffisance sedter- 
que de professorat et menace de à 
école, n'est-ce pas un devoir. d'hagmé- 
teté que de lui crier: “Halte-là!”::54 
Dans notre pays, les journaux. fle 
langue francaise ont une noble tâche 
à remplir: ils doivent défendre nûtre 
doux parier contre les envahissements 
me et donner à tous l’'exem- 
dalaæorrection du langage. Alprs. 
semble pas qu'on puisse à,byn 
ponsidérer comme un inquiétant 


présage -le fait, pour un journal de 


mous,-de publier, sous la rubrique 


“abs: “Avonsnous une littérature”, 


un délayage sans conclusion et sans 
logique, et de nous faire aussitôt.tre 


taxe et toutes les règles de la térsifi- 
cation, simvlement parce qu'une dame 
raniteuse et ignare à naïivement -pris 
ce poulet pour-de ‘la poésie. ; 

Nous sommes à une-.épaque où tons 
les écrivains canakliens. doivent coor- 
donner leurs eflorts. pour.trayalller . à 
l'édification de motre Lttérature natio: 
nale; mais ce n'est pas.en;se spécigli- 
sant dans la badauderie-qu'on lui dan 
nera le caractère -qui. convient ;- Et 
puisque tout journal honüête doit, 
dre à l'éducation deyses.lecteurs, A 
cun devrait bien tenir ;à honneur de 
be pas permettre à toutes les vanités 
en mai de gloriole de g'y faire de:ln 
publicité, au dépens de.la pureté du 
langage et des beautés de la poésie: 

Certes, ilest de jeunes talents qui 
méritent d'être encouragés, malgré les 
maladresses inévitables:à tous les dé- 
butants, mais dans ces cas il faut que 
la direction soit judicieuse et avertte. 

Si le critique n'a pas d'autre guide 
que sa sauffisanoe, il est certain de 
crouler dans le ridicule, ævec ses is 
tiples. , 

Gaëtane de MONTREUIL, 


L'ESPRIT DE 
CLEMENCEAU 


Clernencedu a de l'esprit. dit ir a 
peu de bomme humeur. fl n'est pas 
jovial, il est féroce. Or, à l'encontre 


de ce que croit le commun des gens, il. 


y a toujours bien plus de réelle gaieté 
et de haut agrément dans la vefve.d'un 
brave homme- d'esprit. Clemenceau 
est un homme brave. ]l l'a souvent æt 
maguifiquement montré. Il n'est «pas, 
au pied dé 'la lettre et dans toute l'am 
pieur “du terme, un brave homme, guoi- 
qu'en vérité et plus d' une fois sn se 
as montré bon. 


vaincu à deux reprises par les repar- 
ties inattendues d'un Jésuite et d'une 
bonne religieuse. Qu'on en jugeyæar 
ces deux anecdotes que rapporte Léon 
Treich en son petit livre TMesre de 


quelques  parleméhtatres un riché 
nateur au temps du premier ministère 
Clemenceat; le président du Conseil 
Y-était convié avec none t'as bed 
laborateurs. - 

“Au Séjeunér, à le Tigre, donrésitat 
à Paul Bruit, lui demanda: 
| — Et vous, Brulet, êtes-vous un 
bon fusil? 

“— ‘Oh! non, Monsieur le président, 
-dit modestement Brulat, je suis plutôt 
malædroit et je crains d’être un danger 
pour mes voisins. : 

-“— Vous saves, ne vous gênez pas, 
réplique M.-COlemenceau en lui déai-' 
gnant-d'un geste _—— les ministres 
Le l'entouraient:: 

_—. ñ pre avec un sourire féroce: 
— Placez-le bien, n'est-ce pas? 
Barrès, naguère, eut une dure for. 


il affecta d'exalter, avec une crüduté 
si terrible, “la ‘belle tête de piariste”. 
Clemencau ne fut pas plus tendre: à 
l'égard du même “homme d'Etat. fit, 
‘comme un jour, pendant !—a guëtre, un 
sénateur faisait deVänt lui la réfietion 
suivante: “H-est bien voûté”, le-Tigre- 
eut co mot qui le péignait Juimême: 
par sa vivacité, -en même -teñips qu'h 
donnait la synthèse d'une carrfère sans 
doute assez zigzagante.' 


‘— Oui, mais ce west pas un a 
mr” 


| ALBERT LOZEAU 


Son oeuvré poétiqué com- 
plète sera publiée très pro- 
chainement 


On annonce la très prochaine publi- 
cation de l'oeuvre poétique complète 
d'Atbert Hozeau. 


Albert Lozexu, quélques ‘jours avant 
sa mort, avait achñeÿé la préparation 
de cette édition, qui formera trois vo- 
lumes et comprendra;.avec ce que l'au- 
teur a “voulu retenir de - s0n.-6euwre 


inédites. Les trois volumes porteront 
les titres suivants: ‘‘L'Ame solitaire", 
de ‘Miroir des _ jours”, CONS du 
Pays”. ! 

Une double édition sera faite: de pre: 
mière: sur fort beau papier, format 
in-18; la deuxième, édition de grand 
uxe, sur format agrandi sur: papier 
#pécial, avec encadrement. 

Mais préférence sera d'abord donnée 


‘faux souscripteurs, qui bénéficieront de 


la livraison immédiate, dès la publica- 
tion de chaque volume, et d'une forte 
remise sur les prix de. vente réguliers. 


mule à propos d'Alexandre Ribot,'dont 


déjà publiée, une centaine de pièces. 


Ainsi, pour $200, plus 25 sous pour 
le port, le souscripteur pourra recevoir 
les trois volumes de l'édition courante, 
æêt pour $5.00, pis 60.sous pour le port, 
Jes trois volumes de l'étiition de luxe. 
{11 re sert ‘imprimé de celle-ci que 260 


{A racscuroirait de 410 à 100 jonrla 
période de croissance. Un nowfena | 
sain d'une disaine de jours ajoutéiau 
sait” prétédent do dix jours denie- 
ment, fait bondir les guus des .sraities 
joie, Lela signifie que l'on pourra 
reculer vers le nord les frontières\de 
la zone dublé,.et-que d'immenses éten- 
Nos compatriotes anglais. y compris | dues de ;terres incultes vont dérenie 
chefs des divers partis politiques, | propres à Ja culture du blé, :Led:co- 
qui comprennent nôtre langue et sont Lions pourront pénétrer encre : plus 
capables dela parler quelque peu, sont | avant dans des terres .et s'acheminer | 
tellement rares au Canada, en dehors | vers Je nord pour ainsi dire. -Eteur 
du Québec, qu'on ne saurait dénoncer | tout ja rouille, vl 
trop énergiquement les méchantes rail- | mje du blé jdes prairies, serait Lee sat 
leries que, par étroitesse d'esprit. et | tjvement distancée. : 
calcul] intéressé, certains dés nôtres10° Où pee gu’aujourd'hui LÉ sat- 
mettent indécamment à leur 6gard 
celui qui en est l'objet s'appelâät:il Ar: 
thur Meighen. 


———@——— 


téepar sa légion d'ennemis, où qu'ils 
ichent en ce pays, que nous devrions 
nous réjouir ‘unanimement de et 
‘de cette constance -d'un homme 
aussi en. vedette que M. Arthur 
È à GOvr J'appsandre ei pour sen 
servir publiquement. 


Ladiri 1e WE] 
de pr ve.-+2. 0 lorsqu'il est prédit : 
le mat ae lécouleur d'or -dm- 
mmence à briller sur les épis. es 
Tumulte chez les conser- | "8ronames cralent que si 14 mouvatie 
va variété pousse un peu plus vite, et que 
 Vaig teurs -| si on ent da faudher dix jours plus 
Là Préése (Montréal) : tôt, le blé serait en gerbes et définitire- 
C'est le député de Toronto-nord-est, | ment hors d'atteinte lorsque la rotiflle 
M. TL. Church, qui a jeté le cri d'a |ârriverait. Enfin le froid ne serait bits 
larme dans le camp rdverse et qui 4 | un ennemi à craindre. dans ‘if région 
.nurmuré à l'oreille de ses collègues j 


où l'on cultive aujourd'hui le 
au’ pensait l'hon. M. Weighen beau- 


Avec le blé Garnet, les,gens ñ 
coup plus loyal qu'il.ne le professe à | plus de temps pour fueher leur grain, 
l'égérd de l'Empire, Après le discours 


Pour le ‘battre, pour l'envoÿer aux ën- 
d'Actôn-Vale, et sa promesse d'en ap-|trepôts, pour le ré Fe surveiller 
peler äu peuple, en cas de guerre, pour 


le marché.  Amjourd'h LA rade Fe 
savoir si ie Canadà ÿ participera où 


Fhiver surprennent Ro ÿ 
non, il y a lieu de se demander où|et les cultivateurs m'ont jamais: 1he 
git l'impérialisme d'antan. Torogto | minute À perdre,.sous peine dé fâtre 
craint de voir les grands, principes du | des pertes énormes. lis doivent se pté- 
parti abandonnés, reniés, bafoués par|cipiter sur les moissonneurs qui fêur 
son propre chef, tandis que la popula- | arrivent, battre le grain’ séns + 4 
tion de la province de Québec reçoit, 


l'expédier et le vendre pli avoirs 
bien tard il est vrai, une victoire mo-| temps de penser à ce 
rale signalée, 


temps.froids les ph 1e og de: leur hi 
On répète couramment, dans le camp 


guiHon. C'est une périodé: bb: 9 
conservateur, non pas que le général |:sans précédent, de hâte et @ 


des troupes adverses au gouvrnement | Chemins de fer et navires sont-phis 
sera déposé, ainsi qu'on l'a fait cou-| dans la même tourmente de vitédbé. 
rir, pendant les élections, mais qu'une | Pas: une aninute à perdre jemimié, sitiba 
sourde révolte s'allume en différents |le grand ennemi, le froid, immobitise 
points de l'horizon contre les nouvelles |tout -et le travatt de plusieurs mbis 
théories du leader de gauche. On s'at yreste sans rémunération. “e 
taque à es récentes déclarations non| Quelgues-uns ont tenté d'estimer - 
seulement au point de vue de..ce que | déjà la plus-value des récoltes qué don- 
pourrait en-penser FEmopire, -accoutu- | nerait la nouvelle variété. : On ‘roit 
mé. à plus de “chaleur, de la part de | que chaque automne, en temps oréffiat. 
A'hon. M.,Meighen, mais aussi contre | re, un quart de la récolte est; détruit 
de gosatbilité d'en venir à la solution | par le froid, les pluies d'automtétet : 
précomisée par luijen cas d'hostilité. |la rouille, On,se représente facilafitènt 
pe Out les nouveaux profits des provinces Îles 
Tr: prairies lorsque la récolte total 
L'Ouest jubile : comme cette année, près de 400 %f1l- 
Le Devoir (L£o-Paul Desrosiers) : lions de boisseaux à plus d'un défiar 
Ottawa — L'Ouest est de nouveau |J]4, hoisseau. 1 7 Y 
en ébullition. Ce qui l'émeut, cette Le. gouvernement n'a pas eñôbre 
fois-ci, ce n'est pas la situation poltti- | Gonné de directions définitives. Mais 
que, mais une nouvelle variété de blé | giverses fermes d'expérimentation #ios- 
que les fonctionnaires du ministére de | sdent à l'heure qu'il est quelques tait. 
l'agriculture :ont trouvée, gur laquelle 


liers de boiss-xux de blé Garné'et 
äs ont fait diverses «expériences et 


sont prêtes à le distribuer aux agfléut. 
16 blé Garnet, téurs en temps pour les semétidhs, 
M. Motherweil, ministre-de l'agricul- 


Me Les demandes pleuvént.' Mais on! 
ture, à expliqué les avantages de la |re encore si.le ministère de l'agl 


“nouvelle variété. ‘tels que révélés au | ture va poursuivre les expériencésé"i1 
cours des dix demnières années, sur les | mène depuis-dix-ans, ou s'il va lañièer 
fermes d'expérimentatfon du gouver | surjemarohé tout-de suite use vafidté 


une grande organisation travaille déjà 
activement à son.succès.. La question 
du transport à Chicago étant l'une des 
plus importantes, l'on s'occupe de la 
tésoudre de. la façon la plus commode 
gt la plus avantageuse pour tous lex 
intéressés, E- 


Clemenceau": 
M. Flanklin.  AÀ-ceôté de da pra 
du Tigre, s'élève la cellule d'un Ré- 
vérend Père...” ax 
Oui, la cellule d'un Révérend Rèse, 
Let. l'externat y attenant, du reste, fort: 
couau.: 


méries, nufnérotées à la main). “On 
n'accepte de souscription que pour les 
trois volumes ensengble et le prix total 


célle-ci. 
“L'Ame solitaire" paraîtra incessam- 


de la souscription doit accompagner 


nement. Le-blé Garnet parviendrait 
à maturité parfaite sept ou huit ‘jours 
avant le blé Marquis. Le rendement 
à l'acre serait aussi un peu plus élevé 
que célui du Marquis, tandis que Tes 
qualités, nutritives ou autres des 


de blé qui a résisté déja à unten 
grand nombre d'épreuves. #5 


——— 4000 
‘On tirerait plutôt de Vor d'un -avare 


® 


Si, l'on vous disait: om va bâtir une 


rinages de la reine Alexandra 


La reine, quoique de religion angli is maison haute de cinquante-six étages, 


vos. penseriez immédiatement que 
c'est à New-York que va s'élever cette 
construction. 

C'est à New-York. en .effet,. dans la 
cinquième Avenue, entre la 5%me et la 
5ême rue, que ra s'élever un hôtel haut 
de 250 verges, qui aura cinquante-six 
‘étages et qoûters vingt-cinq milions 
de dollars, t 

Encore lé prix du terrain est-il pro- 
-portionnelement diminué par le nom- 


œune, s'était rendue. par deux fois, en 
pèlerinage à Notre Dame de la Garde 
de Marseille. 

Ce fut d'abord le 5 avril 1905, Que! 
ques moi: huparavant, elle avait offert, 
en ‘“ex-voito”, une plaque de marbre 
bianc, apposée à l'intérieur de Ja basi- 
tique, portent t'insoription suivante en 
litres d'or: "Notre-Dame de la Garde 
du gratitude for à great mercy 
âru, 31 January 1905." 


Alexan 


Ce grand merci, la reine l'adressait 
à la Vierge vénérée, à l'occasion de la 
guérison d'Edouard Vil. tombé grave 
» ment malade à la veille des fètes du 
couromnement, accomplissant un.voèm 
fuit pendant la maladie de son royal 
époux. 
Un an plus tard, exactémient, le & 
avril 1906, ælle renouvela san pieux 


bre des étages. 
‘‘La Presse catholique” 
La nécessité d'une presse vraiment 
catholique se fait de plus en plus sen- 
tir. Al est peu d'oeuvres sur desquelles 
les Souxerains Pontifes ont aussi in- 
sisté dans ces dernières années. Trop 


pèlerinage et revint le lendemain à la} de fidèles malheureusement restent en- 


basilique, en compagnie du roi Edouard 
N1!, venu avec elle à Meseatiie. à bord 
“ , Victor.s r 

En sortant, 


i 


core indiflérents à ces appels et c'est ! 


pourquoi !1 est bon de leur remettre 
sous les yeux les principaux arguments 


ce dénief acheta au }qui militent en faveur de catte presse 


, M. J.-P. Marion, agent de district 
du chemin de fer National du Canada, 
à Montréal, est parti pour Chicago où 
U fera les préparatifs nécessaires en 
vue du grand nombre de eongressiites 
et de pêlerins que le réseau national 
sera appelé à transporter, grâce à sa 
ligne directe Montréal-Chiicago, 

M. Marion a déjà rencontré à Mont- 
réal le R. P. Peiletier, des RR. PP. du 
Très Saint;Sacrement, de Chicago, qui 
lui a fait part de l'organisation en 
cours dans la grande ville die l'Hlinois 
et 1! va compléter les arrangements sur 
place. . 

Ces précautions sont nécessaires, 
car outre un fort groupe organisé qui 
doit partir de Montréal dans plusieurs 
trains du chemin .de fer, National du 
Canada et profter ainsi de conditions 
toutes spéciales et d'unæprix tout à fait 
avantageux, des. rapports venus des 
bureaux du réseau æn Europe annon- 
cent que des milliers de catholiques 
de France, d'Allemagne, d'Angleterre, 
d'Italie et d'autres paxs sé proposent 
de passer par Montréal pour se rendre 


pres amnseË sû-vechen rover ésrbmede panels anemrer: PA ARE annales à Ghisngs. 


…. 


C2 


# Durs Là 4 ou 


% 


ment {dans les deux éditions), le “M. 


“Mais cette cellule est see d'un 
jarüim qu'ombragent quelques arbres. 
L'un d'eux, insolent, barre toute la 4ue 
de la fenêtre du Tigre, Et celui-ci-d'en 
exprimer ses regrets au R. P. Tr...g4d" 

Eñtendez Trégard: CE 

“— A Dieu ne plaise, repartit le bon 
Pèxe,que je puisse un jour étre accusé 
de vous avoir empêché de voir 'eeiel. 

“Et le lendemain la rognée du, hû- 
cheron ouvrait au Tigre le chemin du 
ciel.” 


roir des jours'"sera prêt (dans les deux 
éditions #ussi) vérs Noël,:et le dernier 
volume, ‘“hnagesdu Fays”,gâratèra fin 
janvier. p 

Les souscriptions doivent être adres: 
sées, avec je ptix des volumes, par 
mandat postal ou chèque accepté paya- 
blé au «pair; à Montréal, au trésorier 
du Comité Albert Lozeau, M. ,Louid 
Hurtubise, ingénieur civil, case postale 
4020, Montréal. . 

Le Comité Albert Lozeau, dent Met 


Tent H est vrai qu'avec un Jésuite Je | Camille Roy et M. Edouard Montpetit 
plus verveux jacobin n'est pas de|ônt bien voulu accepter la présidence 
taille. Non plus qu'avec une religieu-| comprend un certain nombre d'écri 
se, Dieu vous garde des fines maliges | vains et d'amis d' Albert Lozeau.* 11 vd 
des coeurs purs! Savaurez donc l'his- 
toire -de Clemencaau aux prises avec | publication -aucun bénéficé, ‘Bérsonnell 
la Soeur Louise: * Le produit ne.de l'édition ira tout es : 

“Quand .M.,/Clemenceau quitta da | :er à Ja mère du poète. Ù 
maison de santé où, en 1909 ou 1910, 
il eut à subir une aqsez sérieuse opé 
ration, il se plut à faire un éioge en 
thousiaste de Ja Soeur patiente, 50: ; 
riante et spirituelle qui l'avait soigné: | L'âäboñdahce des mattères nohs obli: 

"— Si je préside encore un.Conseil | ge-à renvoyér à la semaine prochaine 
des ministres, déclara-t-1l, je la pré@ds| la chronique de ‘l'A. C. J. C. au Ma- 
A40C mL 0eme soucodhinire à'ARE. nitoba”, 2H 


SR RE SL CR 2, 


de soi que le Comité ne tirera de cett 


seraient les mêmes. 

Aux gens de l'Est, ces avantagen,si- 
gnifient peu de choses. Mais les pro- 
vinces des prairies ont une connais- 
sance plus approfondie du sujet. Elles 
savent que chez elles l'été gst court, 
et que chaque amnée, c'est une course 
tête à tête entre la croissance du blé; 
l'arrivée des gelées, de la neige. sou- 
vent, et surtout de la rouille, Quai. 
quefois le blé arrive bon premier, sur- 
tout dans les parties méridionaies. 
Mais dans les parties septentrionales 
le blé se laisse souvent distancer, et} 
alors les récoltes perdent la mottié, les | 
trois quarts de jeur valeur ou sont 
même une perte complète. 


pen À . 2 MT ns 
Hachette (broché) (franco) 
Hachette (relié) (franco) 


” Faites vos 


couverte du Marquis mûrissait en 120 
jours environ, e'estä-dire qu'il fallait 
120 jours, entre la semence et la mofs- 
son. C'était trop tong. cuiture du 
blé, danf ces conditions, ne pouvant 
se faire que dans le sud des prairies} 
La zone favorable n'était pas large et £s »d 
si l'on dépassait les frontières, c'était 
à ses risques. 

Le-bié Marquis tacconreit de 120 à 
110. fours, la période Le doit s'écou!er 


| 


x 
{ 


-M' Anderson, chef du . L'hos. Dr 3-M. Uhrich, ministre de 
conservateur, est aussi d'avis|la santé publique, prononce un dis- 
pas dépenser de grosses sommes | cours de deux heures 
hydrauliques | partie est dirigée contre le Dr 


il 
ï 
l 
h 


E 
| 
L 


,; TH y à neuf ans que je suis dans la 


vie publique de cette province et pen- 


Il est décédé à Ottawa dans 
sà quatre-vingt-dix-huitiè- 
me année 


demi-douzaipe 

d'explorsteurs qui feraient 

année des rechierches dans le 

#ôta. M Davis estime qu'il existe en- 

tre le nord et le sud de ia Saskatche- 

‘wan une différence égale à celle que 

l'onrremarque entre l'est et l'ouest du 

Canada. Siles gens du sud ne s’eflor- 

: ©tpt pas de comprendre ceux du nord 

et leurs conditions d'existence, {1 peut 

Y avoir, croit:il, danger d'une division 

entre les deux parties dé la province. 
{ 4 Contre les dépenses 

* Lé Dr CE. Tran (Pelly, chef des 

| progressistes, déclare que son parti 

| St" opposé à toute dépense considé- 

rable pour une enquête sur les ressour 

ces en énergie, qui sont déjà connues. 

{ “ILûht son désappointement Ge voir que 

- ” t 


tion au fédéral et au provincial. Je 
suis disposé dès maintenant où à tout 
autre temps à donner la main à ceux 
qui, quelle que soît la différence qui 
puisse exister entre nousi sur des 
points secondaires, croient avec moi 
qu'une augmentation générale dans no- 
tre tarif des douanes brisera l'unité 
politique du pays et mettra sérieuse- 
ment en danger l'intégrité dé la confé- 
dération. J'irai plus loin. Je suis prêt 
à faire tout sacrifice personnel qui peut 
être demandé dans toute lutte, en tout 
temps, pour éviter une augmentation 
générale du tarif au Canada. A mon 
avis, c'est uniquement par l'adoption 
de cette attitude chez tous ceux qui 
comprennent comme moi leur part per- 
sonnelle daris la lutte que lé. peuple 
de la province échappera à l'imposi- 
tion*de nouveaux ‘ardenux économi- 
ques au moment précis où il sort à 
peine de l’abime du désespoir.” 


dmipagée i 

Ottawa — John-R. Booth, ie roi du 
bois, est mort dans sa 9$me année. 

C'était un homme parvenu à la ri- 
thesse par son propre travail. Jus- 
qu'à ces derniers temps, il avait con- 
tinué ses activités à l'extérieur comme 
au temps de sa jeunesse. 

I était né à Waterloo, P. Q.. d'un 
père irlandais. Parti avec sa femme, 
alors qu'il n'avait que 21 ans, sans av. 
cune fortune, il travailla d'abord dans 
le Vermont comme charpentier dAns 
la construction des chemins de fer. 
Puis, conime fl gagnait juste de quoi 
vivre, il alla s'établir À Hull, puis à 
Ottawa où, après beaucoup dé déboi- 
res, il parvint à ttablir une gcierie À 
son propre compte. L'un des premiers 
contrats qu'il ait obtenu fût pour la 


Montrés] 
et lit 


4 


FA est un événement joyeux très agréable pour vous. 


Une très intéressante 
a été don- 
née, sous les auspices de l'Alliance 
le con-| Française, au, Ritz-Cariton et sous la 
a dis-| présidence de l'hon. jauge Gonzalve | France. 
paru mystérieusement et on n'a pas|Désauiniers. Le distingué président de] M. et Mme Du 


«présenté jen |1èt ensamble, ont interpr 
| co 


deux hôtes, Mme France-Artel Duptat 


et M. Armand Duprat, dans des termes }gentes. On s entendu dés chansons 


délicats et éloquénts. délicieuses comme “Corbleu, Markôn”, n 


ment remérclés en termes flatieurs. 


Mme Franée-Ariel Duprat et M. Ar. 
mand Duprat, son mari, ont! fait une 


les à égale 


revue des chansons françaises depuis 


le Moyen-Age 
nes. Inutile de 


'aux temps moder- 
que l'on à entendu 


une foule de choses très fines et dans 


lesquelles on retrouvait toujours la 


grâce et le charme de l'esprit de 


La plus grande vente de la saison — Chevrier 


* 

T 

! ns 

éun réper  : 

| Gnsidérable et t tous les i 


revenant de Lyon”, ét autres. 


ES SR — 


Il scintille et ruisselle d’occasions merveilleuses 


et éblouissantes. 


 D'ESCOMPTE 


Lisez ces superbes aubaines. 


C'EST UNE VENTE DE 


la “Légende de salt Nicholas”, “En 


L'AUE > : 
-’ Aucune opération chirurgica- L 
le West nécessaire pour enlever 
PA _, [les Cors si l’on se sert de Hol- 
prât, tamtôt seuls, tan- | Joway’s Corn Remover. 


Mile Roëssean, planiste, exécuta en ‘ 
intermèdes des oeuvres de valeur. 


“Forils-camouñés— 


du bois pour là construc- 


tion des édifices du parlément. Plus 
tard, il emprunta $45,000 afin d'acheter 
des terres à bois Au moment de sa 
mort, il possédait près de 4,000 pieds 
carrés de terres à bois. 1] laisse une 
fortune de plusieurs millions. 


M Dunnin£ plaisante le petit groupe 
conservateur et parle d'uh agçord en- 
tre les progressistes et les cofserva- 
teurs aux dernières élections provin- 
ciales. Il ne voit dans la plupart des 
progressistes que des ‘“tories camou: _ 
fés” et remarque qu'aucuh des sept Des appréciations flatteuses de M. 

progressistes n'avait d'adversaire con-} Booth ont été faites par M. Mackenzie 
préiter lors des élections. Le pre-| King. M. Arthur Meighen, sir Robert 
mier ministre parle aussi de la récente | Borden, sir George Perley et plusiëurs 
visite à Régina de l'hon. Manning Do-| autres. Les funérailles ,ont_eu-Tieu 

herty, ancien chef progressiste de l'On- | jeudi après-midi. y 
tario qui a récemment rompu avec son 11 laisse plusieurs-enfants et pet'ts 
parti pour se rallier aux conservateurs. enfants, dont sa petite-fille, Lois, qui 
Pro siste à l'attaque a épousé Te prince _… du Danemark 

Le Dr Reginald Stipe {Watrous), pro 78 un peu plus d'un an. pen der 
brossiste, attaque à fond de trail le nière était en route pour l'Europe au 
système d'fnstruction de la -Saskatche- moment de ls mort de son grand-père. 
wan, qu'il dit absolymént ‘“rotten”, et 


le ministre S-J-"Latta. 11 s'insurge 
tontre les-Paroles de M. Dunning trai- 


: Vin de messe: | 


Saint-Luc, Saint-Bruno, 


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Allenby au Canada 


à tant-Tes progressistes de ‘tories ca- 
° : mouflés” et qualifie à son tour les Victoria — Le feld-maréchal vicomte 
Cie Richard &Béliveau membres de la droite ‘‘un tas de Judas | Allenby visitera le Canada au commen- 
er Iscariotes”. Ce sont des paroles peu | cement de la nouvelle année et sera 
Limitée parlementaires. L'orateur, du reste.|à Victoria en mars, a déclaré M. H. 


reconnaît qu'il a été un peu loin. 11!Charlesworth, président du comité lo- 
s'en prend aussi au gouvernement au |cal du ‘National Educational Council”, 
sujet de l'achévemèent du chemin de|sous les auspices duquel le remarqua 


fer de la Baie d'Hudson, de l'accord | ble soldat visitera le Canada. 


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0 


tn deuibtié défie, Par coctre, hat} rec son jaspect de vrai temple à 


à Vonda pour 1 bénédiétion de a nou- l'intérieur excite eh hous ta plété, par 
elle église. É 


Cole, est allé à Saskatoon pour préparer 


Saskatchewan. qui doit accompagner 
Îé Arain de ln ‘’Survivance francoez | dévouement à l'oe uvre qui est mainte- 
, Mfdieune”. M. Michaud ‘sèra lui-même | nan: courougée de succès 
0 charee de cercle qut-portern dans | TAT-NOUVENS ÉETUE CONTENT met 
l'Est des échantilions des diverses ré- ! assistance nombreuse .aux offices du 


‘fe beau succès remporté par Aime Bu-|, fes ses à Va l'unanimité M. rar Hé | : Chant: Chorale. | 
tadhe de;la Gorgendière, autrefois de nur edtre . ren roue ss bert, grefflem eommge ésentæñt off-!: “Le barbier de Séville” (comédie). 


Boire ville, dans le “Roi des Monta 
genes”, jou récemment au Monument 
National par la Société canadienn: 
d'Opéretie Mine Suzanne dela Gor l 
gendièré, dit le critique de la “Presse”, | jé ja pince et conduit du presbytère se M à 2 Pr 
fait un. brillant début dans Mary Ann NX 
déployant une voix de soprano facile. 
sympathique et “bien conduite, ainsi 
Que de bettes Gpliides pour 14 scene. 


mage au Canada atteignait, d'après le | 
Bureau fédéral de la Statistique, 151, |le RP. Jan, O.MI. M. le curé adressa 


| Des Cadeaux de Noël Idéals 
Î 


r “est parti mardi soir 
Pour Prud'homme. à 
ñ Elections 

Les nominations municipales se sont 
passées sans tapage. M. P: Perfeayit 
a été élu maire par acclamatton.' MM. 
O: Loiselle et C. Davis ont anésl été 
élus par acrlamation pour les divisions 
4 ét 2.' Trois candidats se présentent 
dans 1x division 6; M:T. Wysynski, 
consbiller sortant de charge, M. W; 
Sulski et M. A. Hyska, : 


2 +. 


TM, Adrien Doiron tait actuellemext 


consiruire une et ‘à son tureau 
d'avocat. 


Pis d'élection pouf in mairie cette des fêtes récentes du Tridpum et de 
angée. Le guaire sortant $-J-A Dra-}ls bénédiction de la nouvelle église. 
nion à 614 réélu tank opposition four! ‘La nouvelle église, an coût de 512,000: 


allés assister à la retraite fermée 
le P, Sauvé, S.J., vient de préc 


éandidats sont sur les raug: pour le- Dieu. fait revivre l'esprit chrétien qui 
duatre vacances d'échevins à remplir. | ègne ‘dans 1a paroisse, Tous les ca- 
Ce sont MM. MD. Davis, 8-1. Sinali.| tholiques sont avjourd'hut fiers dé mA 
AW. Hignes, EF. Webb, C-L ‘Dent. | nifester extérieuremétit leur: ‘attache 
À. Brunton, 113. Miller ct W.-H. guir | ment ét leur dévouement au Maître 
MM. 3-14. Roîger. et BJ Âinaiey | Supérieur en lui coïsscrant une 
ed y “ ion commis- | bâtie de petits sicrifices acctimulés dei 

' puis plusieurs années. Nous pouvons 


me : | 4 + dire que nous en-sommes récompensée ; 
= c. Mer Patate ne s'est rendu! car l'aspect extérieur flatte Voeil 


confortante. Plusieurs motifs d'ail 
gresse viennent en ce jour combler de 
joie tous les coëurs, car t'ést une dou 
ble fête pour l'institution. Pour 
KR. PP. Oblats de Marie {mmacu 
c'est la fête patronale de leur congré- 
ation; pour les élèves c'est aussi une 
solennité iglouse bien douce en|-1- + y : 
l'honneur Pr leur Mère du ciel et l'oc-| Le 4 décembre, à l'isste des vépres. | | 
casion d'un grand congé. les parents et les ebfänts des trois | 
Après avoir passé la journée eh exer-| écoles se réunirent à la salle parois 
ciçes pieux et en salutaires réjouissan- siale pour assister à la distribution des 
ces, les élèves se réuniséaient dans la | P'Ix offerts par l'Association d'Edaca- 
salle académique du collège pour as tin aux élèves qui ont. pris part au 
sister à une soiréel de familte, agré- concours du français-: M. O. DesautF 


| sa netteté et son attrait religieux, qué 
{ e L1 . ve 
Éd. Gi -Mohnoé. instreciver agri- nous fait se sen‘ir tout près de Dieu. 


L 2 L2 e 

Nous avons maintenant un sténo* 
Merci à Mgr Prud'howme, à, notré | graphe frañcais à Vonda. M. Lautent 
bon curé et aux conseillers de la pa-} Colin. Æspérons qu'il se plaira piarmi 


nuoits & - sé " v « , e s 
| roisse pour. leurs sages consclis at leur a et qu'il y restera longe np: meatée de mwusiqe, ‘de éhänts -cans ülèns, sprésidert du cercle paroissial, 
RE 
7 | aiens et de saynètes. M. Joseph La ouvrit la séânce en hous païtant du 


GRAVELBOURG … en charge rôle du cercle paroissial à l'Æfard de 


annbnga sur le théâtre les différents | l'Association. M. Edéar Lussfer, le 


le cliar de produits agricoles de ta 


tes de ! ; Trid êcbé je R. P. Jan, | Représentant officiel | articles comme suit: se ra _ 8 — tal Le acti- 
a s de la . nce 4 uwim, prèc par je KR an, F f'añfare. . > u cercle ainsi que les nances. T NE 
..e i. OM. de Prince-Albert, qui, par son 418 réunion ds 1 ï adécembré le curé noù# parla de l'utilité d'ai- did L 5, 
Les journaux % Montréal signalent 


isi Déclamation: Lucien Duperreaulf.'? 
éloquence et ses conseils pratique’, Setaier.: le conseil municipal re * l'êer l'Association et hohs démontra le 


rôle bienfaisent que l'Aséocidtion ex 
erce sur notre système sclaire. 

M. ie président distribua ensuite les 
diplômes et les prix aux élèy sui 
fants: Miles Yvonne Desaunlniers, Olive 
Demers, Alida Dupuis, Odile Læmire, 
Graëé Béllerive. . ++ : 

Sous l’habile direction des trois ins- 
titutrices, les élèves de chaque école 
nous donnèrent quelques chants Canä- 
diens et des déclamations sur des su 
jets de l'histoire canadienne. Les pa: 
rents; heureux du succès de leurs en 
fants, s'en retournèrent en se propo- 


la clôture du Triduum éuit reraussé 
r par la présence de $. G Mgr:Prudh'om- 
pe! venu pour béair la nouvelle église 
Monseigneur, à son arr;;ée À Vonda, 
a“ été reçu par de nombreux citoyens 


ciel de la ville de Gravelbouré et de{;Philibert Talion, voyageur de com- 
la municipal rurale au voyage de là kmerce,Charles-Henri Fournier; uf Yar 
“Survivance. Franco-<ansäienne"” dans | bier, Jean Ross, l'ambassadeur, Pierre 
la province de Quédéfk] Le conseil mud-}Lafrance; maitre d'hôtel, Lionel Jon 


Méorereel ne ve 


tristes exemples, vous osez tous les 
è : soirs vous Coucher? LE" 
ce choix judicieux. 'avVOCaT Hébert | Fanfare | ,» 
est un des citcyens les plans en vuel Chant: Chorale. 

dans notre localité où il s'est créé une “Normand et Gascon”. (comédie). 
réputation enviable comme homme pu- … Pételle, rentier, Sergius Aussanl; 
i blic, 11 cst très au courant de la si- le Normand, serviteur, Gérard L'E- 
Le 8 décembre, avant ja messe, eut | tuation des nôtres dans l'Ouest cana- | cuyer; le Gascon, serviteur, .Léo Mar- 
lieu la bénédiction de l'église pr Mon | dien, a toujours suivi avec intérêt nos | tel; M. Cagsecroux, ami de M. Pétrelle, 
seigneur: La messe a été chantée par [congrès nationaux et s'est toujours | Victor Poirier. 


en auto. À 2 h une adress de bien- 
venue lui fut présentée, à laquell 
Monseigneur répondit en_des termes 
élogieux 


Pour ceux qui savent compter 
Une mère vient de montrer à son 
fs opt tsqUu d 
Mäintonant, chéri, -tu vas compter 
des oeufs (zeu). 


1En.1924, la production totale de fro 


— Un zeu, deux zeu, trois zeu. 
— Non, dis: un oeuf (neuf). 


ali l'avocat : “ans | ‘a- Fanfare. sant de chanter plus souvent de nos : - Ji 
673,880 livres évaluées à #24,518734. |des paroles de remerciements à Mgr Re UE = “O Canada”: Fanfare. - at thants canadiens: - Cette ippro — Un neuf, deux neuf, x “ur neuf. 
Je : / « visation nous a fait constater que nos — 11 faut dire: deux “zeu” , trois 
= - + —— - institutrices ne néghgent pas: la Tan “zeu” i | s 
i ‘A: M. l'inspecteur Woods a fait la visfte | sue française dans leurs écoles. . Nos + Déux zeu, trois zeu, quat' ne en} > : ; 
MANITOBA de l'école du villige il y a quelques Hier e zeu. PLU] LES d a D { fi \SE 
semaines, et son fapport indique que : — Quatr“eü”'! at + CAC 
SAINTE-AGATHE tout va bien et quergébble fait-des pro- , — Quatreu, cin treu, six treu..…. pour le WRLIND a le JTE 


grès. POUR RIRE | Misère! dis donc: cing‘eu”! 
CPL ‘ee -- Uinqueu, six queues, sept queues... 
Le ‘“Wheat Pod" a tenu une réunion —fllons! on dit: six “zeu”, chéri 


H y aura, le 20 courant, une grande ———— 
à laquelle s'étaient réndus quelques Le 


| partie de cartes donnée par les En- 


Le ps, Drétiète de 


Pr Insouciance .— Six zeu, sept zeu, huit zeu.. 
£auts deMarie de la paroisse. On nous | fermiers de Saint-Claude. Le délégué — Sep“teu”! ° “ tous les cadeaux 
promet beaucoup de plaisir. Tous les | repassa l'histoire de la fondation au | Un matelot regagnait gaiement son — Sept teu, huit teu, neuf tey. Le su s + 
amis seront le: bienvenus. Venez, | “Wheat Pool”, son fonctionnement, et | vaisseau prét à mettre-à la voile. Il — Non, mon beau, il faut dire neu- pas, PE bios li dt 
"REGIS TEREO vous ne serez point déçus. Aussitôt invita ses auditeurs à s'enrôler dans | fut arrêté par un passant qui lui -de- “veu”. soubaits qu'il smet au destina- 
cette organisation pour la vente d&$| manda la cause de sa joie. 


— Neu veu, dix veu. taire pour son bien-être, son 

ne FT i “ heur et sa prospérité, la 
. Et vous; le grand qui riez là-bas, d'un compte d'épargée Pa $ 
pourriez-vous compter des enfants jus- l'économie. 


qu'à Ru sans vous nest une seule Pouvez-vous songer à un in caëcë 
fois? Allez! 1 erifant, 


t 
| ‘plus approprié? Vous poures 


7 
re 


grains. nr” — Je vais, monsieur, répondit-il, fai- 
EP re un nouveau voyage sur mer; c'est 


LA BROQUERIE mon élément et mon gagné-pain; j'es- 
— père que <elui-ci sera bon. 
— Mais, dis-moi, je te prie, reprit 


apri le’ tirage des prix viendra le 
ul Ne : programme suivant: 
Dno de piano, ‘’Alumni Reunion”: 


Béatrice et L. Lemoine 

Chanson, “Viens dans les champs 
fleuris": A. Dorge. 
, : . Comédie, ‘La première lecon de la 
Vous n'aurez pas de meilleure |: "1" 7 Pau 10521 
Chanson, ‘Le Prince aux Muüuguets”:! Grade XI B: Irène Trottier corps #t biens. 


qualité en payant plus cher. Insis- |": 61" | (ornée des Marie Lutte Norman | = Et ton grandpèret 


Tableau d'honneur de l'école Saint- 
Joachim | le passant, où ton père est-il mort? 
Grade XI A: Eliggbeth Gagnon. | Dans un gaufrage. Tout a péri, 


tenir ce livre en ouvrant 

pbur quelque montant qué 

, Dernièrement, dans un ‘grand diner; à partir de $1-00. 

une jeune et jolie convive po'issa £ou- Intérêt de 4%. Rs 


dain un léger cri en sentant quelque 
| Garantie provinciale 


Précision 


RE 


- Sol » piut * E — Son vaisseau a coulé en pleine | chose de froid et de gras lui couler 
 : lo de piano, “Sous Bois”: Eulalie ! Goaw. C À 
tez pour avoir le ‘(Blue Ribbon” | Gratton. Grade VU: Gr Gagnon. Philippe | Mer. personne n'a pu le sauver. dans Te dos. Heures: 9 à 6 (Samedi 9 à ñ” 
A L Éd a 7 Comédie, “En attendan‘ le trein* an Sgagné — Et comment, malheureux, dprès Elle se tourna vers le maître d’ hôtei U ést facile de faire ses 
Le meilleur pour aucun prix. ! Mme Latrimouilte, Flore Tessier. Per Grade VII A: Germaine Tétrault, | ©°5 exemples, tu oses encore t'embar qui servait à ce moment son voisin et 
| étue, sa fille, Thérèse Joyal; M. La-{ ème Li  - j quer- lui dit: 
* petue, lle, 1n6r68 yurs rène Lafortune.s : re 
franiboise, frène Guertin: le-chef de Grade VII B: Irène Carrière, Hélène — À mon tour, monsieur, permettez- | , — Vous m'avez versé de la imayon- 
Envoyé 2 25 so à Hlne Ribbon Ltd. gare, P. !_:Loine; Mlle Laplume, Eva | Guénette moi de vous poser quelques pre naise sur l'épaule! 
1NnibeK, t demande re de d % 5 4 sit 
rece tien te Ribbon relié € ile Guertin, ; !, Grade VI: Berthe Lafôrtune, Béa- —. Volontiers. L autre regarda la jeune femme un 
sable ok La ruellleur 3 40 2— — with André “ - Où votre père et votre hiésdoase instant; puis, avant de s'excuser, il 
pour l'usage _ Dr , sont-ils morts? remArqua, fort dignement: 
s LA Grade V: Cécile Emond, Doris Rou- 
SAINT C un UDE seau. , — Dans leur lit. ‘ — Ce n'est pas de la sauce inayon Organisé r promouvoir la prosi 
Partie de cartes pl: Grade IV A: Aurore Mordor, Jean:| “— Comment, monsieur, äprès ces | najse, mais 1: sauce hollandaise! Fe et Vin tire eu ' | 
- ———— - Un autre fuccès a été enregistré À {nette Laforçune. | : —————— — - - - = = + | 
CERTES CC ECC: ‘a dernière partie de.cartes qui a eu| Grade IV B: Augustin Gagnon, Eve s nn | 
bed 2| lieu le soir de l’Immacuiée Concep-|line Dégagné. bI de té y | 
on. "A Ge pre 25 cable due oc | Ga: Ain Déeuent r' roubles de mauvaise cireula on M | 
es , : ta it i Grade 11: Anna Balcaen élène | 
cupées et l’entrain s'est fait sentir du , + 
Des Accessoires Électri es i| commencement à la fir Boily. Nombreux sont Les accidents critiques qu'on observe Le la femme et qui résultent * 
il I m ë i : PV Pari 0 À 
Me-Palmire-Robert-pt-MRedoipre} Grade 1 A: Cécile Lufortune, Eugène} _ dela pauvreté du sang et d'une mauvaise circulation. Ce sont 
endre o été les heur Guénette. 
sont Se t les crue renants] D D dCi ia 0 Malaises, des Bouffées de chaleur, des Vertiges, des Etouff 
les pret À d° ri] e € è _ ? : é , à 


Jagnon ù des Héihorragies, des Palpitations de Coeur, des Névralgies, des Fi 
Covrs préparatoire: Léo Rougeau. blesses, puis la femme souffre de Leucorrhée, de Dyspepsie, et de Constipation. Il 


—— 0" CDD D ———— 


SAINT-PIERRE sppoedent un remède peu coûteux qui prévient et améliore toujours ‘ces acéidents, ce cri 


| 
_PILULES ROUGES  .: 


a eu l'honneur de remporter le prix 
de consolation pour les dames e* M 
Harold Palin, , bie n yalgré lui sans dou- 
‘te, a dû prendre celui des hontmes 


Espérons qu'ils se consoleront! 

Miles Agnès Plante et Gérmaine 
Martin ont été très applaudies dans 
un duo-de piano. Les gens de Saint 
Claude les ont écoutées dans un si 


La chronique de Saint-Pierre 
trouve un peu en retard, datairat 
u'a pas encore mentionné la soirée de 
cartes donhée le 29-novémbre par lés 


Fourneaux, percolateurs, fers, chaufferettes, etc. "| 
Enfants de Marie, avec le concours 4 
| 


vendus à termes faciles Pour les Femmes Pâles et Faîbles RS on 


t je me 


} r. - - — : D» > EE 
’ prises pendant un an les , Pilules Rouges. Mme Céorges ; 
vices que les jeunes ben leur ont ren- Mme J..A. Rochefort | et maintenant j re 


lence parfait, ce qui les a encouragées ‘Ayant eu à souffrir ‘Après avoir eu ls 
doublement. Y'A. C. 3. C. “Notre salle, très-Ansuf pu je a vba val fièvre typhoide, j'ai 4 
Le R. P. Joseph a profité de cette |'fisante, n'a pu donner plgee”à tout lé ment de douleurs Jù- souffert dont _ H | 
soirée pour distribuer les prix donnés | monde, loin de 1à:,pr€s de cent Le imac Foy de quelques P° ve : | 
par l'Association d'Education aux vain- | quante personpes” n'ont pu entrer. tem es PrOpEES à la tre ans d’une grande Î 
queurs du concours de français. Nous | y avait quaérante-deux tables garnie ” à l'ase tite Edo faiblesse. J'avais aussi : | 
| somme: heureux de citer les noms de | bon mOmhre se sont installés comme als { M al ’ + | 
ces lauréats: 17 16 ont pu ét, sans jouer aux cartes . Eté AE 2. des douleurs à 1 er Î | 
| | k | : . ia | oh ‘ai employé les Pilu- : > RE 
, . . Eccle du village Grade IX: Jo- | ont beaucoup joui de la comédie et (Po Rouges que l'on mac, su foie et très à | 
senhine Plént 1 "EU. Ménrie ; s : _ Res d É .. A i 
Nos salons sont les quartiers x  . Ron ce nes je des chansons données par nos ama m'avait fortement re- souvent javais mal Î \ 
, . émorin. ade :_ Atine- Marie Ar-| teurs. _ Les e : : , À 
généraux pour toutes les meil- ne dirai es commandées et dont aux jambesetaux bras. Re 
, ez. Grdde V1: Île Arbez rade Les jeunes filles ont donné ie résuk des bons effets n’ont : 
leures marques d accessoires le do me le Calvé Gide V7 KG tat financier 44 soir à l'A. C. J. C. pour pas tardé. Je les -ai Mon Inari me conseilla . 
colo T'artheney rade é- l'aidèr l'oeuvre et reconnaître les zer- ; 
électriques. 3ne Beliec. l 
LA 
. 
LI 


(Tableau d'honneur pour le mois de no. | dus. | porte bien, je n’ai plus Quelgnes boites ont ! 
| vembre à l'école du village Mardi ‘dernier. À l'occasion.-ée le de douleur, je me sens forte et plus jeune qu'à sufli pour améliorer sensiblement mon étss et 
Matières frange! ses — Grades EX et ne, à: jImmaculée: Concantion Us trente ans. Lés Pilules Rouges ont aussi réndu je suis devenue une toute autre né 
inoipeg ec Ii al u ur an pi X: 1. Josephine Plante . Denise fête de Fimmaculée: Conception, 11: 3 la & à fie de treize à € e persos 
: É pt A Vi fe ga Îs eu réception de quatorze rouveaux à santé Bms jeune Serqui, ms iipz quelques mois de traitement. Tous me malaises 
Arbez. Grades VII et Vlil: F Ode bete Ciné deg 1 0 ui ans était chétive, anémique et souffräit parfois 
Transit Co. ‘Arbez; 2. Henri Arbez : Bnfsau eghyeres pe 2 Des ogua Après de tels résultats, je né saurais sont disparus et je suis forte et rigoureusé "Les 
Ma: ières anglaises — Grades IX ét | s : k P 


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trop recoumander aux mères d’ ne 4 comrue 


remèdes les Pilules ‘Rouges, pour elles et leurs’ Pilules, Ropges sont le trailement idéal pour Les i 


enfants.‘ 'Mme J. A. Rochefort, 36, rue lmmes économes’”. Mme Georges Gagnière, 
rap af hr eireenyages à où Duplessis Buchard, Trois-Rivières, P. Q. 87, M - 1 St. B ” N. H. 


le Salut du Très Saint 5 


tion, M. le curé à fait une courte allé 


X: 1 Josephine Plante: 2 Denise Ar 
p nlse Ar tion aux récipiendaires. Ensuite a 


bez, Grades VII ei VIT: 1. Henri Ar 
bez; ?. André Martin 


u 
scnahontssorgemmatret-cégaemientitternenatne zh coamercmamnr tntmers 


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ste ve rt 


vent “Phibée, La térre est soie, la 
t va coubrir les chaumes, les guérets. 
x éxtéricure, excepté ceux de la forêt, 
érminés pour cette année. Beaucoup de 
3 eurs, les surtout, vont avoir des 
? comment vont-ils les üiliser? Pas en 
fa :: les nôtres ne sont pas dès paresseux 
À “gate que bon nombre chercheront du 

manuel pour’ augmenter leurs revenus, 


out, vont employer leurs loisirs à chercher 
divertissements plus lapageurs qu ‘amu- 


#1 Pendant que les cultivateurs déjà établis, 
… Té" Pères, surveilleront l'étable, l'écurie, la 


‘ el les troupeaux, pourquoi les jeunes . 


= 


gens, les fils, ne donneraient-ils pas un peu de 
temps l'étude dés choses de la terre? 
esi facile d#se procurer, en anglais ou 


ncais, toutes les 


FES ve 
Las FAN TT ne 2 


doit se faire ehez soi. La plupart des théories | 
émises où énseignées sont bonnes, quoique par- 
fois, appliquées à la léftré, elles peuvent con 
duire à un fiasco. 
> Ce qu'il faut, ên Le lisant, c'est se deman- 
der toujours pourquoi. -Pourquoi exécuter tel 
travail? péurquoi appliquer tel érigrais? pour- 
quoi faire telle culture plutôt que telle antre? 
pourquoi telle variété dç grain ou de graines? 
pourquoi telle face d'animaux? pourquoi telle 


nombre beaucoup plus grand, des jeunes variété de fruits et non telle autre qui paruit 


mieux dans le catalogue? pourquoi les travaux 
) exéculés à telle époque de préférence à célle 
de la routine? Pourquoi? Pourquoi? 

.… Toutes les sciences sont contenues dans le 
pourquoi de chaque chose. 

_ Jeunes gens, vous aimerez la terre quand 
vous la connaître; bien, vous aimerez l'étude. 
des choses agricoles quand vous aurez com- 
mencé à les raisonner. Ne vous dites pas, 


mander cominent telle opération recommandée | 


|ce à laquelle les propriétaires puissent 


ar les capitaux engagés dans les 
entreprises de ce genre déjà existan- 
tes.” . 


LE ia 


L'argent des pays d'Europe se vend 
aux prix suivants, en sous canadiens: 


fe lettres, est mort. 


de.Paris”. | 


Ou discute, beadcoup en ce moment | . 
la ‘politique du “Pool” pour s'assurer 
ses propres élévateurs de campagne. 
Dans une déclaration récenté, M, 
[A.-J, McPhail, président de la Coopé- 


rative dé Bjé dela Saskatchewan, qui Pux Prix |. ‘.. 1 0ecempne UE 2 NO urnes 8 A 

rat aussi président du Burean Central, ;: @uiour normal Oeute— 

a défini la politique de la. Coopérative Livre anglaise ..:... 94.85% 

de la Saskatchewan comme. süit, et l'on | Frane français ..... «. 467 "19.30 t 1646 ÿ 

peut sans risqüe prendre ceci comme! Franc belge ...:.... 29 | Moyens .......4........, 

exprimant généralement l'attitude des | FTANC suisse ........ . 39 |'Ordinaires ....:.......... ra, 1 dousaine ..............8 66 

trois Coopératives provinciales: Lire italienne ....... 409 19.30 Prentiers ...,:...4-..... DLLLE 4 
“Pendant l'année dernière, la Coopé Drachme grecque .…. 1.32 19.80 Boon: .. Eva cresson. 

rative. de’ Blé de ‘ia Saskatchewan s'est | Couronne norvégianne 2065 2680 LOST screen nee Pommes de terre (nouvelles) — 

efforcée de suivre une politique éons: | Couronne danoise ... 25.10. 26.80 RER RS el Le minot nero sseress MER 

tructrice dans chaque département de Mark allemand ...... .2397 2380. | Farine— \ 

ses affaires — une politiqte ayant pour | Peseta espagnole …. . jee pes? RETIRE ; 


objectif principal l'édification de la Couronne hollandaise 


plus forte organisation possible, possé- 
dée et contrôlée par les fermiers, grâ 


vendre” leur grain d'après le système 
qu'ils ont estimé devoir leur donnèr | 
les meilleurs résultats. Nous croyons | 


| 


lement par légouvernement d'Ottawa. 


{ serait un travail long et parfaitement inu- 
le, mais de les raisonner, de les parfaitement 
éndre el de se nwttre en position de pou- 
rpptiquer les Théories qui y sont ensei- 
éés, suivañt le sol et l'endroit habité. 
© Pour lire avec avantuge ces diverses lecons, 
rites spécialement pour le bénéfice des culti- 
| rh il est nécessaire, totit d'abord, de se 
bien rendre compAe que les théories émises le 
nt d'une façon générale et non spécialement 
our chaque lecteur personnelle ment. De sorte 
en les lisant, il Tés faut raisonner el se de- 


——— 
sés. 


ne s'agit pas de les apprendre par coeur, ce 


C'était une preuve irréfutable du 
succès que l’on peut obtenir dans l'a- 
griculture au pays. 

Les producteurs de grain du Domi- 


comme plusieurs, que les (Théories ne valent 
rien, que la pratique seule est susceplible d'en- 
signer; toutes Les théories sont tirées de la pra: 
tique, eïes sont le ré sultat de S pbservations dés, 
meilleurs praticiens. 


Sortez les brochures agricoles ‘qui trainent 
au grenier, faites ve nir d' Ottäwa les derniéres 
parues el donnez ne heure par jour à la lecture 
et à l'é luc e des.chosrs de voire profession. 
Mettez-veus au courant des méthodes"huéer- 
nes, marchez avec le progrés_et l'agriculture, 
“qui a nourri vos pères, vous apportera l'aisance 


e le iméilleur moyen d'attélñdre n0- 
tre but est de nous appliquer soigneu- 
sement À édifier et à consolider cetie 
organisation en nous éonduisant nous- 
mêmes et en conduisant notre entre- 
prise de façon à nous assurer l'appui 
et la confiance de nos membres et de 


- 


ceux qui ne sont pas encore devenus 


Volailles Apprétées 


Saison de 1925 


PARIS — André Beaunier, homme 


littéraire à, ls “Revue des 
des” et critique gone à 


x 


LE MARCHE 


Orenatres 1 RENE 
Taures de boucherle= 


Rocie de OR vas À 


11 était critique RARE PE TEE EP EEE 


ES Mure 


, 


bee 2 LE Id CUIR s « ce DE L00 
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2 sacs de 49 livres ...... 


etassurera l'avenir de Dos enfants. 
AGRICOLA. 


a 


Les inscriptions de ‘‘home- 
steads’’ diminuent dans 


No 1, moins de 9 hv.… 


la source, Avec le nombre considéra: 


Moutons et agneaux— 


nion ont soutenu leur réputation dans 
lef concours de grain et de foin. Dans 
la catégorie de l'avoine, les produits 
canadiens ont remporté onze des vingt- 
cinq prix. George Avery, de K]s0; 
| Saskatohiewn n'a été l'exposant le’ plus 
en vedatteta vec ÿn troisième p#ix.; L& 
Domifion # aussi remporté cinq: des 
siX prix dans la catégorie des pois 
jaunes, huit des quinze prix pour le 
fi et cinq des neuf prix pour le trèfle 
Alsike. à 

Le Canada l'a emporté d'emblée 
également dans le concours des mou- 
tons. Le colonel Robert McEwen, de 
London, Ontario, a rempoñfté le grand 
championnat pour quatrième fois 
ainsi qu'un certain nombre de cham- 
pionnats réservés et de premiers prix, 
Le colonel McEwen a remporté plus 
de grands championnats pour moutons 
qué n'importe quel autre exposant des 
Etats-Unis et du Canada. 


Em — Les éxpodanis canadiens 
dun agricole international s'em 
retournés. chez eux axec le plus 
no@ibræ de chagpiorigats et dr 


FE lent reïhn@rtés à une ex 
tion 8 animaux de race du Do- 
ion ont fait concurrence aux meil 

@ürs produits américains et ont rem 
Rs d'impressionnantes victoires. Les 


uits de la ferme ont obtenu des 
pflé qui prouvent aux cultivateurs amé 


la 


ins que le Canada est un pays 
Hcole aussi avancé que le leur. 
clou de l'exposition fyt peut-être 


2 + — 


0 


l'Ouest 


31 octobre, 3,144 
et 437 octrois de soldats 
ont été pris dans l'Ouest, ce qui repré- 
sente eriviron 572,960 acres. Pendant 
à période PRE PONAARES de 1924, il 

fait été pris 3.152 ‘“homesteadg" ‘et 
 ‘« octrofs de soldats,-faisant un total 
de 582,120 acres, soit 9,160 acres de 
plus que dans les dix premiers mois 
de l'année courante. T ‘ 

A la fin Dctoure année, le 


du ler janvier au 
‘“homesteads" 


cette 


“Nous refusons d'attaquer ou de crk 
tiquer® injustement toute orpaniag ji 


Poules 
No 1, plus de 5 lv... $ . 
No 1! 4à 5 liv. 
No 1, moins dé 4 liv.. 


Canards 
Nol,gras 


Coopérativé Nous pe 
faire, Téutoïfhme a 
opinfôn. d'ésta nous 
trer que Île systè me 
o@pérative est 83 
meilleuts inté 


séprpre 
eur” démon- 
(Q ‘vente de la Co- 
ñn et conforme aux 


LE ion de 


nombre RTE ‘homesteads'"" et octrois 


de soldats fnsvrits dans les différentes 


provinces ‘&taient Comme suit: Mani 
toba, 41%; Saskatchewan, 1,740; A 
berta, 1,289; Colombie Anglaise, 1 


Le plus grand nombr 
tion: 


de ces in#crip 
om été 
faites à Edmonton et à Prince-Albert. 


pendant, cette “période 


= D D————— 


Les Fermiers-Unis de l’On- 
tario retournent à la 


_ 


“Oies 


No 1, grasses 


tuer Œaller de 
4 s eæ plus la 

fance a Cub .… NoPs vons le 
aire d’une facon plus efficacé en con- 
duisant les affaires de l'organisation 
de manière à mériter cette confiince. 
Nous croyons qu'avec le temps et nos 
ressources financières le permettant, 
nous devons nous procurer des éléva- 
teurs qui nous permettent de contrôler 
le mouvement de notre grain, En sui- 
vant ce‘progräamme, nous ne voulons 


Tous ces prix sont bons jusqu'au 
24 décembre. lis s'appliquent à 
toute volaille No 1, plumée à sec, 
et livrée à Winnipeg ou Brandon 
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livraisons futures — Fil spéelal de Chiengo — rders) as 


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n 


Cours du grain fourni par 


Prix déchargé à Fort William ou "Port Arthur 


EE QG 
- pour la semaine finissant le 14 décembre 1925 


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nos membres, aussi bien que du public 4 sacs de 24 livres ..,.......... 45 10 
en générel, | EE nn de Au Mtisises 
“Nous sommes beaucoup plus assu- Dindes NN OR ARR EE Son. La tonne ..:.......... :.. 825.00 
rés ie retenir cet’e confiance et de (Dindes et jeunes dindons) Gru. La tonné ......... see «827.00 
augmenter si nous continuons à pro- Gruau-— ; 
a vs tranquillement, donnant une No 1, plus de 14 iv. se” Fe SE Le sac de 80 livres 283.00 
-Jattention stricte à chaque détail et ol, 11à 14 iv. ee — 5) tt tee ne mn La 
accordant le ‘moins d'attention possible |, No 1,9 à 11 iv... 22h Foln—. : 
‘là la critique irritante, quelle qu'en soit [D A, 1 sine da O Be D #1. 5042. 25 Pour foin sur voie. Bnne condition. 


ble de ses membres et l'ihmense con- Vieux dindons 19 || Moutons bons ........... $5.00—$7 00 | Mil. No 1 ......... fésressss ..#16,00 
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notre organisation peut simplement ou ets Agneaux bons ......... 530. 60—$11.75 |‘“Red Top” No 1 :.......... 11181200 
continuer sa route at triompher de tout || No 1, plus de 5 liv…. $ .24 Agneaux ordinaires sus $9.00—$10.00 "Red Top” No 2........ esse .$10.00 
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ri SAR ANR ARE OR NS TE poire dé 4 UV... 28 mr | 


por 


La Cie H.-J. Parent, Limitée : 


——. 


| ‘ 
1fposition de ‘“shorthorns” cana sus pas doubler les facilités d'entrepôt, — PÉRRRESRRE SE 
[6] 10 e * A ga F : —— Vèe- cran 
s. “King of the Pairles”, a) 92,258 wagons de grain polit au car nous estimons qu'i! y a assez d'é- Par need ne dubai e : Mardi Merc. Je udi. Véndi Samedi Lundi 
Je ranch du prinée de Galles, a , a re es lévateurs dans la Saskatchewan pour loue ph a GRAINS 8 déc. 9 déc. 10déc. 11 déc. 12 déc, 14 déc. 
t - to — Fes délégués à l'asseim- ci û r 0 . 
Dporté le grand championnat. I “A | . | sron ss lès besoins présents. Nous serons donc ———— - 2 — 7 ———— | 
t déla ” décroché” un grand cham D'anrss un DRE sens IE de Les blée ann elle des fermiers-unis d'On- obligés d'approcher les compagnies “ Blé, No 1 Naud L 1.624 1.64% 1.55 1.51 2; 52} 1.48: 
a EN Aÿfa Foire d'hiver de Toronto, ss hésite Hp . ( san ñ al tarion ont décidé de reprendre une part d'élévateurs en vue d'acheter leurs ins- E RESC EN TE 2 Nord 1 874 1.59 1.51 1 474 1. 484 1.451 : 
ufé semaine Auparavant. RE DNA à de politique, Une oe tallations d'entrepôt. Pourquoi ne le À 3 Nord 1.53} 1.552 1.47} 1.424 1.43) 1.40 
14e ba, mier août jusqu'au 3 décembre, à mi-j qui demandait aucune participation ferionsnous pas” Nous contrôlons au CREAMERY + ————— ee 
previéle vérch pe," ego ces | nuit, représente un train de 800 Miles. | cet effet a été battue, de même qu'un | moins 75 pos cent du blé de la nt Avoine 2 CW, 49} .49 478.47 mt .47% 
mappartenant à M. M ; pr sa En tout il a°été transporté 124,543,000 | ämendement qui voulait une part ac | vince Company _ Limited 3 CW 44} 45 .43$ 143 3! 425 
faledonia, Ontario, compléta là vic | boisseaux de grain dans 92,258 wagons, | tive limitée Us EE : : à NN A nn ÿ 
\. tofre du Canada. ñ Mr | u . JUS Ceci, cependant, ne doit pas étre WINNIPEG 7 
» "Let a diode |ce qui représente environ 10,000 wa Un deuxième amendement qui de-| js comme la preuve que nous ‘vou : Oige 3 CW .63! . 624 .62 .62 .617 
aurea P ÿ | : : mé | gons de plus -qu'en 1923 et presque le | mandait une part active dans.la poli- 4 CW .58 Frs .574 .57 57 . 564 
dits « . À de e de . 2 u | double des chargements de l'an der | tiaué a àté alors discuté et, après plu- A ———————q—— a 
evage . u RE 
® ee he ne pour ten aier. sieurs discours, à été adopté par une 7 in i NW 2.3$1/ 2. 34 2. 295 2.28 2.274 2.26 
“short-horns. 2 . iæ Chemin de fer national du Ca-, bonne majorité , 2 CW 2. 311 2.30! 2.255 2.24 2.23? 2.22 = 
+ Arut vendu $1,050 à Frank-C. Baker + 2 3 8 4 “ 
ss 1 | à : pr é {x nada recoit encore en moyenne 1,900 M. W-A. Anmc: 4'été réélu président Expédiez Uuos8 Grains à a la L—— — = ET } 
dkKauses City, HREOUEL He AE M mnt vrai Par Jour Dürant la | de L'association RE Seigle 2 CW 1.04! 1.06 1.01 .96 .96} 944 
Mn ee RU LE LÉ NORTH WEST COMMISSION CO:, Limited ||” _ + 
pl Rs na dans 1000 boisseaux dé grain ont étémis en | L'Ontarid a le droit de péné- || °, Prix sur voie (track) \ 
s'es 8. s 6 dans: vente et 8.664.000 boisseaux ont été : dl h EE  — A : : PSS DORE PONS RES } 
ifatégorie des chefaux Clydesdales. | res sur 7,097 wagons du réseau | trer dans le district mi- 103-109, GRAIN EXCHANGE, WINNIPEG, MAN. Base Blé 1 Xord 1.582. 1.60? 1.541 1.494 1. 51: 1. ‘ 
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, : F «laré and d Jnag (Grade) et à In pesée : : £ H #4 24 2 -62 -61 { 
dérla Saskatc news, fut déclar En Le grain livré à Vancouver cette Ottawa — La Cour suprême a décidé n : » Jin'i NW 2.35 2.34 2.293 2.28 2. 27% .2.26 
€ pepion. nd pr ps rer année excède tous les records passés, | que le gouverneur en conseil a le droit Nous moux cétupons avec pein et promptitule des ordies sur “option”: Seigle 2CW 1. 043 1.06%. 1.01 -96 - 964 .94 
c an a aussi obtenu un champion |, ,» FE dt 1m: % note sont tinsinnt - EUGENE-J, DUFRESNE a he DRE TERRE TR OR 
. 7,424 wagons ayant pris la réute de ce | d'autoriser: la compagnie Nipissing ||] : T : — ptdr, 
: I » ; é “à Tél. 5297 — 
® Junior dans cette catégorie éd port via le Canadien National contre | Central Railway, propriété du gouver- rebae le og a ane * Options { 
Bamnie Craigie et un grand cham 1.258 à la même date l'an dernier, Alnement d'Ontario, à passer sur les = RE RER ERR STE _ — RER _ es / 
pébnat réservé et un junior dans |} 4510 des Grands Lacs 6,407 wagons lterres dr la Couronne de la province | = . Blé Décembre 1.584 1.607 ETS 1.49} 1.51, 1.48 
2 : wmotèst es éleveuses si oût été déchargés durant la semaine | de Québec dans la région minière d' Mai 1.61} st 1.58 ÿ 53 1.55 1.52 L 
… ffParkdale Gyviez”, appartenant et 85 vaisseaux ont quitté le port avec | Rouyn. Juillet: 1:58 1.60 +-#42, 1.504 1.53 1.50 
J: Dougans, de Condie, Saskatche |, 0:56 000 boisseaux “Cbtte cause a mis aux prises les EN E EXPEDIANT VOTRE CREME — a ue a — —— 
g. remporta un He ser pa La Saskatchewan arrive en tête des gouvernements d'Ontario et de Québec ||] Apr à . as . SA r ue OA seule re Harques Avuine Décembre 478 48 467 .46 .46} .45 
v£ ans la catégorie des étalons d'un ino. , i CET PES Ana lasse ‘ veyde fermiers faisant affaire innipeg. ‘endroit © Mai 51 82 .50 50 so? 49 
ñ provinces de l'Ouest pour les charge- | qui ont envoyé, en Cour suprême, leurs vous êtes ass . 1 nl . - JUS : Î 
& ‘reshwater” apparte _ ! assuré d'un i équit . ‘11 £ co7 
am& “Queen of Freshwater ADPArt ments durant Îla semaine avec 6,071, avocats les plus éminents pour discu |} FalteMens ÉeRitable et: 544 meilleurs FORuitRts Juillet 514 50% 51} . 51 501 504 US 
“ D à Harrower Bros. de Watrous, 000 boisseaux et l'Slbertæ arrive 5e |ter l'interprétation de l'article 189 de Manitoba Co- Operative Dairies Ltd. L , : a NÉTRRE a. TT ere | 
Ba. décrocha le championnat senior | nue avec 2,161,00Û botsseaux. la loi des chemins de fér. | 846, RUE SHERBROOKE WINNIPEG Orge Décembre .63} 641 .62% .624 . 62 .614 
réf@rvé. Parmi les éleveuses Clydes  — Mai 68 . 09 .67À 664 . 064 .67 
date, les exposants, de la Saskatche | — — = ET QG Y - A —— eq mm 
8 sie r 7 s D ee: in éce ’ 5 2 1 9 993 
ua Due are prix. Vendez-nous vos Lin DEEE . ot Era PH 2:28 237 À ne 
‘anada a perdu le championnat . Pèle Mai - 4 . AXE. f] G ER Ÿ, 
_ es . 
M nr din Citoainat PEAUX BRUTES . ue erinages Juillet, 2.433. 2.39) 2.363 2. 35) 2.35} 
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‘Ways que jamais. L'auditotre a suivi 
- lé cours de in causerte avec le plus 
4 profond intérêt, 
|. M. Thériault, gérant de la Banque 
Royale à Saint-Botilface, Acadien com- 
me M. Leblanc, chants une chanson de 
son pays, et M. Doucet, d'origine nca 
|  dienne lai aussi, remepcia M. Leblané 
ét jui dit notre rsconnaisanee de le 
voir s'oceuper si activement des ques 
\ tions nationales au Manitoba. M. Dou- 
cet termina en montrant commet 
l'Acadie pouvait être un modéle de 
vaillance et d'espérance _pour la race 
) canadienne-française. 
‘ Mlle Pambrun exécuta un joli mor- 


JETHTU 
| 


15 janvier, 


LS 


manquera pis d'intérêt. Cette 


a petite sainte voudront entendre 


notre devoir de leur venir en aide: 
notre comité a décidé 1 
tombola à leur profit. Pour 

un sucès. fl nous faut compter sur 
générosité de nos émis C'est dire, 
qu'if nous faut commencèr par deman- 
der des prix, Donc les personnes qui 
pourraient disposer d'objets pour cette 
tombola nous obligeraient beaucoup ea 
les faisant parvenir soit à My L.J. 
Collin, 672, ave. Taché, soit à M. Ovide 


0 


nil à éuittllie Gtnbnche dé Série. | 
Tous son’ cordialement invités à venir 


s'amuser et à £oûter au calé du père | pénible. Nous ne 
Fa. 


Fouchard tel qu'il se fait dans l'armée 


Le dimanche 20 décembre, à $ à. du 


soir, vèes cinématographiques à : Union 


Canadienne. Programme musical inté- 
ressant. 
les À 


pas s'étonner ni cette ou | 14 touchante pièce: Les élèves chan 
vre des retraites fermées, comme tou- teront aussi en chqeur:et ÎL y aura 


tes les ceuvres voulues et bénies de | ges déciamations, ainsi qu'une petite 
Dieu, rencontre des obstacles, suscite comédie, “La mère Nathalie”.  Lès 
méme quelques difficultés; ‘11. n'en | pinéts sont maintenant en vente. 


Culture re_ physique 


Ceux qui jrétendent qu'il n'y a pas, 'e moment de faire ses cadeaux. N'au- 


reste pas moins vrai de dire que les 
anciens retraitants sont les meilleurs, 


conelencieux de tout ce qui appartient 
éctairés et vigoureux de 


out ce qu! 


ques. : 
lei, comme partout, l'oeuvre des re: 


qui nous sauvera”. 
—— 2 220-2— 
Appel aux jeunes 


L'aufre dimanche, à la cathédrale 
de Saint-Boniface, on expliquait aux 


au culte et à a religion, les défenseurs | Retraite fermée à la Trappe 


touche à la foi et aux moeurs catholi- LR Pr Sauvé, 8J 8.J., a prêché unèe 


traites fermées est et seka “l'oeuvre | venus de la campagne, de Saint-Pierré. 


Les examens du premier semestre 


les plus zélés auxiliaires des prêtres! sont commegdcés et la ruche est en 
dans les paroisses, les observateürs | pleine activité. Bientôt les vacances! 


22e — 


retraite férmée à environ 25 retrai- 
tants à la Trappe. La plupart étaient 


Saint-Jean-Baptiste, Letellier, La Salle, 
etc., et appartenaient à l'A. C. J. C. 
Dem ee — 


Société Saint-Vincent 
de Paul | 


—_— ces de-piaro-à entrée 1% CPR 
.. avait mis à la disposition de l'Union 
| Canadienne des,vues, cinématographi 

ques, La première représentait des 

Il payrages canadiens, depuis les vallées 

de l'Acadie jusqu'au Pacifique. L'autre 

représentait des” paysages québecols; 

mails l'appareil fonctionnrit très mal 

et l'on dut interrompre da ue. Ce n'est 
que partie remise, paralt-il. 

La conférence s'èst dotinée dans les 

#allés de l'Union Canadienne, 


Les retraites fermées au 
Manitoba 


\ 


Ÿ - 


La ;mois dernier, à Saint-Norbert, 
chez les HI. PP. Trappistes, se, don 
nait une retraite fermée, la première 
depuis deux ans, alors que le R. P 
Lacouture, SJ, était rappelé ‘dans 
l'Est par ses supérieurs 1Æ KR. P. 
Sauvé, S.J, du Collège de Saint-Boni- 
face, avait-pu réuntr, à cette occasion. 
ouze retraitants qui ont suiv' les exer 
cices de vâint lgnâäce avec une ferveur 
de rejigteux:-ijs en sont TEVEnus en 
thousiasmés et bien décidés à envoyer 
leurs amis goûter, comme eux, tes joies 
et les consolations que procure it ces 
jogrs , 46 rec ueillement et de prière. 

Le B'décembre, une autre retraite 
LE Ron Toi, vingt-cinq retrait 
tahis dont seize jeunes gens de Saint: 
Pierre, de Salnt-Jean-Baptiste et Ge 
Letellier, « ds 

‘+ Dieu soit béni! Le mouvement est 
lancé et s'accentuera de plus en plus … 
Pourquoi pasi--Nos Manitobains fe 
raient-ils Purtout où elles 
sont introduites, les retraites fermées 
ont dés résfiltats merveilleux: 

ent une élite, entraîneurs 
S sum des chef: dont le besoln se 

t sentir ici peut être plus qu'ailleurs; 

à mieux 

Dieu et à se mieux connaître soi-même; 

elles inspirent aux este gens l'amour 


exception? 
elles 


des 


elles apprennent 


EE ee 


VA ES 2 0h us À 2. tre en 


Farine d’une 
QUALITE 
EPROUVEE 


Les expériences continues 
de laboratoire et les épreu- 
ves de cuisson dans notre 
propre boulangerie modèle 
maintiennent la ‘Farine 
Robin Hood à un degré 
de qualité élevé et uni- 
forme. Chaque a der- 
rière lui ne étiquette de 
garantie blindée par la 
queile l'argent est rendu 
avec en plus une amende 
de 10 pour cent 


sac 


connaître 


jeunes de notre ville, la raison d'étre 
d' une congrégation de la sainte Vierge : 
pour jeunes gens et pour hommes dans 
une paroisse. On y disait ce ‘qu'est 
une congrégation “société pieuse, 
érigée canoniquement pour aider les 
chrétiens à marcher fermement dans 
le chemin du devoir, sous la protec- 
tion spéciale de la Sainte Vierge” — 
et l'on montrait, par certaines preuves 
de raison et de circonstances, comme 
H devient nécessaire de recourir à ces 
moyens de préservation, si l'on veu 
‘rester fidèle à ses obligations de chré 
ten et-de catholique. . L'union dans 
l'aecomplissement des devoirs de reli 
gion, l'avantage d'avoir un directeur 
à qui on peut aller pour se rassurer 
dans ses doutes et ses peines, puig la 
confiance sincère mieux manifestée à 
notre bonne Mère du ciel, voilà trois 
motifs qui inspirent aéjà assez d'at 
trait pour s'enrôler comme Congréga 
niste de Marie Les avantages en sont 
si nombreux, qu'on en donnera le résu- 
mé plus 'tard, pour renouveler notre 
présent appel aux jeunes de la pa- 
roisse. ° 
Mgr le curé, qui souhaitait depuis 


longtemps une semblable organisation |. 


pour ses chers jeunes, en a donné la 
direction à M. l'abbé Léonide Primeau, 
de l'archevêché, avec l'entière appro- 
bation de Mgr l'Archevêque. Tout 
jeune homme de 15 à 40 ans y peut 
être admis, et n'assume en éntrant 
dans la Congrégation de la Sainte- 
Vierge, aucune nouvelle obligation. 
Une fois par mois, chaque premier di- 
manche, à la messe de 7 h. 30, les jét- 
nes gens de la Congrégation devront 
assister en groupe à cet office religieux. 
Un court sermon leur sera fait par 
leur directeur, chaque fois, et avec le 
temps il est à souhaiter que l'on pour 
ra organiser un peu de chant 
court 


et un 


de piété particulière à 
Mère. 

Quarantecinq ont déjà donné 
nom. Ü 


Marie, 


leur 


A l'hôtel de ville 


Notre police continue son travail 
d'épuration. Cette semaine encore 
plusieurs descentes ont été opérées et 
les délinquants traduits en 
police. , La police a aussi décidé d'ar- 
râter les camions qui transportent de 
Winnipeg les boigsons enivrantes et 
alimentent certaines maisons de notre 
ville. Winnipeg a suivi cet exemple. 

Félicitons nos policiers et souhaitons 


| Vincent de Paul tenue le 6 décembre, 


| résolution soit envoyée à Mme Gagné 


office à réciter comme marque | rfus, 
notre | 


| Aune Grribiie dé la Société Saint- 


11] a été proposé par M. Godias Brunette 
appuyé par M. F. Lavoie, et unanimé- ; 
métit résolu qu'un yote de céndéléance 
soit oftett\à In famille Liguôri Gagné. 
à l’occasion de la mort de son chef. 
ancien président de la Société Saint- 
Vincent de Paul. Et que copie de cette 


et au journal la Liberté.pour publica: 
tion. 
£ Joseph BARIEL, prés. 
—— ht D 2———— 


md — pre ‘eue 


Bellavance, 214, rue Bettrand, Nor- 
wood. Li ! | 
RER LUE hui tn AUTRES de sport à Saint-Boniface n'ont qu'à 
Baptêmes venir à l'école Provencher tous les 
ET Te — _- ï jeudis soirs pour en voir SE 
MarieFiore-Adéline-Julia. fille de} Jeudi dernier, MM. P. Fontaine, D. 


Wilfrid Turgeon et Antoinette, Hébert. 
Parrain et marraine: M. et Mme Louis 
Hébert. 

Edouard Joseph} fs de William Thé- 
riauit et Edpa Grace. Parrain et mar- 
raine: Joseph Leblanc et. Mabel Me- 
lançon, Le. 20m 


Sépaltures 


Robert Riordon, décédé à l'Hospice: 
Taché, à l'âge de 83 ans; Abraham 


\8heffield, âgé de 58 ans, décédé au 


même endroit; Joseph-Thomas Brown, 


à 69 ans. 


Fanfare La Vérendrye 


Mme A. Lavoie, avec 168 points, et 
M. A. Lavoie, avec 182 points. ont 
gagné les deux premiers prix de cartes, 
dannés par la fanfare La Vérendrye, 
dans les salles de l'école Provencher, 
dimanche soir. Les prix de consola- 
tion ont été gagnés par M. Pinvidic et 
Mlle! Gagnon. 

La fanfare, sous la direction de M 
Vermander, a donné; “Martha”. la 


Le “Voyageur” = — 


Le “Voyageur” À eu sa sortie régu- 
lière mercredi soir. Vendredi’ soir, le 
18, aura lieu à Winnipeg le ‘Union 
Tramp', c'est-à-dire la sortie de tous 
les clubs de Winnipeg et des environs. 
Le “Voyageur” y prendra part et les 
membres devraient se faire un devoir 
de venir. Réunion aux salles de l'Union 
Canadienne à 7 h. 45. A 8 h. tous les 
clubs se rencontrent au coin des rues 
Main et Portage et se rendent en pro 
cession à l'école Lord Kitchener, de 
Kildonan. 


+ + + 
On est en train de préparer la “Gui- 
|gnolée” traditionnelle, car comme par 
les années passées le “Voyageur” va 
la courir cette fois-ci encore. 
2 4 D 2—— — 


Le hockey 


Les' Canadiens français n'ont pas 
d'équipe de hockey cette année, et 
c'est vraiment malheureux! Nos jou 
eurs de l'année dernière jouent pres- 
que tous pour le club des “Argonauts” 
cet hiver. Si les conditions financiè- 
res s'améliorent, il serait possible d'or- 
ganiser l'hiver prochain une équipe 
bien à nous. En attendant MM. Ma- 
Couture (Lolo), Jean Lévesque 
et Kelley portent les couleurs des “Ar- 
gonauts” pour cette saison. 


s 


Voyages . 


MM. Lacerte, Trudel et W. Fournier 
sont allés à Édmonton assister à une 
initiation de Chevaliers de, Colomb. 

M: le Dr Michaud est parti pour 
Cleveland où i] doit assister à une con- 


cour de | vention de médecins. 


M. et Mme Clovis Degagné sont par- 
tis en voyage pour l'Orégon. 

Mme Henri Collin et sa fille Hen 
riette sont parties pour la Californie. 

Mmé Deschambault a quitté Winni- 
peg lundi, en route pour Québec. 


“Croix. du Mérite” et la “Valse des 
Fleurs”. Les musiciens et leurs amis 
ont passé une 30irée agréable. 

La prochaine partie de cartes aura 


| 
| 
| 
| 


| 
L 


« 


Vente 


PTNUIT TITI ANTITIIUIIIIIITIII TITI 


Leciere, A. Bruneteau. Louis et Pièrre trée qui pourrait 


Roëssin ‘ont chacun fait trois rondes 
de boxe, après avoir fait une demi- 
beure d'exercices de culture physique. 
sous l'habilé direction du professeur 
Théberge. 11 y avait 23 membres pré- 
sents. » re at 


|UNION CANADIENNE 


Nos salles offrent un spectacle abso- 
lument nouveau Le nettoyage des 


ea qe mr TR res 


5 mi à 


it. da | 
et le travail 


bâtivement ét 


te a te Bar 


naître qu'elle a mis son studio. à la dis 


‘intéressant. 
DR PR RE RS RS 


. L 1 LE - 

. La nouvelle anaéevapproche! C'est 
-riez-vous pas sur vos étagères quelque 
livre pas banal que l&' poussière est à 
| détériorer? ‘N'auriez-vous pas certains 
numéros vieilli: de quelque revue illus- 
des jeunes? 
N'auriez-vous au fond de vos 
tiroirs, queique : gravure oa repro 
duction qui pourrait faire une jolie 
décoration? Si vous pouvez vous sépa 
rer de ces objets — il n'est pas de 
meilleur ami \dont !! ne faille pas à 
la fin se séparer, disait l'autre én jétant | fe contre ces 
son chien par la fenêtre — faites-en | teurs qui causent tant de ! 

donc,üun cadeau à l'Union Canadienne. bre Rule à nces parmi 
Ces ‘érticles serviront à réjouir nos, 


. Tout 
tout adolescent affligé des. 
ut prendre cette prépa 
purs Palais. de l'etomeët 
trouvera un prom 


ment et une 
parasites 


de petits.  :, 


US, (oüjours remis parce que l'état 
de nos finances nous forçait de le 
faire, a été terminé cette semaine. Le 
club a maintenant un air propret et 


|gai et nos habitués ne tarissent. pas 


d'éloges! Cé sont MM. Pambrun et 
Viel qui ont tout renouvelé D'autres 
améliorations sont annoncées, mais. 
n'anticipons pas. 


L2 L 2 L2 : 
M. Pierre Commune, ami fidèle de: 


chaque jour et gardien vigilant de nos 

intérêts depuis de nombreuses années, 

aurait demandé à notre gérant d'être 

démis de ses charges. Cette pénible | 
_tebHement le 


The Winnipeg Trastee Company of Canada 
1, re PS, We 


PTT 
0 Re do Reine eg eee DONS ce PRE CU) 
dans in ville de Salnt-Honiince. 00 acren, " 
Pre pris de location, 898808. i 


à 29 ncres prêts pour semer des pommes de terre: 
Nous avons plusieurs maisons à louer dans la. vite de’ Saint-Hontfnce. 


BONS DE LA VICTOIRE à 


à Dies sehetnns ot vendons den hous de in Visteire ou meilleur prié ‘' 
L ] L L£ 
… !., 


OBLIGATIONS FRANCAISES vert 


Nous ache 


L 


1% 


train de la vie habituelle que nous nous 
réservons d'y revenir plus, tard! M. 


| Commune a dit son chagrin d’avoir à 


quitter le poste de confiance qu'il oc- 


|  HOLLINSWORTH 
La Grande Vente Annuelle de 
Robes pour 
bat son plein 


Plus importante et 


350 spé robes de soie: R 
$39.50, $45.00 et $49.50 


de Noël 


525,00 


tons et 
tslement les coupons au meilleur taux du jéur, 


Si vors dd pot PAS ENCORE FAIT VOTRE TESTAMENT, yen 
nous à ce nujet et nous nous emprenserons de tonne, Les 
explications nécessaires sur in meilleure facon de 

de fnçon à ce que vos volontés solent respect 


leure que l'an dernier 


200 jolies robes de soie. Reg. 
: $29.50 et $35.00 


Vente de Noël 


#19. 


à 


beaucoup à faire. (Ces arrestations 
ont l'avantage de faire connaître au 
grand jour certains oiseaux louches 
qui préféreraient sans doute l'obscu- 
rité et que la lumière finira par faire 
émigrer sous des cieux moins brillants 

L'échevin Taylor a proposé d'amé.- 
nager un local convenable pour'la po- 
lice. L'on discutera ce projet. 

Vendredi soir au conseil de ville, il 
a été question de trouver un rempla- 
Cant à M. Taylor à la tête du comité 
de police. SI les nôtres veulent se 
btenir, ce poste pourra être attribué à 
l'un d'eux, et ce ne serait que justice, 
car au conseil, actuellement, toutes les 
positions an peu importantes sont oc 
cupées par les autres 


———— D 0 
Au Collège 
Mardi dernier, fête _ de l'Immaculée 


Conception, la Coûgrégation de la 
célébrait sa patronne 
les années passées, Mgr Béii 


veau a bien voulu présider à la récep 


Sainte-Vierge 
Comme 


nouveaux congréganistes et 


> sermon de circonstänce. Le 


Avaut la cérémonie, il y eut béné 
diction d'uve très jolie statue de l'Im 


hais sur la division des grands. 
— 2-2 ———— 


Chez les Soeurs Grises 


+ 


que-ve travail se Cohtiue, Car il y a elle passera trois ou quatre mois. 


Plusieurs parlent de se joindre an 
train de -la ‘“‘Survivance” qui se’a {ci 
le 19 décembre, en route pour Mont- 
réal et Québec. : 

= ——— 2 Dh 0 — 


Chez les Forestiers Catho- 
liques 


Dimanche soir le 20 courant, éans 
notre salle, numéro 137, rue Dumou- 
lin, aura lieu une grande partie de car- 
tes;. ce sera la dernière de l'année. 
Nous comptons sur une nombreuse as 
sistance et espérons voir notre salle 
se remplir 

Comme par le passé, nous nous effor- 
cerons de rendre la soirée ausi agréa 
ble que possible. Donc venez en foule 
dimanche prochain. Les quelques sous 
que vous dépenserez chez nous aide- 
ront beaucoup dans nos oeuvres tou 
jours assez nombreuses 

L 1 L1 L 
Nous avous le bonheur d'avoir dans 


| 


DA mm sur la ferme }= Cha- 
que fermier et éleveur d’ani- 


| tion des 
douner le 
A | chant fut exécuté avec beaucoup d'ex maux devrait avoir sous la main 
{ | pression par la .chorale du Collè ge. 


un approvisionnement d'huile 
Eclectrique du Dr Thomas, non 
seulement comme remède : de 


maculée Conception qui veillera désor- famille toujours prêt, mais par- 


ce que c'est une médecine de 
grande puissance pour les che- 
vaux et les bêtes à cornes. .Pour 
rexmplacer l'huile douce en cas 
de coliques chez les chevaux et 


La Rév: Mère Allaire, autrefois pro-| les bêtes à cornes, elle surpasse 
| vidciale de Saint Boniface, mais qui a! tout ce que l'on pe ut adminis- 
| été choisie aux dernièrés cm bts 


ur 


Vente 


ec PRTITITN TITI TITI IN TITI TT TT «GE 


rite 1 Women and Mascs 
IIIRININIHIRIRIRINININIAID RAPIPLIRIRIHIIPIOITHINIT 


250 robes en soie et en drap. 
Reg. $23.75, $25.00 et $29.50 


de Noël 


15.00 


75 robes modèles exquises. Reg. $55. 00, $65.00, $75.00 et $85.00. 
Vente de Noël 


39.02 


Nous savons que vous avez attendu cette occasion incomparable pour acheter votre robe de Noël. Ne 
manquez pas cette chance exceptionnelle de vous procurer une robe Dé à un vrai prix d’ occasion. 
Plus vous viendrez de bonne heure, plus vous aurez de choix. : 


GRANDE VEN TE ANNUELLE de ROBES pour NOEL 


ne HOLLINS WORTHE CO 


150 robes très éléganteset très chic | 
Rés. $15, $17.95, $18. 50 «t $19.75 


. Vente de Noël 


510.00 


4 » 


WINNIPEG ; 


euro“ e Aues 49 


ba. 


LT 


.— 


STE-ANNE DES CHENES F7 voici de réa: Mie Erame! | 
4 Age engin ‘| Owens, présidente: Mile Gratia Prat | Sid 
Le & décembre "> : |:rie,… vicegrédidente: Mie Adrienne | le rayage à Qmébec avec les membres ! 
An NT Ed s ; Desdutels, séeré" aire: Mie Philomène | de la “Surwitance franco-canädienne 
sant cuisacos| Le R PJ. Kanr. CSSR; Curf À! Carrière, trésoriète: ile Annetje Si | de l'Oueut, Nous Jui souhaitons un 


LH 
; 
; 
È 
# 
+ 


. 4 ‘ - e * . 
Las Muni. à robes LS Donenide. pire 
_ de curé Cia | colonisteur, était de passage an pres 
L'une = Luc bytère avec M. l'abbé Myre £t Noël} 

» 4m porviène: M Léonide 


partie de cartes et à la vente de. ni jours. À la féb de l'inrmacutée<on. Oxens. directrice du chant. .:.… tu Québec. 
niers à Sainte-Marthe- Sask. au profit | eeption ! a chanté la grand'inesse. . 
Noesinvitons nos compatriotes isolés | pingtaine de demoiselles ont 16 recues 
des centres catholiques et français à dens la congrégation. Aux de 
ailleurs et en plus ue é£lise pour | à jeur Mère du ciel. L'acte de consé. ol n 
34 : de de du omis. me | rire à 00 at mi hersss À _ Qualité supérienré — Pourtoutes oecasions 
Gé ile 24: 
}-à Ver - F 
6 \déan le besoin. +2 dm Après la réception on fit l'élection : , es 
mr Sarents + Re sou sl du nouveau conseil de Ja congrégation. ESSAYEZ un gallon de notre j | U 
Telle qu'anmentée, ta kermesse au Et h "(Nb 141) A ‘ 
profit des oeuvres paroissiales a eu hev 
pps ge ce Liqueurs, Sirops, C soyez convaincu de la qualité de ce CLARET ||. 
cettes nettes se chiffrent à près de! dans let ménages { Alba) © comme Ve dl ion are re et meil- ||: 


Saint-Alphonse. Kildonan eut. ési venu | mard. 1e conseilière: Mile Minaie | heureux, un gui voyage, et nous le ! 
| de nos jeunes sont allés à 141 A0 presbytère faire 24 retraite dé dix | Owens. 2me conseillère; Mile Eveline [chargeons de saimtapour nos bons amis 
Ce jour-H' auf vêpres, 1! y a eu time | ! CA er 1 
réception d'Enfants de Marie. Une 
venir voir Saint-Lazare; ls + trouve | j'autel de Marie, orné de feurd, britiant VINS CAL SSANO 
ront les mêmes avantages qu'ile CL | de lumières, elles se sont consacrée; 
langue, et des coinpatrictes qui seront | Puisse la Sainte Vierge enourer d'un ie A En veme par les Commissions de Liqueurs de l'Ouest 
prêts À les aider quand ils seron: dans | ‘soin particulier ces fleurs: déticites! , < : ne 
#200. - marché que la Vière; 
Li néclihs ans ares dogs Extraits composés uniquement de qu 


.Le 
sons 
ce ne 


baser mis en loterie |e: déchargés: ils serviront dans Îa 


À 4 fruits ot matières végétales. Qualité 
sement aux désirs de M. le curé et à 
sur une nmxebreuse | construction t ll ? j : 
oo A , M rte per, l'invitation des Dames de Sainte-Anne anses Recette facile avec j 
| A fe potes de ne. rare MS CALISSANO & FGLI C0. TD. 
.. épargné ni leur temps ni leur travail Cherry, Brandy, Menthe, Cura- 


pour faire un succès de cette entre | çao, Chartreuse, Bénädictine, ; MARCHANDS DE VINS ET IMPORTATEURS 
La salle municipale, décorée | Pi ee at  Â —….—. Ê Licence fédérale 3 
| Fer 7 UOTE 4 fps rénuliat dé la soifée du 5 cou- _On ÿarlo-de condiraire une -f avec goût, fut le rendez-vous LE  — - = — Téléphone -A-7675 -— Coin des rues Graham æt Vaughan, Winnipeg | 
{ Aux bee di Ses muhslisnS rént. organisée par Mile Larocque, ins-| gerie au printemps: e-ipérons que ce| foule gaie et généreuse. | Vins Nect2r : 
“ tiuutrice. et sous le patronage de notre se réalisera enfin ur le pro Un court concert fournit Ja note | < L 
Me grand coeur de “besux jours”: bon projet po P | ne < : 
bon Mer le curé, a été superbe. Tous |grès de notre localité... Depuis des an | artistique de la soirée: Duo de piano ousscux— Bouteille. . 
dur, pronpérité et longue vie, certains | _ 4 : , mi-boutgille ,.,...... 
. ‘lis marcheront sur la trace de leurs | se sent amusés et on a savouré avec} nées qu'on en parle, @etie fois on a | par Mile Antoinette Désautels et Mme gjectar Port 
Pa *'engeltentes tawifies | pla ir “Saheta Maria” 4Faurr) chanté! l'air décidé à agir. Tant mieux. Aibert Breton; le “Chant de l'Adieu”, | Néctar Gingémbre ...: 
é | é . | par M. Edmond Beaudry. Une décla | , . +. | par M. et Mme Léon Brhyère, avcc | Nectar Cassis ......:....... .. À 
En visise au arodhgièes, ii y à quel | mation de Mile Yvonne Campeau a} Nous apprenons avec plaisir que! compagnement de piano por Mme sos à Canada 
etes jours: Mme. Reine Sanche, de | aussi été vivemen: appréciée des con jherirsé santé wi %. prog rs 4H. Empson et de violon par M. J.-H. Disaré * 
que re jeu , R : : Sims 2 
Vinéwôod, Ont. mêre de la ménagère |naisseurs. Les iuélodies chantécs par | # At: ter rons Empson; ‘Invocation à sainte Cécile”, | fraises à , , 
«ff: M. le curé, et M. Henri Sanche, de | M. Fernand Tellier omt'su transporter | Ami sera bient ôt revenu au milieu des | ons on trois parties par la chorale | Framboôïées ..... C. AVIS A CEUX QUI FONT USAGE D'UN 
g Norwocd, son frère | l'auditoire. Un tableau visant, “L'ap-| Siens et qu'il pourra reprendre l'admf | 4e 1 éseñier, sous la direction de M. 1e | Menthe ...:..... . APPAREIL DE RADIO 
’ | pasition de Lcurdes”. à aussi ajouté à | Bistration de ses affaires. Dr J-B. Cloutier. | Citron ; PPT 
| La- famille de %. Adéiara Laurin, l'imtérèt de cette charmante soirte. Le . + Tv t , _ 
. M. Roberge nous a Leiriés: ces ‘jours rues ch ‘ . — out détenteur d'un appareil récepteur doit posséder une lioençg. 
acteur pperer gage slrrcoee migpts 1 Merci.3 tons teux qui Ont pri: part | derniers pour aller ‘habiter la Califor dE one pet serie v ee Cidre Nectar mur peine, sur conviction pur voie sommaire, d'une amende excédant 
‘ne nouvelle unité, un Eros £arçon, au |à cet agréable divertissement, ioit dans | mie. Nous regrèttons la perte de ce < Le . rer au ation a MEET dr 5 
jouel on a donné au haptéme les nOMS , j'organisation, soit en assistant à la rt, la semaine dernière, pour parti: QUOn is es ep 7 evo . 1.15 ss : . ra 
4 Somophr Albert Emile Félicitations | ” | bor eitoyen et tont en lui souhaitant | je à Ja retraite fermée. : La licence coûte $1.00 par année 
[LL Si { soirée ell-pméme succès nous nourrissons l'espérance | 6 Sirop Nectar : 1 
“aux heure sg ny Nos RE pong tes pt mg | que M: Roberge nous reviendra encore Lætellier sera représenté dans l'ex Garanti pur sucre s'auresrers valable jusqu'au 31 mars 1926. Pour.obtenir une licence, 
Les élections àn 2 novembre ont | où compte Æmes Foucte, L£D'anC, MG | =... = cursion des Franco-Canadiens vers !0 À 

en dans notre localité pour résuliai | | ler, Grandmont- Paillé. Leclaire, Cam- M. Amédée Vermette a fait l'acqui province de Québec. M.et Mme Alex. SN Aie re AUX bureaux de Ponte, Aux vendeurs x ‘appareils de radio, «ux 
darenserolier mandat de conreille: | peau, etc. méritent aussi leur part de | siticn des lots de village de M. Ro 


l'eau gazcuse inspecteurs du Service Radieélectrique 


ou au Mimistère de la Marine 
et des Pécheries, à Ottawa. 


Cadieux prendront part à ce voyage. 


remerciemen:s. berge, et M. O. Cadieux a loué ses 


M. Maxime Champagne. Cela ne + +. = : : 
je Par de doute pour perscne, en rai fe Ge, [ie nn. a pres Richard-Béliveau & Cie 2 te me prendre ma est ess ar bénéfice de la 
#oh de la popularité que notre Per ST- FRANCOIS- XAVIER | Mme Deschambault nous a quit'és baptisée le 8 sous le£ dons Hp iex Manufacturiers et importateurs ti ï pig e ss ie a 
der a su s'attirer par sa bonne entente | pour un voyage de trois mois dans la} pjanche-HélèneAmanda. Parrain et ” PROS ET DETAIL , A. JOHNSTON, sous-ministre de la Marine et des Pâcheries 
4 O7 free et les services rendus à Hoire parcisne Œubt de tertiner gen vieille ppvinèe de: Québec; elle " marraine: M. et Mme T. Pélisaier. 334, rue Mii Ë Wi : , 

frs concitoyens en maintes  circons hnces tbe an «lle vroinent. retire rendra jusqu'à Roberval, paroisse d'o- : innipeg 
: M nÉeAs" 


bi rigine de la. plus grande partie de nos 
4 pee, ROUS | Canadiens francais de Saint-Lazare. 


ot CCR Ù 
!’Nof'houliné à scié sont en plein | tentés de dire. Car encaisser, en peu | … te 
érciéé. A ceux de MM. Honoré | de temps, une.somme de plus de $1,300 kr. Eugène Foutllard, Emile Du 
Ahèrrien e! Charles Saindon est venues, pour une paroisse rurale assez | pont ei Louis Guay étaient en voyage 
sadjoindre celui de”M. Thomas Les-| mie de population et de moyens. | d'affaires à Winnipeg cette semaine 
‘pirance, depuis quelques semaines. Il} un efort et un mérite dignes d'être ..…. 
cest À prévoit que les commandes de} signalés Au vrai, celà suppose, de M. et Mme Kphrem Bouehard et leur 
vlanches: et de bois de constsuction | la part de: candidates, Miles Marie- { fils Epurea. Mme Fortin, de MeCreary, 
«n» masqueront pas. L'an dernier. ces! L:uise Daigneault et Laura Saint-Ger ttaient en visite à Saint-Lazare der 
rvuulins ne suffisaient pas à satisfaire | main. patronnesses de <e bazar, ur nièrement. M et Mme Bouchard ren- 
 cliéntèle. ‘ travail «t un dévouement magnifiques dirent visite à leur fils, commis chez 
L—— 20000 — | et, de la part des paroissiens, un inté | M. Jules Decorby. Tous se reiirèrent 
| 


| FANNYSTELLE | rêt et un encouragement non mains au-presbytère et furent Tes hôtes de 


| magnifiques teur ancien curé. 


LE Mariage | Ma: l'attrai: souverain du bazar fut M 


y € 
et Mme Francois Pailard et leur 
. Le 2? décembre a été célébré le ma |incontestablement la vente de; pani?rs | fils, dé Grande-Clairière, étäient en vi 
riage d'Aimé Piché avec Margueri: e | Que spectacle charmant que 1ous ces, j., à Saint-Lazare ces jours derniers 
Arnal. Dame Rumeur dit qu- le jeune Paniers, de fermes et de parures aussi | lis furent les hôtes des familles Albert 
couple dois aller chercher le suecès'et élégantes que variées. atiendan: pre | Preseott et Lionel Chartier. Avant 
ke bonheur en.dehars de ja paroisse: neurs! Qu'il suffise de dire, pour mar | jeur départ M. et Mme Palard sont 
mous serions pourtsnt si heureux de | 4er le suerès de certte*veni:, que les | jjjés saluer M. ie _ 

%cs garder au milieu de nous. Soit ici, | riches paniers de nos candidates ont 


#oit ailleurs, nous leur souhaitons une fait prime avec plus de $200. aux ap La belie fête de ES e Con 

ylongue et heureuse vie et “le paradis | Plaudissements de l'a semblée. | FE 
à la fin de leurs jours” Aussi ce bazar at-il satisfait et même —_— a 
- Conférence encitamié tout le.monde, croycn:nous, Une huile qui est fameuse ER 


Le ?5 novenibre, M. 1, Villeneuve est tant par son résultat inespéré que par Bicn que le Canada ne soit pas 

wcnu nous donner une comférence. Il l'eñtrain et la cordialité mis en con la place de naissance de l'huile 
‘mous à parlé de la ventilation des éta-' Cours de part et d'autre. . Eclectrique du Dr Thomas, il est 
dles, du soin à donner au lait, et nous] L'on en était alors à la find'une .i cependant le pays de ce fameux 

æ fortement recommändé de ne pas belle fête de famille: imaginez avec bd méède. Du Canada son bon 
abandonner l'industrie laitière L'au- | auei brio l'on at:aque “O Canada”, pour | renom s’est étendu à l'Amérique 
ditoire était plus nombreux que jamais ! ensuite se séprrer aux notes joseu:es Centrale, à l Amérique du Sud, 

et la conférence a été des plus int | vibrantes de “Bousair, mes amis. | AUX Indes Occidentales, à FAus- 

au revoir!” ‘tralie et à la Nouvelle-Zélande. 


ressantes. Merci à M. le conférencier 


qui à tant à coeur notre syCCès sur Oui. au revoir! et cordial merci à Ce la est suffisant pour attester | 
pes fecmes e: qui sait nous donner des} ous: amis voisins. paroissiens son exccHence, car dans tous ces 
ILE conxælls si pratiques pour arriver af Er | pays, elle est en vebte cten de- 
! 7 Mme William ‘Beauchemin, de Char- Lens 
' “e suecès. | 4 
—_—— 0" 200 — 
| SAINTE-AMELIE | IRMEMG LAC MC RCECECECEEMEUS 


éré des plus belles. On a admiré ls 
govialité et la bonne conduite de tami 
de jeunese en assemblée La salle 
élait justement comble de ces jeunes 
venus de loin et de près pour Une Soi 
rée récréative. Il y en avait de Sainte 
Rose du Lac, de Laurier et de Sher- 


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de SaintBoniface, Man. 


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1 La partie de cartes que les jeunes dŒEANS. DAOUST. J-L-N. FAILLEFER, 
t filles oùt donnée dimanche dérnier a Président | : Sec.irésorier 


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désire offrir à tous ses clients et aux lecteurs de la “Liberté” 


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ærove. Tous se son! amusès agréable 
ment, il semble 

Les gagnants aux carte: furent les 
suivants: ler prix. François Wauthier: 
Me prix. Marius Roche, prix de con 
solation, Adélard Desjardins Pour! 
les dames: ler prix. Emelie Wauthier: 
fme prix. Jéähne Dupré: prix de cen 
éolation. Rachel (laeys | Les deux 
assortiment: de jarreiières pour les 
feux sexes furent décernés à Ovide 
Landty. La boite de ‘surprise a é'é 
adjugée en faveur de Steven Ramsay 


Après la distribution des prix eut Départs Sins du Canada pour 
lieu la. collation accoutumee de nos | HAMBOURG ‘ANGLETERRE 
soirées. (Celle-ci étant finie, diverses CHERBOURG, ANVERS, e 
a«hansons nous ont été données. chan et retour 


sons patriotiques par Mlle Jeanne Ja- 
vob ei par Mile Marie Béasse: chan 


t 


1 it y à toute facilité de dire La messe sur nos paquebots Lud 


Sn, 
sohs d'occasion pér M. Alfred Dhilly Paquebots luxueux — Cursine insurpassable — Service excellent ” 
gi.esr M. Henri PER Retenez vos billets de bonne heure ST. B O 
élicitons grandement nos actives | À 
+ usages og de cette belle veillée, Pour plus d'inlermadions, d'adresser à N I FACE 
an particuber la présidente, Mlle Irène W.-C. CASEY, 
Ramsay, et calles qui lui ont aidé le 564, AUE MAIN . S = WINNIPEG, MAN. di 
* .glus dans cetie Lächeg onérense. 
} ° , ini ‘< PA =" 
ue.“ 


DUPONT VU 


: 
| 


— M s'agit de Mibios. : Depuis que 

‘vous l'avez renvoyé, l'enfant est mal | hommages. : , 
e trohé chez lui. je l'ai encore trouvé! Lorsque Myrtà s'était éloignée: on 
, ®n larmes fout à l'heure. SI ÿ avait avait fort complimenté la comtesse sur 
‘ne pellte place pour lui ici, né vou 
> @fiez-vous pas la lui donner? 
‘ — Quand H n'y en à pas on en crée, 
1 Myrtà Oui, je penserai à votre LORS Eng panier rence 


sé, je vous le promets 2Y8A reporté sur Myrtô la colère jns- 
.…. , de-vons remercie! ditælle d'un ir, 
[l 


ton joyeux. Vous êtes très bon. mon { pour 
perte 


par l'admiration de son cousin 
cette “étrangère”, ainsi qu'elle la 
: | tfaitait intérieurement 
oi? dit-il d'un ton amer. Prés | ,Terka, jusque-là plus bienvell'ante à 
À d'un toeur élevé et vériiabler ént chré- |l'érard de Myrto, avait peu à peu 
_:__Men, j'aurais pu le dever p Mais je! changé 
| ‘Me sain beurté à Ia Fæversité, à la | prêtérée et son iséparable, 
vanité misérable. et 4 me suis fai ur 
rempart inaccessiksæ à la pitié 
— Mais vous Voyez que non, puisque 
Vous vouliez ben vous occuper de Mik 


s attachait 
| srésmment à sa cousine Elle aussi, 
: Pour un autre motif, devenait jalouse 


| de Myrtô et lai témoignait une grande 
! froideur, presque aussi pénible que les 


los! dit‘élle d'un ton de protestation | mots piquants ou acerbes de sa ca- 
éœue L | dette qu à | | 

11 wmurmura-avec une sorje de ter-| 

's Veur. | . | 


(Test vous qui êtes bonne 
bonne que les plus implisyables sont 
Vaincus pa; votre Charité Myrtd.| filles envers Myrtô. Sa nature un peu 
Boyez bénie pour le bien que vous m'a-! molle et indifférente ne se préoccu- 
vez fait et. priez pour mot pait pas que la jeune fille en souffrti, 

J1 se détourna brasquement et s'éloi- | e: d'ailleurs sa faiblesse 
&na d'un pas rapide, laissant Myrt5l fants Jui 
toute saisie | moindre bläine. 

Elle ne le revit pas avant le départ | Certaines: compensa'ions étaient ré- 
Ce même soir. il avait été faire ses | servées à Myrtô dans l'existence pres- 
adieux à sa mère e: à ses sveurs dans | que éustgre. privée de distractions 
l'âprattement de la Comtesse, et il ne qui était ta sienne au Palais Milcza. 
.pérut pas le lendemain matin lorsque | côte À côte avec la vie mondaine de 
ler: voyageurs guittèrent Voraczr. | ses cousines Outre l'affection de Mit 

De la voiture qui l'emportait vers la |zi, elle possédait celle de Rena:, 
sre, Myrtô put, quelque temps, aper- | lequel elle prenait décidément une rée!- 
Cevoir la magnifique résidence, entou- | le influence De plus. elle avait acquis 
rfe de se4 futaies séculaires, surmontée | la sympathie de Frauiein Rosa, excel- 
“de'Îa bannière blanthé et vèrte qui an-| lente et placide rersonne, avec la 
nonçait la présence du maltre_ Et | quelle elle perfectionzait san allemand 

| une tristesse profonde descendit dans jet causair fréquemment de littérature, 
l'âme de Myrtô, à la pensée de cette | sujet cher à la Bavaroise qui avait 
autre âme gu'elle avait devinée élavée | fait de très f 
et ardznte, et, qui allait demeurer seule | Depuis quatre jours, la famille Zo- 
avec ses regrets et ses douloureux <ou- | lanysi s'était transportée à Pudapest 
venirs. sans Ia réconfortame lumière | ainsi qu'elle en avait coutume chaque 
dé la foi * année pour !?s fétss de Noël. Elle 

— Mon Dieu, donnez moi &e souffrir. | s'était instailée dans le vieux palais 
s'il le faut. afin que vous lui accordiez | que je prince Milcza y possédait, et 
ce don sans lequel il ne peut être sau- | qu'il laissait À leur disposition, comme 
vé' ditelle intérieurement, ans un | ses demeures de Paris ét de Vienp= 
élan de tout son $feune coeur f2rvent | Ce matin. la com'esse 6t 6 

| X1H 

Les bûches du foyer 


pour ses en- 
interdisait envers eux le 


, 


irtes étude: 


s -nfanis 
étaient partis pour passer la veillée 


flambaient }et Le jour de Noël au châte2u de Sezky, 


Mar atténuée sur une partie du vaste | d'emmener Myrt3. bien que les châ- 
salon aux tentures sombres aux mea |‘elains de Sezly fussent ses parents 
bles somptueux et sévères. Cette dou | ds Gisza: Et ia jeune fille restaii 
ce clarté-enveloppait aussi près de la | seule pour «çette fée "ce Noël avec 
cheminée, le paisible vis=ge, les ban-| Fraulein Ro:a, das le grand vieux pa- 
déaux blond cefdré de Fraulein Rosa: | lais austère cà fiottait le souvenir des 
elle découpaft, sur 12 teature de tapi- | ancêtres du prince Arpad. 
serie fonéée, le pur profil de Myrtô et ! Sa pensée, maintenant, s'en 
+ . Sonnaft à sa lourde cheveiure une dé | vers Voraczy, Que serait pour 
licdte teinte d'or pâle | cette ffte si douce, <t infiniment con- 
L'institutrice lisait_ ou plus exac-|solante pour les coeurs chrétiens? Son 
tement était censée lire En réalité, | âme était-eile encore rivoltée, ou bien 
elle sommeillait. et Myrtô avait parfois | s'apaisaiteile peu à peu? 
un léger sourire en la voyant | Les nouvelles de Vor= 
ter, reprendre son livre, pui: rares et fort succinctes 
tant après, le laisser retomber | avait écrit plusieurs fois à son fils. il 
La jeune file, elle, était tout à fait | lui avait répondu par des billets très 
éveillée, elie travaillait activement à! brefs, ne 
use petite jupe de chaud ‘ainage qui ; lui mème 
irait. demain, réjouir un enfant pau 


allait 


sursau 


La ins La comtesse 


C'etait par une lettre de 
| Ktaïia à Thylda, sa nièce et filleul, 


la l'en soit ainei, à cause de mon deuil. .H 


*Avant-de:les 
tais 


plus-que jamais.” 


* nous vient de’ 
»erson- 


leurs, ai elle est à Sesig, pourquoi né 


y œura peut-être de grandes réunjons 
à Seziy, ma place n'y était réellement 
— la sagesse même, Myt- 
16. Mais soyez sans crainte, les Gisea 
n'auront bientôt qu'amitiés et sourires 
pour leur jeune cousine, 
‘ ‘— Oh! j'en dote fort! 
— Et mot jen suis: certain! dit-#l 
d'un ton péremptoire. = 7 
11 s'avänça pour saluer Fraulein 


détente, quelque chose -que. Myrtô J 
savait expliquer, et qui: ressemblait motion. : nm» 
peut-être à l'allégresse contenue d'un]  — C'est moi qui vous remercie, Myr- 
captif dort les lietis sont tombés, et | t6, pour m'avoir appris la douceur du 
qui n'ose croire tout à fait encore à bien fait à autrui! répliquet-il grave- 
son bonheur. A . 4 ment: : Ù ” 

Myrtô, très, simplement, lui Dani le vestibule, où les domestiques 
son existence à Vienne, existente bien] s'empressaient cette ‘fois, Te’ prifiée 
simple, presque sévère. Chez cette] Milcza débarrassa lui-même sa cousine 
jeune créature si belle, il m'existait pas ide son vêtement, toit en demat ant: 


Mme P. Boudreau, une 
ï te ici. 


Dans tout le Canada, les Pi- 
lules Dodd sont reconnues com- 
me. le remède des femmes souf- 
frantes. Elles agissent directe- 
ment sur les rognons, ét les ren- 
dënt forts ct sains. ‘Lés neuf- 
dixième des maladies de. fem- 


L= comtesse Gisèle demeurait heu-' mes sont causées par les ro- 
| reusement toujours la méne, maîs c'e | gnons malades. 
sijme s'apercercit pas — ou ne voulait | sains donnent un sang pur. .Un 

| pas s'apercevoir — de l'hostilité de ses | Sang pur. donne 
| santé. 


Des rognons 


urc bonne 


me 


tioËs données aux ispans pour amélio- 
rer le sort C2 ceux qui y vivaient. La 
femme de charge, étant fort discrète 
par nature, et connaissant d'ailleurs la 
haine du prince Milcza pour les racon- 
tars, s'étendait fort peu sur tes nou- 
veiles. Mais, telles qu'elles étaient, 


{ elles avaient mis au coeur de Myÿrtô 


! 
! 
! 
Î 


! 


É | une joie et un espoir. Si le prince sor- 
su; 


tait de lui-même, s'occupait d'autrui, 
des humbles et des petits dont il était 
sesponsable devant Dieu, il était à peu 
près certainement sauvé. 

Miklos, selor sa promesse, avait écrit 


à Mfrto, en lui apprenant que le prin-! 


ce Milcza l'avait pris à son service 
pârticulier et qu'il se trouvait œainte- 
nan’ heureux, si heureux! Son mai 
tre était très bon pour lui, il ne lui 
témoignaït plus jamais la dureté d'au- 
trefoie.… È "+ "* 

“Et je vous remercie de tout mon 
coeur, mademoiselle Myrtô, achevait 
l'enfant. Je prie tous les jours pour 
que le bon Dieu vous rende heureuse, 
et que Son Exce!lehce devienne moins 
triste.” y 

Triste, il l'était sang doute plus en- 
core en ces jours de fêtes fami'iales, 


ment, les grandes ! +, voi-| à quelque: kilomètres 2 > Budspest j : 
ep : erand mempes, voile q : “ né ru : # [le pauvre prince, seul dans sa demeure 
‘de vert pâle réfandzsient leur: navait nas 614 un instant question ! 


magnifique. Le souvenir de son petit 
Karoly devait lui revenir plus intense, 
plus poignant … 

Myrtô prêta tout à coup l'oreille. La 
porte qui faisait communiquer ce salon 
avec la pièce voisine était ouverte, .et, 
du ve-tibule, un bruit de vo!x arrivait 
jusqu'à ele. 


— Frauiein, écoutez! On croirait 


lui” ! . 
| presque. oui. vraiment, on croirait la 


| voix du prince Milcza! 


| 


1 


CzZÿ étaieni ‘’ort | 


donnait aucuns détais sur | 


‘ 
L'institutrice, enlevée à sä douce 


| somnolence. sursauta un peu et-écouta 


un moment / 

—— Mais je ne sais. Ce seraît pour. 
tant si invraisembiable! 

Myrtô se leva vivement, elle traver- 
sa la pièce voisine et ouvrit la porte 
donnant :ur le vestibule. 

Oui. il était là; Ja physionomie 


L 


té 


- nyt-et-Myrtô avait ap 
pris les rapports plus fréquents du 
prince Milcza avec 


1, bientôt ! 


s'apprèter 


se bâter, la velllée s'avancai 
arrivera le moment « 
pour la messe de minuit : 

Tout er travañar!. él'e repassai 


EE ———————_—_——————_—— 
MAUVAIS ESTOMAC 
Si vous avez ds étuurdissements, si votre travail vous fatigue, 
si votre estomac se refuse à digérer votre repas, s1 vous avez des gaz, 

- sile maün votre boyche.est mauvaise, votre lañgue rhargée, si après 
vos repas vous sentez une pesanteur au creux de l'estomac et vous 
êtes portés à ddrrnir, c'est que votre estomac et votre fcie sont dans 
une mauvaise condition. 
usege des 


e 


son domaine de Voraczy, les instru. 


Prenez garde À ces symptômes et faites ‘| 


pour les Hommes 
Elles rous déifrrasseront de vos malaises. Lisez la lettre suivante 
et dites-vous bieg qu'il n'y a pas de raison pour que les Pilules Moro | 
ne vous réussissent pas à VOUS aussi. 

‘J'ai souffert pendant trois ans d’une 
tres mauvaise digestion, su point que je 
ne pouvais rien garder de ce que je prenais; 
j'éprouvais des battements de cœur qui 
me faisaiené presque perdre connaissance ; 
j'avais des maux de tête que ni cachets, 

ni pilules, ni poudres ne réussissaient à 
‘calmer ; j'avais aussi des douleurs aux 
reins et dans l: dos. On m'a recommandé . 
les Pilules Moro et je les ai s avec 
confiance. La première boration a 
été une digestion plus facile ; mon appétit 
est dereau plus régulier, mes miaux de 
tête ont diminué, puis tous mes malsises 
ont disparu. Je suis parfaitement bien 
aujourd'hui et je reconnais que je le dois 
sux Pilules Moro que je recormment- 
leshommes. Mon flales prend aussi | 


comme le meilleur remsixje pour 


avec grand proë! ". M. Jos St-Laurent, 16 Knex, Lewiston, Me. 


Les Fiules More sont en venie par ‘out. Nous les enoyor.s aussi par | 


+ da poste sur réception du pris, 60 sous la boîte. w, 


\ 
LA 


le Père Joaldy, les | 
excursions du }Cune magnalt à traversi, 
1 


| mère, 
| sences et un laisser-aller incroyabiee.…. 


rassées que lui donstsit un dore: 


courb devant lui, tandis qué. derrière ! Ed r : 
celui-là. se tenaient d'avtres serviteurs, | PR uRS l'accent do sa vois qui 


a mine humble et inquiète. 

Mais son visage s'éclaira subitement, 
il s'avança vers Myrtô, la main ten- 
due 

— Myrtô. vous êtes là, au moins! 
Macri était en train de m'apprendre 
que ma mère ei Mes soeurs ne se trou 
Vaient pas ici, et j'allais lui demander 
si vous les aviez suivies. Mais vous 


| êtes 2° dit ! d'un ton d'allégtésse con- 


tenue, en 5e penchant 
la main 


— Quelle surprise! murmura Myrtô 


pour lui baiser 
1 


| avec une émotiog qu'eile ne parvenait 
| pas à réprimer 
| combien ce jour de fête serait triste 
| pour vous, {à-bas 


Je pensais justement 


— Oui, il l'aurait été terriblement, 
si hier, une révélation de l'excellent 
Père Josldy n'était venue m'enlever le 


| poids oppressant qui me retenait cap- 
[u£ 


| voyage dans intention de passer en fa. 


J'ai immédiatement décidé ce 
mille cette fête de Noë! 
Fant, 


ré, à 


Mais en anri- 
Je trouve un vestibuike mal éclai- 
peine chauffé, pas de domesti- 
ques! Je soupe, personne ne vient, 
R resozne de belle façon, ces indivi- 
dus se décident enfin à apparaitre . 

Ex. d'un geste dédaigneux, il dési- 
sreit les serviteurs dont la contenance 
n'était rien moins que rassürée. 

— 11 paraît qu'en l'absence de ma 
Îls sg croient permis des 26e 


r— Il faut être indulgent. aujourd'aui, 
mCe cousin, c'est la vellléé de Noël, 
dit doucement Myrto. EU 
— Soit, je pardonnerai pour. cette 
tés Serestely, 2llez préparer mon 


apparent, ajuulat-il eu s'adressant 


*Tvos occupations. 


quiapapraissait. visiblement stupéfée 
par cette arrivée inattendue. Puis 
entra avec l'institutrice et Myrtô dans 
le salon, et dit, en jetant un coup d'aeti 
charmé autour de lui: it 

— Vous avez su. toutes deux, rendre 
hospitalière et délicieusement accueil: 
lante cette grande vieille pièce trop 
majestueuse.. Avez-vous l'intention de 


Myrtô? [ 

— Oui, Fraulein et moi comptions y 
a:sister d2n3 la petite chapelle voi 
sine. . 

—- Je scrais(peureux de rous ÿ ac- 
compagner, si vous me le permettiez® 

— Volontiers! dit-elle, une joie Au: 
daine remplissant sun âme. Pré . 

Depuis des années, le princé Mileza 
n'avait plus assisté à la mesée. Si 
cette fête de Nôél pouvait être là 
point de départ d'une rénovation en 
lui! ‘ 

— Alors, je finis la veillée avec vous! 
dit-il en attirant à lui un: fauteuil 
Mais restez donc, Fraulein! ajouta-t-il 
en voyant que l'institutrice prenait son 
livre et faisait un mouvement pour 
s'éloigner. Continuez votre lecture... 
Et Myrtô tratailfait x quelque ouvrage 
Charitable, sans doute? | 

IN prit le petit jupon que Myrtô 
avait jeté sur la table pour s'élancer 
vers le vestibule, et dit avece émotion: 

— Toujours la même, Myrtô”.. Les 


pauvmétf-lekt malhëureux de corps où, nr 


d'âme ‘sont dencurés vos préférés ?… 
Et vousicontinuez à Vienne vos visites 
charitables? : 

— Oh! Lier péb, malheureusement! 
Là-bas, je ne D les faire seule, Tyl- 
da est bien jeufif aussi, et d'ailleurs 
très occupée ‘ Fraukein Rosa m'ac- 
compagne;.garfois; frsqu'elle a un peu 
de temps bre. Nous nous entendons 
très bien, ajouta Myrtô avec un sourire 
à l'adresse de l'institutrice. 

— Qui donc ne s’entendrait pas avec 
vous, Fraulein Myrtô! répliqua la Ba- 
vVaroise avec une vivacité peu coutu- 
mière à.sa tranquille nature. 

— Bien parlé! dit le prince Milcza 
avec uti léger courire. Allons, ne roù- 
gissez pas, Myrtô, nous n'allons pas 
chanter vos louanges devant vous. 
Donnez-moi des nouvelles de ma' mère 
et de mes soeurs... et des vôtres, natu 
rellement. Je ne vous trouve pas une 
mine bien brillante. N'est-il pas vrai, 
Fraulein? * | 

— Oh! je me pcrte très bien! pre- 
testa Myrtô. Mais le séjour en viile 
pälit toujours un peu. RE 

— C'est évident. mais je crains 
qué vous ne travailliez trop. Racontez- 
moi ce que vous faites e 


-mo de 


Ur'intérét profond se lisait dans son 


s'adoucissait cn s'adressant à sa cou 
sine. Non, ce n'étaieñt pas chez lui 
banales phrases: de courtoisie. Myrtô 
sentait qu'il désirait réellement savoir 
quelle avait été sa vie depuis ces deux 
mois. 0 L 
Et elle cofistatait aussi, avec une 
joie très douce, qu'il n'était plus tout 
à fait le même. Certes, son beau vi. 


lèvres retrouvaient, par instant, leur 
habituel pli d'amertume, mais on ne 
pouvait er qu'il n'y eût en. lui une 


Vous pouvez être malade ce 
seir, avez-vous un remède ? 


fe n'a autant de beauté et | #uces prières de gadis. 


jeunesse de coutume. Si les 


joues sont creuses et pâles, si[?"mait un regret profond, une tris- 


ell est fatiguée et nerveuse, 


son organisme a besoin d'un en même temps.qu'une joie religieuse 
Pilules du etun espoir. Ses yeux se posalent sur 


bon régulateur. 


docteur Hamilton sotit le véri- 


table remède pour rehdre la lèvres murœurèrent, comme si elle eût 


santé aux femmes et filles 
et malades. Les Pilules du doc- 


teur Hamilton stimulent. tout|%"ez le bonheur de posséder votre 


l'organisme. Le feint redevient 
rapidement rôsé, l’entrain re- 


vient et les forces augmentent et Fraulein Rosa retrouvèrent le prin- 
chaque jour. La- femme fatr {ce Milezs 11 leur tendit l'eau ‘bénite sers 
guee aura tôt retrouvé saiyé, et aida sa cousine s'enveiopper dûñs peut aussi être mauvais, Catar-1. 
force et icint, si élle”use des Pi. |®@n grcnd marteau, àâvec des gestes | rnozone 7 qu'H a 
lutes”-dü docteur Haïmilion. En rs av presque religieux, un air de 
vente ut, 25 sous la boîte, |#72"e et intense mespect, comme l'eût sous; petite dimension sous. Chez | 
e Cafarrhozong Co.,| fit un croyant pour un objet-consaeré | ie marchands ou 2. | 


ou de 
Montréal, 


, 


vous rendre à la messe de minuit,| 


| Myrto? 


+| elle montèrent se coiffer de leurs cha- 


[ment éclairé, le prince” Mileza, 


de eu À 
pâles pu l'entendre: ‘ he Cha H. We 
— Priez pour mo!, Myrtô, vous qui ‘bre d'années, j'ai souffert de Catarrhe. 


| "llon, Myrte? PEN ‘ar 
— Certainement... et silj'osais vous 
dans toute 


les échos arrivaient jusqu'à elle. 
— Réellement, Myrtô, vous n'enviez 

pas més soeurs? demnnda le prince | demander vo le partager, 

Milcia en'se penchant un peu vers elig | 2 simplicité? 

comnié pour mieux scruter sa physio-| — Osez, osez, My:t0! dit-il en sou 

nomie: | giant. J'accepte avec rèconnaïssance, 


" A d'autant plus que je me sens quelque 
Re. pos: Toi ses 7 peu affamé, ayant diné de bonne heu- 


graves, rayennants de sincérité. | re et fort légèrement. 
— Oh! non, je vous l'assure! Cetté| pans je grand salon tiède et bien 
existence me paraît si vide, si absolu éclairé, il se, tint debout” près de la 
ment inutile! cheminée. et regarda Myrtô allër et 
— Mais la vôtre est bien sérieuse, | venir, tout occupée de la préparation 
; de son-th6, pour lequel elle savait le 
— Oui, assez, dit-elle avec un souri- | Prince Arped particulièrement diffcl- 
re. Mais je la préfère mille fois à|le. La lumière tamisée de vert éclai- 
cellé de mes cousines. É rait doucement son profil délicat et sa 
° 1 appuya son menton sur sa main | superbe chevelure relevée üvec une 
et murmura: simplicité qui eût paru chez tout autre 
, — Îlest vraiment dommage que mes | de la coquetterie, tant elle faisait va- 
sccurs aient ces goûts frivoles. Elles | loir la forme parfaite de cette tête de 


-[ne peuvent être d'agréables compa-|jeune Grecqte. La taille élégante de 


gnes pour vous, Myrtô. . {Myrtô, ses mouvements, d'un naturel 
La jeuné fille baïssa la tête et s'ab- | et d'une grâce infinis, l'expression dé- 
sorba dans son euvrage. ‘Le sujét de- | licieusement sérieuse et attentive de 
venait brûlant, le prince Milczæ pou- | s0n visage tandis qu'elle accomplissait 
vant avoir l'idée de questionner sa cou- | avec des soins minutieux sa ‘âche dé’ 
sine sur les räpports qu'elle avait avec | ménagère, tout, en elle, formait un 
ses soeur. ensemble si délicatement harmonicux 
Mais il se contenta de demander: |que Fraulein Rosa elle-même oubliait 
— Donnez-vous toujours des leçons | de s'asseoir en la contemplant. 
à Renat?… Faitil la mauvaise tête?| — Myrtô, si j'en crois les scins qué 
— Mais pas du tout! Il est même | vous prenez, je suppose que ce thé 
généralement fort gentil avec moi. sera parfait, dit le prince en souriant. 
— Qre disions-nous tout à l'heure? | — Mais. je le souhaite! sans oser 
ten ne peut voss résister! dit-il avec | l'espérer, toutefois. Terka le fait si 
une émotion nuancée de malice. Mais | bien! Et portant vous h'en étiez pas 
ces leçons ne vousennuient ni ne vous | toujours satisfait, mon cousin. 
-fatiguent, Myrtô? — Voilà une constatation qui res 
— Aucünement… et du reste, s’il en | semble un peu à un reproche, n'est-il 
était autrement, ce serait tout comme, | Pas vrai?- Allons, je vous promet: d'ê- 
puisque ce sont les leçons qui devront | tre mains difficile désormais, Myrtô... 
m'aider plus tard à vivre, lorsque j'au- | Mais dites-moi, ne trouvez vous pas ce 
rai acquis quelques années de plus. | Mon cousin” bien cérémonieux? Si 
lorsque j'aurai l'air un peu moins en-| Vous m'appeliez Arpad, comme mes 
fant, ainsi que le dit Irène, ajouta | S2eurs? 
Myriô d'un air mi-souriant,. mai sérieux. — Mais. je he sai. dit Myrtô d'un 
— Oui, nous verrons cela, Myrto....| air perplexe. : 
plus tard, comme-vous le dites, fit-il en — Mais si, ce sera mieux, je vous 
scuriant lui aussi, avec une Jueur émue | assure. Voyons, nous allons goûter ce 
et un peu railleuse au fond de #c;,tb6 qui vous a--donné tant do peine, 
prune:les noires. 
Fraulein Rosa, qui venait de jeter un 
coup d'oeil sur la, pendule. annonça 
qu'il était temps de partir. Myrtô et 


la jeune filie saisir la théière. 

Pärnii tous les révéillons quise cé- 
lébraient cette nuit-là Cans la ville de 
Budapest, il n'y en eut probablement 
peaux et se revêtir de longs manteaux | Pa$ Un aussi calme, ni aussi infiniment 
épats. En redescendant, elle: trouvèrent | heureux que-celui-là. Sur la demeude 
dans le veshbule, Cette 


tout | Noëls d’autrefüis, près de sa mère, de 
prêt lui aussi. sa vie si occupée à Neuilly, de ses con- 

La chapelle, toute proche, faisait solations et de ses tristesses, de l'aide 
partie d'un couveut fondé par un an- | affectueuse qu'elle avait trouvée prés 
cêtre du prince Arpad. Potr cé môtif, desexcellentes dames Milon. Êlle Jui 


.frère aimable, 


Myrtô! ajoutat-il gaiement en voyant , 


fois brillam-} de-son cousin, Myrtô puria de .ses 


l'oublier ensuite! | re 
foné de’éelh plus tard, je vous expli- 
Qquerai bien ‘des choses. F 

! 11 demeura quelque temps silenéfeux, 
les yeux fixés sur le foyer où s'écrou- 
laient les bûcties Incandèsgentes:® Mÿr- 


etite: k dt: 


job noire, régardait vaguement. Frau- 


lein Rosa, distrètement nssise à" 
cart, plongée eh apparence dans #t loc! 
ture, en réalité sommeillant Ubuée: | 
ment, bercée par les accents de la-lan- 
gue magyare qu'éfte ne compretait pas 
assez couramment pour suivre ln -ooni 
versation du prince Arpad et de Myrtô: 
La pendule, sonnant deux heures, 8 
sursautér le jeune magnat. : - ‘ 
— Oh! Myrtô, comme je retire 
vôtre repos! Kt cette pauvre Frau- 
léin qui s'est endormie! 7 
Révéillée subitement par l'exqiu nas 
tion du prince, l'iastitutrite se redres- 
sa en_oùüvrant très grands ses yeux - 
embrumés de sommeil}. 
— Pardon, prince. Je trois. oui, 
vraiment, je éroïs que je dormais ut 
peu! dit-elle d'un air confus, rate 
— C'est ma faute, Fraulein, je ‘vont 
af rétardée… Allez vite vous réboler, 
Myrtô. Pourraije vous voir demain 
matin avant Mon départ? 3 
— Comment, vous partez domain? 
ditelle d'un tôn stupéfé.: : 
— Oui, je suis venu seulemeñt pour 
la messe de minuit. Je parais vous 
étonnër fortemert, Myrto?  Qüe Vôu- 
lez-vous, j'ai la réputation d'avoir.des 
idées très fantasques, parfois git/il 
avec un sourire teinté d'irôtile." 7, 
-— Mais yots n'avez pas vu.yptre 
mère, ni vos soeurg? + #. 
— Oh! croyez-vous qu'elles-en:#olent 


ENCET 


si fAchées! ftil avec une lueur-rail -—- 


leuse dans lg regard. Ma. présence” 
leur aurait gâté leur fête de Noël" 4 
— Oh! Arpad! nuc:t* 
J lui prit la main et dit en ,sguriant: 
— Vons êteg 4gs aimable de protes- 
tér, Myrtô. Mais vous constätérez que 
j'ai bien deviné à la façon dont mes 


| soeurs, tout av moins, accuellleront la 


nouvelle que ‘veus leur annoncerez.….. 
Vous allez péÿt£tre me dire que j'at 

fait ce qu'il fallait pour cela?" “Noms 

Yous n'osez pas? Mais vou: le pénsesy 

je le vais. Certes, je n'at phs &t6' un! 

Maïs si j'avalk sénth 

chezæhps l'énergie, ja vaillancé #"1@ 

fois si intrépide et si douce de céttifinet 

petite Ame qub jé connais, at tif dei 

les voir plier sérvilement sous me% vo 

lontés les plus Injustes, croyez, Myrtôx 

que mon estime ét mén affection pour 

elles auraient éfé fort dugmertées, et 

aub je les verrais d'un oell beaucoup 

plus bienveillant, beaucoup plus frater 

L'ailusion de son cousin avait co 

vert le visage de Myrtô d'unétégère : 
teinte rose, et. mis: dans son régard 

un peu de confusion. Eljle dit, potér 

changer de ‘sujet: 


les princes Milcza fvaïent {oüjours eu | racontait tout avec une simplicité el 
p ané hi ri Ere ddns 16 chüeur, 1 e bsoiues, et, Tui, non 
‘près de celles des prêtres. Mais, de- | "0in3 simplement, la voix un pet ar 
puis des années, cette stalle €:£it de- | térée par’l'émotion douloureuse: rap 
meurée inoccupée.. pelait à son'tour les fêtes de Noël de 
Et voici que ce soir, les fidèles ha: 10 petit Karoly, disait des traits de 
bitüés de la petite chapelle  voyafent | $® Courte-vie.….. À 
se dresser, à cete place toujours vide, | — Vous êtes la seule, Myr:3, devant 
une haute et svelte silhoyette. Dans | ui ie Pu:5se évoquer sans trop de dou- 
la vive clarté projetée par les bougies | leur, et miême avec une sorte de con 
de l'autel, apparaissait une belle tête | #0lation, le souvenir de mon petit an 
hautaine, un profit pâle et sérieux. |82- “C'est que je sens que vous l'avez 
Myrtô,. agenotillée aux places ré. | réellement profondément aimé, c'est 
servées k'la comtesse et-à ses en-} 44e Jui, mon Karolÿ, vous chérissait 
fants, s'ablmait dans une prière ar- tant'… presque autant que son père, 
dente, dans une brûlante , action: de | MYrtô, ee - 
grâces. N'était-ce pas là un-premierh —— Vous en avez Lien 616 un-peu 
pas pour cette ‘Ame aufrélois meurtre | S#0Ux, n'est-ce pas? 
ét révoltée”… Quelle douceur de 19]. Ses lèvres s crispérent légèrement 
voir là, l'attitude grave et recueillie! | *t {l murmyra: : ‘ 
Tous les souvenirs d'autrefois, les us Pañteanos-mel, Mysio…. J'ai été 
Dieux souvenirs de son enfance et de |“! froid pour vous! même dur par- 
son adolescence devaient affluer en jui, | {°15-. et vous avez été. si bonne de 
êt, sou leur. influence bénie, l'indiffs 
rent dibier zetrouvait peut-£tre les 


une Conf 


A ce moment, Je regard du prince ex- 


fosse immense mais sans smertume. 


Un mauvais cas de catarrhe n'est 
pas upe chece facile à soigner, et un 
rodiède ff 


In délicate silhouette de Myrtô, et. ses cace mérite certainement 


Aucun remède ne m'aids beaucoup, 
: J'employai le Vaporisateur Catarrho- 
À la sortie, près du bénitier, Myrto | zone ét obtint du soulagement. ‘. Pour 
réstaurer mon système, je pris du Fer: 
Cette combinaison est ineom- 

Elle m'a guéri” Votre cas 


ferz pour vois 
pour M. Webb” Deux mofs de 


Au déhôrs, près de la porte, Ün pi sune Co. Montréal, 


— Alnsi, 
d5 pour demain matin? se : 

— Absolument. J'ai de grañd$' pros 
jets, Myrtô, je suls seulement -venw 
chercher ici in pêu de lumière, et j'ef: 
emporte plefif # coeur. J'ai eu encore 
lhk-bas de terribles crises moralegk 
j'acrais sombré, si je n'avais senti aus 
tour de moi comme un doux räayénne- 
ment, et uhe ambiance de prières; éel- 
les du Père Joaldy,et les vôtres-Myr- 
16 Maintenant, j'emporte dé 1#:ld: 
mière!-répétat-i] d'un ton d'allégress 
contenue, 


(A suivre) 


e 


Vous tes sbsolimebt dk | 


L'homme qui a de l'argent 
JUX qui ont économisé de 
l'argent sont-en mesure d'a- 
chéeter, et l'homme qui a &e 
l'argent en banque est Mujours . 
prêt. à profiter de toute bonne 
aubaine ou de tout achat urgent 
qui se présente. 


: Proposezvous d'économ'ser . une cer- 
! ‘ taine somme + soit,$100. Ceci fait, 


épargner un autre 8100. et avant long- 
Ê temps vous ‘aurez $1,000 en bañque. 
& of Canada 


Roval Bank 


ns 


d'entrée à taison de 25 sous. Le choeur |, 
de chant, sous la directioù du Frère 
Sylvestre, ent à préparer ‘un joli. pro- 

mme musical. Les cérémonies re- 
Dont un cachet de solennité qui 
nous rendra fièrs ne paroissiens du 
Aacré Coeur À RE 


. Le récitai & secte’ donné ‘hier 
dans notre salle paroissiale par les 
élèves de la maîtresse de piano de 
notre école. a été ui beau succès. Tou- 
tes ont rendu leurs ‘différents mor- 
ceaux d'une manière parfälte. Noûs 
n'avons qu' un regret à exprimer, c'est 
tué l'assistance n'ait pas été plus num- 
breusé. 


| Le Bazar de Noël au N 


ONNE une joyeuse sensa- 

tion du temps des “Fé- 

tes” dès que vous sortez de 
l'ascenseur ! 

C'est une aubaine pour l'homme 
où ls femme qui n'ont que pen 
de temps à disposer pour lèurs 
‘achats — de jolies choses ve- 
nant dè tous les départements, 
à tn prix très modéré, se trou - 
vent réunies sur ces comptoirs. 

è Î1 y a un très large espace entre 

- chaque rayon; le terrain de jeux 
et la salle où l'on garde vos 
effets, sont à proximité, ce qui 
convient tout particulièrement 
aux mères qui doivent amener 
leurs enfants! , 


* Société d'opérette de 
"Winnipeg 


Cette nouvelle société est composée 
de l'exécutif suivant: Eric Hulatt, di- 
recteur musical, Col. W.-R. Chandler. 


directeur dramatique, et F.-E. Bianchi, “Je n'ai jamais pu faire 


Les Emplettes de Les chez Eaton 


deviennent faciles par le service de ces départements 


Achats pour l'Arbre 
|. de Noël 


US désirez acheter quel- 
que chose. pour l'école 

où le club? Vous faites par- 
tie d’un comité s'intéressant 
à apporter de la joie à quel- 
que institution ? ou peut-être 
cherchez-vous des cadeaux 
appropriés pour une longue 
liste d'employés ? 
Cette lourde tâche qui vous incom- 
be perdra beaucoup de son poids 
si vous en causez avec lé secré- 
taire du département des ca- : 
deaux — Bag À lui votre liste, 
dites-lui montant que vous 
désirez dépense: des acheteu- 
ses expérimentées feront le 
reste. On s'occupera même de 
l'emballage et de l'étiquetage si 
vous le désirez. 


gérant. Une première opérette, 


-* un paquet”’ 


5me étage, sud 


L PETIŸES ANNONCES 
: Tarif: 2 sous per mot, Minimum: 


AU SACRE-COEUR 


Belié de New-York”, Sera donnée au 


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on. Le paiement 
. barin rh accompagner la copie de 


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gros morceaux, 811.30; Souris, wron 
morcenux, $6.10. : 
E. PROULX — Tél, N 2059 


Buffet, 204, Hioe Meln-. 


La partie de cartes du 8 décembre, 
organisée par la commission scola:re, 
| a ét des plus intéressantes. Anrès; 
avoir joué le nombre ordinaire de par- 
ties, on un succulent goûter 
durant lequel on a distribuf les prix 
heureux gagnants de. IA soirée. 
ler prix des dames, Mme Gammont, 
87; 2tme prix, Mme Phflippe Gueïitin, 
| 86: consolation, Mlle Beauchamp, 60. 
yder prix des messieurs, M. Edouard 
Blanchard, 98: consolation, M. Georges 
Senécal, 64 

Avant de 
tirage 


a se > rvi 


aux 


terminer la soirée on pro 
céda au des objet: des deux 
tombholas 
ler prix, No 
ave. Guay, Saint 
2me prix, No 698. Henri Ballard, 
507, Notre-Dame, Winnipeg; 3me prix, 
No 262, T-P. Mintey, 166, Srmithfield, 
Kildonan Ouest 

Tombcla du 20me anniversaire 
ler prix, No 1905, Mme (’. Lajeunesse, 
rue Christophe-Colomb; Montréal; 2me 
prix, No 3979, Mme Noël Bernier, 638, 
k Saint-Jean-Baptiste, St-Boniface: ‘me 
prix, No 1111, Mlle Eva Saint-Pierre, 
597, McDrmot, Winnipeg: 4me prix, No 
7250, Dr Joncas, 612, 
Winnipez; Bime prix, No 2100, 
David, 223, 
Montréal 

A tous Ceux qui 


Tombola des enfants 
65, Stanley Rodway, 
Vital; 


édifice Somerset 

Mlle N 
rue Christophe-Colomb, 
ont acheté des billets 
pour les tombolas et par là ont contri 
bué au succès du bazar, nous disons 


un cordia!l merci 
| + L] Li 


Les paroissiens du Sacré-(Coeur sont 


| cordialement invités à pre nüre part à 
la récep'ion qu aura lieu samedi après- 


midi en l'honneur des membre: de la 
| : 


pese avouer que la réception d'un 
colis bien emballé avec du 
papier de Noël fait double- 
ment plaisir! 


pendant deux ans à Londres et à New 
York; c'est une des meilleures comé 
dies musicales actuelles 
|* Le choeur ést compüsé de 50 chan 
Rest et shanteuses, parrii lesquels 
Mme Vera Hulatt, Miles Norrie Duthie, 
Alice Thibault, L. Kellifier et Dorothy. 
Cclton; MM: W.-Bartlieÿ Brcwn, F.-H 
Hughes, Maurice Goulet, Walter Faulk 


lénéatre Walker, en murier--Cotrs 2 w — ce que l'on entend 
SET} Ne Let-nous-devons— 


Pour votre commodité, nous avons 
installé un comptoir près du dé- 
partement des cadeaux, où vos 
effets pourront être enveloppés 


dans un gai papier de Noël.et 
ner, W.-l. McMurray, Vivien Davies, solidement attachés avec de la 
R.-G. McTaggart, D. McQueen et Percy ficelle ou du ruban. Le papier 
Gillett. " et le ruban sont fournis gratui- 


tement, les boîtes et les cachets 
peuvent être obtenus, en grande 
variété, à un rayon voisin. 


“La Belle de New-York’ est riche en | 
[charmantes mélodies. L'intrigue est 
extrémement intéressante, et les-noms 
de M. Maurice Goulet et W.-Bartley 
Brown, comme comédiens, en disent 
F ez pour que nous n'ayons plus be- 


5me étage, sud { 


soin d'insister. 

— 6242 — 
M. Lucien Provencher, avocat de 

Gravelbourg; était à Winnipeg la se 


Argenterie ‘antiqué, Sheffield authentique 
toilette importés, les “nouveautés de demain” 


articles de 
superbes 


maihe dernière pour affaires. tableaux — les derniers livres — dentelle, porcelaine et 
+ . - . à e . 
Archis: MacRensdis. 10. dérnie di toile de divers pays — lampes gracieuses pour boudoirs 


| quatrè pr'sonniers qui «’Stsient éve dés 


4e 6 octobre dernier, à é6t4 capturé À 
Winnipeg où il était revenu depuis 
quelques jours. Ouvert de 9 h. a.m. 
| + e-2——— y à 5h. 30 p.m. 
| M. Norris est réélu par nrcla [gg "+ WINNIPEG 


mation député provincial 


M 


L'hon. T.-C. Norris a été réélu sans 
oposition député de Lansdowne. On 
sait qu'il avait donné $a démission pour 
se présenter au fédéral dans Winnipeg- 
Sud. M. Nortjs représente la circon- 
scription de Lansdowne à la législature 
provinciale depuis 25 ans. Aussi ni lea 
conservateurs ni les progressistes 
{n'ont-ils jugé à propos de lui faire la 
lutte. M. Norris continuera donc d'être 
le chef du he ms libéral manitobain. 


Depuis qua#d-on met du sel 
et du poivre dans les 
aliments 


ans mäis je me 1 
homme de cinquante.” " Cette | 
médecine végétale qui a fait ses 
preuves fortific et regularise Les | 
reins, elle soulage les douleurs ! 
dans le côté ct dans le dos et} 
rétablit normalement les fonc- 


Eusèbe et Polydore-Virgile affirment 
que les Pnéniciens Misor et Selech fu- 
rent les prerhiers gourmets qui em 
ployèrent le sel pour donner plus de 


sens comme un: 


tions des organes digestifs. Elle ! 


au Fort Garry” 
L] LA L2 
Comme par lies années passées, l'ad 


Edmonton L'hon. George-P. Smith, 
ancien ministre de l'instruction publi 
que, a été arrêté sous l'accusation d'a 
voir fraudé le gouvernement d'une 
somme de $5,280. 11 a été libéré pro 


CHOIX, 
I I visoirement sous caution de $20,000 et 
BRETE ES, ETC. | | l'affaire a 6t6 renvoyée au 17. 
_ DD 2— — 
Pardessus et Habits Elevage du ROME “Popolo di Roma” en 
Lei 


sen os RENARD ARGENTÉ nonce le Pape va charger son 


secrétaire d'Etat, le cardinal Gasparri, 
Pardessus: $18 à 850 Propriétaires et fermiers, tranntor- de le représenter comme légat au con- 
< mez vos années de perte par suite de 


grès eucharistique de Chicago l'an 
prochain, 


mission à l'église 
nuit se 


pour la messe de mi- 
Les proprié- 
bancslont droit à leur banc, 
mais doiven! 


CRAVATES, BAS ET 
MOUCHOIRS DE 


fera par billets. 
taires de 
tout de même avoir leurs 


que 


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Nous vous do 


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Enements nécessaires et nous vous au- 


| fettsons à faire _ etage, «ur wotre|sacien apprend de Rome que l'abbé” 
MARCHAND.TAILLEUR |appreniez tous les détails de cet éle. | Wetterlé, attaché à l'ambassade de 


| vage. 
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F.-M. CHALIEUX, représentant de la 


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| vai] ä l'usine. 
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dan; l'Asie intertropicale. 1] date, en 
Europe, de plus de huîft cents ans avant 
notre ère. Toutefois ce condiment a 
été, pendant “très longtemps, 
vement rare dans ce pays, et ce n'est 

que depuis la découverte du cap de 
3onne-Espérance, à 14 fin du XVe siè- 
cle, que le marché européen a commen- 

cé à en être abondamment approvi 

sionné. 

Pendant le moyen âge, le poivre De 
de toutes lgs épices, celle qui figurait 
le plus généralement dans les prépara 
tions culinaires. 1 y eut même une | 
époque où le mot poivre servait à dé- 
;rande consommation du poivre ne fit 


excessi 


] 
qu'en augmenter le prix, et de là na | 
quit le proverbe: “Cher comme Do 
vre”, que l'on nè manquait pas de citer | 
quand on voulait parler d'une chose | 
*xtrêémement, coûteuse. : 

— —— 2 4 2 — — ! 
Progrès industriel de l'Ouest | 

canadien 


Ottawa — L'industrie manufacturiè- 
re progresse constamment les 
provinces de l'Ouest; qu'indi 
que un communiqué du bureau fédéra! 
de la statistique publié, sur les années 
1922 et 1923. Le Manitoba arrive en 
tête du développement industriel; l'A! 
berta se placé second rang 

Au Manitoba, le nontbre des établis 
sements industriels a passé de 781 à 
803: le capital a augmenté de $88,779.- 
517 à $92,426,674: et la valeur hiute 
des produits a monté de $95,957,084 à 
$97.334,531. La Saskatchewan a enre- 
gistré un gain dans le nombre des éta 
blissements, mais le Capital placé et 
la valeur des produits ont diminué 
Dans l'Alberta, au contraire, le nombre 
des établissements a passé de 672 à 
723; le capital. de $55,514,624 à $61, 
659,305; et la valeur des produits de 


dans 


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lius-C. Dumke, de Chicago, IL, 
écrit: “Le Novoro du Dr Pierre 
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reins et dans le dos et étais de- 
vehu irès nerveux. Grâce à cet- 
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